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  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois à 10h. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 19:11

Expédiée ce 22 octobre 2009, la dernière enveloppe de service de Phil@poste vient d’acheminer au domicile des correspondants de son Service clients le Catalogue Septembre - Novembre des nouvelles émissions de La Poste disponibles à Boulazac.

En illustration principale de cette Enveloppe, le nouveau Bloc Marianne, édité exclusivement pour le Salon d’Automne des 5 au 8 novembre organisé à l’Espace Champerret à Paris. Pour la première fois, ce bloc réunit les 13 Marianne de l’Europe, dont 3 imprimés en taille-douce, le reste des timbres en héliogravure.

 

  im 2 musée


Comme à l’accoutumée, (lien interne) cette Enveloppe de Service comporte dans sa partie supérieure droite, une vignette dont nous avons dit dans d’autres billets de ce blog le statut philatélique : celui d’une simple illustration sans valeur fiduciaire, La Poste n’ayant pas à affranchir son courrier.

Ce pseudo-timbre n’en est pas moins intéressant. Il reprend le «vrai» timbre-poste émis le 8 juillet 2006 et consacré au Musée du Quai Branly.

 

1er jour musée


Ce T-P à la faciale de 0,53 euros a été imprimé en héliogravure en planches de 30 au format unitaire de 80 x 26 mm pour l’ouverture du nouveau Musée dédié au dialogue des cultures.

Son architecture particulièrement intéressante, signée Jean Nouvel ne laisse aucun visiteur indifférent. Le concepteur a en effet créé "un Musée dans la forêt" protégé par un immense mur végétal composé d'une incroyable diversité de plantes en provenance de tous les continents. De petites structures colorées s'échappent du bâtiment et contribuent à développer le sentiment de dépaysement. On est ailleurs et pourtant à Paris ! Passé la  promenade dans les jardins, l'intérieur du Musée est incroyablement vivant. Les collections des arts d'Afrique d'Océanie et d'Amérique se laissent contempler avec plusieurs niveaux de lecture, du simple regard à la fiche détaillée présentée par le complément informatisé.

Depuis son ouverture, ce nouvel équipement constitue un lieu de culture privilégié de la capitale comme le sont Beaubourg, l’IMA, la TGB. Il attire des visiteurs du monde entier, mais aussi des Parisiens et Français qui s'interrogent soit sur leurs origines, soit sur les influences dans l'art contemporain. Difficile d'échapper intact à cette confrontation entre des sculptures africaines anciennes et nos très modernes compositions artistiques.

Le T- P Musée du Quai Branly avait été conçu par un couple de deux artistes formés à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts : Sylvie Patte & Tanguy Besset, par ailleurs créateurs du Bloc JO d’Athènes, des T-P Château de Versailles,  Association des Maires de France ou plus récemment du carnet Environnement.

Leur présence en couverture du Catalogue se justifie par la sortie de leur dernière création, également prévue début novembre : le bloc artistique «Renoir».

 

 Catalogue Philaposte SepNov 2009


M K APN octobre 2009

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 09:33

Im FIM 01

Nous avions évoqué le code F.I.M. en présentant sur ce Blog  un premier article (lien). Grâce au travail collectif, à la mise en commun et au partage des connaissances que permet une Amicale, il nous est possible de revenir sur le sujet. Plusieurs pièces recherchées ont en effet pu être rassemblées depuis, comme celles codées FRAB, FRAC ou FRAS, permettant une présentation  plus complète de ces marques, plutôt énigmatiques.

 

Rappelons tout d’abord que F.I.M. est ici l’acronyme de «Facing Indentification Marks». En France, ces marques se trouvent à droite de certains courriers sous forme de 5 barres horizontales différemment espacées, sous lesquelles  sont imprimées 4 lettres FRA ?  De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’un code-barre.

 

Ce code-barre sert à identifier les différents types de courrier mais  aussi à le redresser dans les machines de tri en lieu et place des barres phosphorescentes. Rappelons que le redressement est l'opération consistant à placer l'enveloppe pour qu'elle soit correctement oblitérée : trouver le coin supérieur droit de l'envoi. Les MTP Toshiba TSC 1000 qui équipent un nombre croissant de Plate-formes de tri sont programmées pour lire ce code.D’origine américaine, les F.I.M. n’y occupent pas la même position sur le courrier des Etats-Unis : selon les normes de l’USPS, elles sont verticales.

 

On en trouve sur 4 types de courrier :   

  im FIM abcd 

Aux USA, l’emplacement des barres est également normé : sur la partie supérieure et légèrement décalé vers le centre.

 

im FIM 06

 

En Europe, la codification F.I.M. a fait l’objet d’une adaptation et d’une normalisation spécifique. La norme du Comité Européen de Normalisation actuellement en vigueur porte la référence CEN TC 331. La Poste s’est portée candidate pour l’expérimenter.

Ainsi, en France, avec les Facing Identification Marks à l’européenne,  4 lettres identifient le courrier :

  • les deux premières indiquent le pays, donc ici FR pour France
    • La troisième précise l’opérateur postal, ici A pour La Poste ( B, C ou D étant réservé pour d’autres opérateurs lorsque la circulation du courrier aura intégralement été libéralisée).
    •  La quatrième (toujours une consonne) correspond au type de produit :
im FIM 07

 

  •  Ces groupes de 4 lettres se traduisent ainsi :

    - FRAB = courrier prioritaire pré-payée
    - FRAC = courrier non-prioritaire pré-payée
    - FRAD = lettre affranchie avec une EMA
      tpMAc déposée dans une boîte aux lettres

    - FRAF = ? rare, vu une seule fois
    - FRAR = enveloppe de service de La Poste en régime prioritaire
    - FRAS = lettre d’une organisation syndicale des personnels de La Poste.
  • Voici différents exemples de l’utilisation des Facing Identification Marks françaises sur les 6 types  répertoriés.

 

im FIM 08

 

im FIM 09 

Code FRAB (courrier prioritaire prépayé) avis de réception d’un Recommandé ▼

im FIM 10 Accusé de réception pour Toulon 20-4-2007,
cachet d’oblitération hexagonal 95 Deuil-La-Barre
Cet autre Avis avec une oblitération différente ▼

im FIM 11bis

Accusé de réception Paris pour Paris 25-08-08,
oblitération manuelle

 

Ici Code FRAB sur une Enveloppe du service de réexpédition du courrier  ▼

 im FIM 12 bis

  Oblitération par Machine Néopost du 06.08.07 à destination de Quimper (Finistère) 

 

Code FRAC (lettre non-prioritaire pré-payée) sur un avis de changement d’adresse,  ▼

  im FIM 13

Oblitération spéciale par la MTP TOSHIBA TSC 1000 en essai à la DTC de Nantes
présentée par Luc Guillard dans les Feuilles Marcophiles 332

Code FRAR sur une Enveloppe de service de La Poste en régime prioritaire  ▼

   im FIM 15

  Oblitération par la MTP Toshiba TSC 1000
de la PPDT La Défense ROC 18740 A

  

im FIM 16

im FIM 17

Enveloppe de service codée FRAR avec complément d’affranchissement
depuis la Martinique pour la Métropole

 

Code FRAS sur Enveloppes à l’usage des organisations syndicales de La Poste   ▼

im FIM 18
Oblitération du 07 07 09 par préparatrice NEC SRO A11 code ROC illisible
  
im FIM 19
Oblitération du 27 11 2008 par machine NEOPOST de la PPDC
Paris-Europe ROC 26028 A
M K APN 92 octobre 2009
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Published by Nanou - dans Le code FIM
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 08:35

Entier im 1

Avec l’arrivée dans les boîtes aux lettres des correspondants de Phil@poste Boulazac de ce 3 faces plié et collé sur ses extrémités «  à l’ancienne », comme sur les entiers et cartes-lettres du XIXème siècle, La Poste poursuit la campagne promotionnelle de ses Etats Généraux de la Philatélie.


Il faut bien utiliser le possessif « ses ». N’a t’on pas appris cet été que l’opérateur avait effectué auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle un Dépôt légal de la marque EGP ?


A l’intérieur, la Charte de la Philatélie 2009, le tube de rentrée de la philatélie institutionnelle qui après sa publication sur le site de la FFAP et dans la revue fédérale « La Philatélie française » paraît in-extenso dans les numéros de rentrée deux mensuels des deux mensuels nationaux : « L’Echo de la Timbrologie » et « Timbres-Magazine. Pour faire également l’objet de d’innombrables commentaires dans les Bulletins associatifs. En bref : un document incontournable.

Entier im 2

 

Cet Entier de service est égayé d’une figurine qui, comme celles que nous avons déjà rencontré, n’a strictement aucune fonction postale ; La Poste n’étant pas tenue d’affranchir son propre courrier. D’ailleurs, notre document n’a pas été oblitéré.

 

Il porte simplement au-dessus de l’adresse du destinataire la date d’introduction dans le circuit postal. Cette figurine est accompagnée de 2 barres phosphorescentes, théoriquement destinées à permettre au pli de suivre le circuit des « lettres prioritaires. Ce qui n’a pas empêché le notre de mettre une semaine pour arriver à Paris !

 

L’image de l’entier a été imprimée en offset à partir du T-P LA ROCHELLE Charente-Maritime émis  en taille-douce le 7 avril 2008 à la faciale de 0,55 euros. Sa conception, le dessin et la gravure sont dus à Elsa Catelin, à présent graveur attitrée de l’ITVF.


 Entier im 3

Notons que ce timbre a été élu meilleur timbre de l’année 2008 par les internautes invités par La Poste à élire le plus beau timbre. Sans doute une raison majeure pour l’utiliser comme icône de la Charte de la Philatélie.

 M. K. APN 92

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Published by Nanou - dans l'Entier Postal
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 08:59
Le pli que voici a été oblitéré le 13 juillet 2009. Il est passé par la MTP Toshiba du Centre de Tri du Courrier de Lempdes Clermont-Ferrand ROC 12599A «comme une lettre à la Pose» pourrait-on dire (?), en dépit de l’anomalie qu’un contrôle manuel eut parfaitement détectée. On y trouve la marque «standart» des courriers non-prioritaires : deux blocs de caractère suivis de vagues en «M».

En guise d’affranchissement, la lettre comporte deux timbres-poste : une Marianne de Gandon 3 francs  associée à une Marianne de Beaujard 0,05 euros. Il s’agit donc d’un affranchissement « composé » au sens du Dictionnaire de l’Académie de Philatélie : «obtenu à l’aide de T-P appartenant à des émissions différentes du même pays». A ne pas confondre avec un affranchissement « mixte » qui réunit sur un même pli des timbres de pays différents. Depuis l’origine de la philatélie, les compositions sont innombrables.

lettre 1 Aff Composé
 

Le «hic» de notre pièce tient aux unités monétaires de chacune des deux émissions : l’Euro pour la Marianne de Beaujard, le Franc pour celle de Gandon.


Le catalogue Dallay nous apprend que si la première date du 1er juillet 2008,  la seconde remonte au 20 mars 1946 et fut retirée le 15 novembre 1947, après avoir affranchi les lettres simples au régime intérieur jusqu’au 1.1.1947 puis la CP 5 mots les 1&2.1.1947. L’unité utilisée sur ce timbre est donc ce qu’on a appelé l’ancien franc après le changement intervenu en 1960, lorsqu’il fut décidé que 100 francs d’avant le 31 décembre 1959 vaudraient 1 nouveau franc.


Im 2 aff composéYT 716, Dallay 726,Dessin Pierre Gandon, gravure Henri Cortot,


Ainsi, la valeur en euros de notre affranchissement composé n’est pas de 0,05 + 3/6,56… = 0,51 euros  comme s’il s’était agit d’un T-P en Nouveau Franc, ainsi qu’ a voulu le faire croire son expéditeur. Sa valeur n’est en réalité que de 0,05 + 3/100ème de 6.56 ce qui donne au total 0,08 euros. Soit une insuffisance est de 0,43 euros au tarif du 1er mars 2009 pour  l’éco’ pli.


Normalement, la lettre eut donc du être taxée au destinataire. Mais comme la machine s’y est trompée, le personnel de la Poste également, elle a été remise telle qu’elle. Pour devenir une (petite) pièce d’histoire postale.


De la même veine et également très intéressant, cet autre affranchissement composé avec la Marianne de Gandon 3 F en utilisation tardive, présenté par Sophie Bastide dans le n° 1822 d’octobre 2008 de «l’Echo de la Timbrologie».


La lettre a pareillement été oblitérée par une MTP Toshiba. Cette fois, celle du CTC Montigny-le-Bretonneux  ROC 16472A où elle est passée le 04-08-08 et où elle a également reçu la marque « standart » des plis non-prioritaires. Sans plus de problèmes, ni pour le destinataire, ni pour l’expéditeur bien qu’il s’agisse ici d’un pli à la fois insuffisamment affranchi et composé avec des timbres illégaux.


Im 3 aff composé

 

Occasion de faire le point sur les limites d’utilisation des timbres français neufs.


Comme l’écrit l’Echo : «Qu’ils soient en euros, en francs nouveaux ou anciens, la plupart des timbres français peuvent être utilisés pour affranchir le courrier du moment où leur montant (ou la somme de leurs valeurs faciales) correspondent au tarif en vigueur. Toutefois, ce n’est pas le cas pour certains d’entre eux qui ont été démonétisés, c’est à dire ont perdu leur pouvoir d’affranchissement ; moins d’une centaine. Parmi eux les Semeuse, les séries Orphelins, J.O. de 1924, Arts déco. ou surchargés de la Caisse d’Amortissement».  Ces timbres démonétisés ne sont donc plus admis pour affranchir le courrier puisqu’ils en ont perdu le pouvoir ; cette non-autorisation conduisant à l’application d’une taxe au destinataire (en principe).


Par suite d’une décision intervenue au 1er novembre 1944 après la Libération du territoire et la chute du régime de fait dit «Etat Français» fondé par le maréchal, les timbres «Pétain» ont également été démonétisés. Les conséquences de leur emploi sur le courrier sont cependant différentes.

Im 4 aff composé
Emission 4 12 1941, YT 505, Dallay 513, dessin et gravure Jean Vital Prost

En effet, «ces T-P ont non seulement perdu leur pouvoir d’affranchissement mais ils sont également interdits,» rappelle S.B. Ce qui signifie que  «tout courrier revêtu d’un timbre à l’effigie de Pétain devrait (normalement)  ne pas être acheminé à son destinataire mais faire l’objet d’un retour à l’expéditeur».


«L’Echo de la Timbrologie» ne précise pas si le pli a ou non été retourné à son auteur. Mais il est fort probable que, comme le précédent, il a du être distribué à l’adresse de destination. En effet, les allers-retour de courrier coûtent de plus en plus cher à La Poste, sans compter les manipulations intermédiaires et le temps passé par les facteurs à la perception des taxes, le tout pour un gain limité. Aussi bien, l’Opérateur historique se donne t’il de moins en moins les moyens de faire respecter une réglementation méconnue par un nombre croissant de ses agents. Surtout quand elle a 65 ans.

 

M K APN 92 août 2009
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 11:19

Dans l’hyper - prolifération de prêts à poster en tous genres, Nanterre est à coup sûr une exception : à ce jour, La Poste n’a émis qu’un seul PAP la concernant !

 

Sa mise en service remonte au 31 janvier 2006 et résulte d’une initiative du Conseil Général des Hauts de Seine. Signalée  à ses lecteurs dans le Bulletin de l’APN 92 d’avril 2006, l’émission a eu pour cadre une série départementale destinée à présenter «les Hauts-de-Seine en image».
 
Unique PAP 1
Unique-PAP-Nanterre.jpg

A partir d’images du Service photographique du C.G.92 , cinq vues avaient été choisies pour représenter le Département par 5 propriétés départementales :

  • La Maison de Chateaubriand à Chatenay - Malabry
  •  Le Château de Sceaux
  •  Les Haras de Jarny à Marnes la Coquette
  •  Le Temple d’Amour sur l’Ile de la Jatte à Neuilly
  •  Et donc, le Parc André Malraux à Nanterre

Pour le timbre pré-imprimé, c’est le Parc de Sceaux  qui servi sur chacun des 5 PAPs de la série. La figurine reprend le T-P émis le 13 décembre 1997 dessiné et gravé par Jacques Gauthier, avec la faciale de 3 F à l’époque.

 Unique PAP 2

Le visuel représentant Nanterre est le Parc André Malraux, vue en effet très caractéristique de la Préfecture des Hauts-de-Seine.

Unique PAP 3 

Cerné d’immeubles de grande taille, ce Parc de 25 hectares semble vouloir défier la verticalité citadine par une architecture paysagère tout en souplesse.  Il s’inscrit dans un environnement on ne peut plus urbain. Avec ses monticules et ses tracés tout en courbes, il contraste fortement avec les immeubles qui le bordent : ceux en terrasse de Jacques Kalisz au Nord, les tours nuages d’Emile Aillaud au sud et la Grande Arche de La Défense en toile de fond.

 

Outre une vaste plaine destinée aux jeux et au sport, le Parc compte un lac de 2 hectares, non loin duquel se trouve un jardin de roses avec une cinquantaine de variétés.


Caché derrière une butte, un jardin de collection préserve une atmosphère plus intime. Ses allées étroites serpentent entre plantes de rocaille, graminées, rhododendrons et plantes de bruyère. Des arbres comme le séquoia pleureur ou le marronnier rajoutent encore au caractère secret des lieux.

Unique PAP 4

 

Conçu par le paysagiste Jacques Sgard, le parc porte le nom de celui qui décida de sa création dans les années 1960 : André Malraux, à l’époque Ministre des Affaires Culturelles dans trois gouvernements successifs du Général De Gaulle.

 

Cet écrivain, témoin actif de la révolution chinoise des années 20, de la Guerre Civile espagnole des années 30, puis résistant anti-nazi des années 40 a inspiré deux timbres-poste.

 

Le premier, dessinée et gravé par Claude Halley a été émis le 26.XI.1979 et commémore l’auteur de « La condition humaine », roman historique édité en 1933 qui marqua profondément plusieurs générations.  


 Unique PAP 5


 

 

 

 

 

 

 

   

Le second timbre-poste, dessiné par Marc Taraskoff, gravé par Jacky Larrivière a été émis le 25.XI.1996 pour le 20ème anniversaire de la mort de l’écrivain.

 

Unique PAP 6 

 

 

 

 

 

 

Notre PAP comporte une marque d’oblitération également remarquable qui mérite explications et développements.

 

L’empreinte est issue d’une machine Toshiba TSC 1000. Cet équipement à grande capacité (30000 plis à l’heure) est apparu en 2006 au CTC La Défense devenu par la suite PPDC : Plate-forme de Préparation et Distribution de Courrier.


Unique PAP 7

 

La Plate forme est localisée dans la partie du complexe de La Défense située sur la commune de Nanterre. Elle occupe 5000 m² en 2 étages sous l’immeuble Espace 21 ouvert en 1995 (adresse 65 Terrasse Valmy, code Regate 921690).  

 

Sur cette marque, l’annulation du timbre-poste est le fait de 4 vagues où certains distinguent la forme de « M ». Le texte à gauche est sur deux lignes : en haut « 92 LA DEFENSE », en dessous la date en JJ-MM-AA suivie de l’heure et de la mention FRANCE.

 

 Selon une étude publiée dans les «Feuilles Marcophiles» 325, 327 et 332 par Luc Guillard, leur grand spécialiste, la Machine de Tri Préparatoire (MTP) Toshiba était  arrivée le 9 janvier 2006 au Centre de La Défense pour être mise en exploitation le 20 mars 2006 après une campagne de tests.

 

Unique PAP 8 

Les premières empreintes imprimées durant la période d’essai de février- mars 2006 donnaient des vagues  plus longues, de la forme dite «w», avec les indications de service propres aux essais (ci-dessus ▲).  

 

Puis ces machines furent programmées pour dessiner des vagues en "M" comme sur l’oblitération de notre PAP Nanterre (ci-dessous ▼).

Unique PAP 9

Premier jour d’utilisation de la marque en «M» (doc. LG)

Unique PAP 10

Dernier jour d’utilisation de la même marque (doc. LG)

Unique PAP 11 

▲  Courrier reconnu comme non-prioritaire par la MTP Toshiba TSC 1000
du
Centre La Défense identifié code ROC 18740 A

programmée vague en «M» : 1er jour d’utilisation 11 – 01 - 07

Doc. LG publié dans les FM 332 p 31 

 

Ce dernier type d’oblitération  a disparu le 10 01 07 pour être remplacée par une marque sans la mention LA DEFENSE et qui, à sa place, fait apparaître pour la première fois le code ROC 18740 A.


Unique PAP 12

 

Courrier reconnu  Lettre Prioritaire par la MTP Toshiba TSC 1000 du

Centre La Défense identifié code ROC 18740 A

programmée vague en «M» : 1er jour d’utilisation 15 – 01 - 07

Doc. LG publié dans les FM 332 p 31


Signalons qu’en dehors de la PPDC implantée à la Défense et dont le code ROC est 18740 A, La Poste a implanté deux autres Centres sur Nanterre :
Ce sont :

  • L’ex Centre Courrier devenu Plate-forme de Distribution
    du Courrier installé 5 bd du Levant 92000 Nanterre code ROC 18612 A.
  • Le Centre de Tri Nanterre CTC installé 16 rue Jean Perrin 92650
    Nanterre code ROC 18769 A.
En l’état actuel de l’organisation postale sur le secteur (août  2009), le CTC reçoit le courrier «hors La Défense» dispatché par la PPDT de La Défense pour le redistribuer au niveau régional et national après un tri plus fin.

 

Cette organisation complexe n’est cependant que provisoire. Dans le cadre du plan «Cap Qualité Courrier», elle doit continuer à évoluer en 2011 avec l’ouverture de la Plate-forme industrielle du Courrier (PIC) de Villeneuve la Garenne qui remplacera les 3  anciens Centres de Tri départementaux des Hauts-de-Seine, dont le CTC de Nanterre. Avant cette échéance, somme toute lointaine, on aura tout loisir pour y revenir.

 

Remerciements à Bernard Augustin, Laurent Bonnefoy et Luc Guillard pour leur aide documentaire.

M K - APN 92 - Août 2009
 

"Post-Scriptum : Jean Grillot, Président de l'Amicale, fait observer que le paysage urbain représenté sur le PAP est aujourd'hui légèrement différent de ce qu'il était au moment de la prise de vue. En effet, une troisième tour de la Société Générale, dite "Tour Granite" de 163 mètres de haut a depuis été construite à côté des deux autres apparaissant sur la photo. Comme quoi, le quartier de La Défense, réalisé pour l'essentiel entre 1957 et 1989, n'a pas été figé une fois pour toutes."

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 19:29

Plusieurs fois annoncé puis reporté durant l’automne 2008, le service français de fabrication de timbres en ligne est réellement devenu opérationnel le 5 février 2009, après une tentative le 8 janvier suivie de semaines d’indisponibilité du site . Depuis, chacun peut utiliser son propre ordinateur pour émettre un authentique timbre-poste valant affranchissement de son courrier selon le tarif en vigueur. Pour ce faire, point n’est besoin d’un logiciel spécifique. Il suffit d’une machine suffisamment puissante dotée des fonctionnalités nécessaires ainsi que d’une connexion Internet.


La vignette imprimée comporte plusieurs parties, inséparables.


Décryptage :

im 1

De gauche à droite :


- Un code à barre 2D, en fait une Data Matrix contenant
  les informations codées informatiquement et nécessaires au contrôle,

- Un code alphanumérique pour un éventuel contrôle manuel,

  au cas où la Data Matrix serait illisible,

- La mention France en majuscule,

- Le logo La Poste,

- Au dessus : le montant d’affranchissement,

- En dessous : une date de validité,

- A droite : un visuel à choisir par le client sur la base
  des propositions de La Poste.


Le service est accessible 24 heures/24, 7 jours/7. L’un des slogans de la campagne publicitaire de lancement n’a il pas été «Affranchissez vous du Bureau de Poste» ?

Une fois établie la connexion avec le site https://www.montimbrenligne.laposte.fr, l’utilisateur se voit proposer une page-écran et une procédure en plusieurs étapes, dont quatre principales :

 im 2


 

 - Première étape : d’abord « personnaliser » sa vignette.


En l’état actuel des choses, le choix n’est possible qu’entre 200 illustrations relevant des 10 thèmes du menu + un visuel spécial changé chaque semaine. Impossible donc de personnaliser avec un motif à soi. Il faudra y revenir plus loin.

Pour les collectionneurs thématistes, cette offre nouvelle est néanmoins intéressante. D’une part, il s’agit de « vrais » timbres vendus par La Poste sur tout le territoire national. En exposition F.I.P., ils sont parfaitement présentables, tout comme le sont les Empreintes de Machines à Affranchir (EMA) et les timbres  issus de distributeurs (LISA), auxquels ils s’apparentent du point de vue philatélique. D’autre part, certains thèmes (faune, flore, musique …) sont bien représentés. Enfin, il paraît fort probable que les illustrations proposées seront appelées à évoluer.

Les visuels peuvent être imprimés en couleur ou en noir et blanc.


im 3 recadrée    im 4 recadrée

  

   L’étape suivante est celle du choix des caractéristiques,

avec 3 possibilités :


- Impression en planches d’étiquettes (plusieurs tailles possibles), 

- Impression sur enveloppe ( 4 tailles),

- Impression sur bloc-roulette DYMO.


im 5 recadrée Timbre en ligne au thème Musique sur étiquette autocollante 6,3*3,4 cm

 

A l’étape du paiement de l’affranchissement, les points remarquables sont :

 

- La possibilité d’affranchir tout courrier de 20 à 3000 g.,

- L’application de la grille tarifaire du courrier prioritaire.


Exemples :

im 6Tarif de la lettre du premier échelon de poids


im 7Lettre pour la France au 3ème échelon de poids

       

  - Le choix de n’importe quelle destination, au départ de la France
   (Métropole et Outre-Mer)

  - L’absence de TVA, ce qui différencie le service de celui offert,
   par exemple en Allemagne avec PlusBrief-Individuell taxé à 19 %.


 

(PLUSBRIEF-INDIVIDUELL : PERSONNALISATION D’ENVELOPPES A L’ALLEMANDE)

 

Ce timbre électronique ne comporte pas de surcoût. Ceci le distingue également de certains services étrangers. Pour La Poste -et ce point de vue nous paraît fondé -  MonTimbrenLigne - doit être considéré comme un timbre-poste à part entière. La publicité insiste d’ailleurs sur le fait qu’un courrier ainsi affranchi peut être jeté dans n’importe quelle boîte aux lettres (sic !)

Sauf que chacune des vignettes imprimées comporte la mention « Valable jusqu’au jj.mm.aaaa » alors que les T-P issus de l’ITVF sont à usage illimité jusqu’à démonétisation. La date indiquée sur les MTeL correspond à 60 jours comptés du jour d’impression. Sur le site de La Poste,  des « raisons de sécurité » sont invoquées pour justifier cette limitation de la durée de validité.


Cependant des philatélistes spécialistes de l’automatisation du courrier (D. Stephan dans son blog, Y.Nouazé dans celui de C. Jamet) donnent à penser que cet argument masquerait une difficulté technique : la limitation de lecture de certaines  machines oblitératrices, elle même  liée à leur capacité mémoire trop faible. Celle-ci ne serait simplement pas suffisante pour prendre en compte une  date limite de plus de 60 jours. En outre, il semblerait que seules les TOSHIBA MTP (Machines de Tri Préparatoires) de dernière génération soient capables de reconnaître le code 2D des MonTimbrenLigne(s). En revanche, les TOSHIBA TSC 1000, mises en service en 2006, n’arriveraient ni à lire ce fameux Data Matrix Code, ni non plus le code alphanumérique.


Ceci expliquant peut-être cela ?


im 8 recadréeCourrier affranchi avec un timbre en ligne au thème cyclisme sur étiquette 9,8*3,4

non oblitéré mais circulé (barres d’indexation sur l’enveloppe) et distribué au destinataire


Ou encore cela ?


im_9.jpg Timbre en ligne au tarif prioritaire imprimé sur l’enveloppe 22*11

mais traité comme non-prioritaire par une oblitératrice TOSHIBA TSC 1000


Et sans nul doute cela aussi :

im 10 1Montimbrenligne au motif violon, non reconnu par deux machines de tri.

Résultat : lettre taxée au destinataire !!!


N’étant pas expert en la matière, ne sachant ni l’importance relative de chaque type de machine à oblitérer dans le parc de La Poste, ni leurs performances, nous en resteront provisoirement là avec ces remarques. Non sans observer à travers l’exemple du timbre au thème musique ci-dessus que d’évidents progrès restent à faire par La Poste avant que l’on puisse voir ses différentes entités  accorder leurs violons !

Merci en tout cas à qui éclairera notre lanterne  et nous précisera aussi comment se comportent les machines oblitératrices NEOPOST face à ces nouvelles créations. En effet, les équipements de ce modèle ne semblent pas mieux reconnaître correctement MonTimbrenLigne, comme il ressort du même exemple :

im 10 recadréeTimbre en ligne valable jusqu’au 13 09 2009 oblitéré deux fois au Centre 39289A le 15 07 09

  Non reconnu par la Toshiba : « Timbre non conforme » (marque par jet d’encre noire)

Non reconnu par la Neopost « Affranchissement non réglementaire A TAXER » (couleur bleue)


Ce que paraît confirmer cette autre marque d’annulation d’un MTeL :

 im 12Timbre en ligne découpé sans la date de validité et recollé
sur enveloppe Oblitération par machine Néopost à vagues pleines

Courrier arrivé à destination malgré l’insuffisance tarifaire et l’absence de date

(Tarif de la Lettre Prioritaire 0,56 depuis le 1er mars 2009) 

L’étape terminale reste celle de l’impression de la vignette
sur le support de son choix .

- Avant l’édition définitive, il est conseillé de tirer un timbre «spécimen» :

im 13

  Son utilisation pour le courrier est évidemment interdite.

- Pour l’impression du visuel, quatre formats sont possibles, deux en paysage, deux en portrait, plus ou moins larges selon le nombre de chiffres de la faciale (3 ou 4).


im 8 

Pour le collectionneur désirant exposer ses trouvailles, par exemple en section thématique, ces différences de format des visuels combinées aux différences de support, de mode d’impression et de niveau de tarification sont riches de développements possibles dans le cadre de ce qui pourra alors constituer une véritable « étude philatélique ». Sans compter tous les commentaires possibles sur les modes d’oblitération et les  matériels utilisés pour annuler les vignettes.


Avant de conclure, quelques dernières remarques sur cette nouvelle offre, globalement intéressante, tant pour le client de MTeL  que pour le collectionneur.


La production d’un «MonTimbrenLigne» parait en définitive assez simple. Ce qui l’est moins, c’est la circulation des courriers ainsi affranchis à travers la chaîne d’acheminement et leur passage devant le module « oblitération » de certains équipements, pourtant récemment installés. Celui-ci donne encore lieu à des nombreuses anomalies, qui parfois pénalisent l’usager lorsque le destinataire doit s’acquitter d’une taxe pour insuffisance d’affranchissement. Mais en même temps, les dysfonctionnements au stade de l’oblitération pourrons donner lieu à la production de pièces philatéliquement très intéressantes, telles celles présentées ci-dessus.


En outre, la sécurisation absolue ne semble pas garantie totalement, peut-être pour les mêmes raisons. N’a t’on pas vu apparaître sur Internet des plis ayant circulés mais comportant des vignettes totalement « personnalisées », notamment avec des « timbres courants arrangés » ?


Comme par exemple celui-ci :


im_9_1-copie-1.jpgFaux timbre en ligne oblitéré 6 jours après la première ouverture du site

Non reconnu par la machine TOSHIBA qui a traité la lettre comme un ECOPLI

(absence de la mention Lettre Prioritaire)


En l’état actuel des choses, cette personnalisation intégrale, théoriquement impossible, est formellement interdite. Ce qui la distingue également de l’offre allemande «Plussbrief - Individuell» dont les vignettes avec le Data Matrix Code sont ressemblantes mais procèdent davantage de l’offre   «MonTimbreàMoi» ou «IDTimbre».


Les affranchissements français fabriqués à domicile par ordinateur et totalement personnalisés -hors les 200 figurines proposées-  sont  donc nécessairement des faux résultants de manipulations informatiques.


S’agissant des Mariannes et autres timbres issus du programme officiel arrêté par le Ministre, il est d’ailleurs précisé dans les « Questions-Réponses » du site de La Poste qu’il s’agit de modèles déposés, à ce titre non reproductibles en dehors de leur attribution à l’ITVF.


Pour l’Opérateur postal , les pertes de recette consécutives à la fraude ne devraient pas être trop importantes, étant donné le caractère marginal de l’usage du timbre en ligne. Pour l’instant. Sans doute inférieures aux coûts de mise au point des moyens de contrôle. En sera t’il toujours ainsi ? L’avenir le dira. A La Poste de se défendre. Les textes réprimant les contrefaçons de valeurs fiduciaires existent. Il n’ y a qu’à les appliquer, ne serait ce que pour faire respecter la crédibilité du système.


Terminons par une anecdote amusante :

  im 10

Au sein de l’entreprise Poste «MonTimbrenLigne» a été développé et lancé, non pas par Phil@poste, ex-Service Philatélique de la Poste (SPP), mais par la Direction du Courrier. Ce choix d’organisation est logique et s’explique facilement par la nécessité d’articuler le plus étroitement possible la production de timbres par ordinateurs personnels à celle des autres éléments de la chaîne du courrier électronique (nouvelles machines de tri, de reconnaissance et d’oblitération). Fallait il pour autant que la dite Direction méconnaisse la philatélie et les philatélistes au point de ne pas savoir orthographier correctement le «programme philatélique officiel», rebaptisé "philathèlique" sur son site ? On vous le disait plus haut : cette grande maison a encore des progrès à faire dans la coordination interne …


                                            Michel Krempper APN 92 Juillet 2009
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 16:57

Depuis l’origine du timbre-poste, la Poste lutte contre les falsifications et les reproductions non-autorisées. Le timbre n’est il pas d’abord et avant tout une valeur fiduciaire,  assimilable à la monnaie ? Sinon,  pourquoi parlerait-on  de démonétisation pour qualifier les opérations visant à annuler la valeur faciale  des émissions ?


Dans le  but de lutter contre les faussaires, l’Opérateur historique a fait adopter par le législateur des textes répressifs inspirés par la chasse aux faux-monnayeurs. Modernisés et adaptés, ces textes sont toujours en vigueur.

 


LIVRE IV : Des crimes et délits contre la nation, l'État et la paix publique.

TITRE IV : Des atteintes à la confiance publique.

CHAPITRE III : De la falsification des titres ou autres valeurs fiduciaires émises par l'autorité publique. 
Article 443-1 modifié par Loi n°2007-1544 du 29 octobre 2007 art. 41 JORF 30 octobre 2007

Sont punis de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende la contrefaçon ou la falsification des timbres-poste ou autres valeurs fiduciaires postales, ainsi que des timbres émis par l'administration des finances, la vente, le transport, la distribution ou l'usage de ces timbres ou valeurs contrefaisants ou falsifiés.

Article 443-3 modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Sont punis d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende, la fabrication, la vente, le transport ou la distribution de tous objets, imprimés ou formules qui présentent, avec les titres ou autres valeurs fiduciaires émises par l'État, les collectivités locales, les établissements publics ou les exploitants publics prévus par la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et des télécommunications, une ressemblance de nature à faciliter l'acceptation desdits objets, imprimés ou formules au lieu et place des valeurs imitées.



Alors, que penser  de cette enveloppe ? Expédiée le 14 août 2008 par la Poste de Céret (66401) à certains de ses correspondants, elle leur destinait un courrier de promotion du 12ème et dernier Bloc « Portraits de Région – la France à vivre » émis  le 6 septembre 2008. Avec un carton d’invitation pour la vente Premier Jour organisée en Mairie. Invitation signée de Madame la Directrice d’établissement Grand Public ; d’où notre titre. 


L’un des timbres du Bloc, « les espadrilles », chères aux Catalans, illustre l’enveloppe. De prime abord, deux choses attirent l’attention. 1°/ le timbre est imprimé sur la partie gauche de l’enveloppe 2°/ une flamme d’oblitération bleue frappée au code ROC 13409A marque ce timbre à la verticale avec la date du 20 août 2008.

im 1

De toute évidence, cette enveloppe n’est pas un Prêt à Poster fabriqué selon les règles du genre. Alors de quoi s’agit-il ? Serions-nous en présence d’une émission-pirate assurée par un échelon local de La Poste au mépris de lois et règlements interdisant la reproduction et l’usage contre-fait de valeurs fiduciaires ?


Rassurons-nous. Il n’en est rien. Certes, Madame la postière de Céret eut été plus avisée à ne pas reproduire tel quel le timbre « les espadrilles » pour éviter toute confusion. Cette vignette imprimée n’est cependant qu’un simili-timbre à usage purement décoratif, malgré la présence d’une faciale et malgré l’oblitération. Elle n’a aucune fonction postale. C’est ce qu’enseigne un décryptage complet de l’enveloppe.


En effet, notre document comporte sur la partie opposée, à droite, 5 barres horizontales et les 4 lettres FRAR.  De quoi s’agit-il ?


Ces barres horizontales ne sont rien moins qu’un code-barre et correspondent en l’occurrence au  Facing Identification Code (F.I.M.), conformément à la norme européenne CEN TC 331.


En vertu de ce code F.I.M.  4 lettres identifient l’enveloppe :

  • Les deux premières le pays, donc ici FR pour France
  • La troisième l’opérateur postal, ici A pour La Poste (comme s’il devait y avoir un jour B,C ou D !
  • La quatrième (toujours une consonne) le type de produit :

 im 2


Avec ce code :

  • FRAB = lettre prioritaire pré-payée
  • FRAC = lettre non-prioritaire pré-payée
  • FRAD = lettre affranchie avec une EMA tpMAC déposée dans une boîte
  • FRAF = ? rare
  • FRAR = enveloppe de service de La Poste en régime prioritaire
  • FRAS = lettre syndicale (jamais vu)

Ci dessous un exemple de codification FRAD associée à une Empreinte de Machine à Affranchir (EMA) de très petite MAC :


im 3 2 

 

Et ci-après enveloppe codée FRAF, code rarement vu :

im 4Oblitération présentée par Luc Guillard dans les Feuilles Marcophiles 332 du 1er trimestre 2008

 

Cette incursion dans le monde des codes F.I.M. nous éclaire donc  sur le statut philatélique de l’enveloppe adressée par Madame la Directrice de l’Etablissement Grand Public de Céret : il ne s’agit  de rien d’autre que d’une enveloppe de service repiquée, reconnaissable comme telle par les lettres FRAR et le code-barre correspondant. En l’absence de barres phosphorescentes pour permettre  à ce courrier de suivre de façon automatique le circuit des lettres prioritaires, La Poste utilise occasionnellement des enveloppes ainsi codées ; le logo encerclé « lettre prioritaire » étant superfétatoire et ne servant qu’aux opérations manuelles.

Alors pourquoi la flamme d’oblitération sur le simili-timbre ? L’explication est simple : le courrier a circulé normalement une première fois, avant d’être, à tort, retourné à son expéditeur, soi-disant pour cause de NPAI. Puis il s’est vu réexpédié à la même adresse une seconde fois, après passage (totalement inutile) dans la machine à oblitérer du Centre ROC 13409A. Sans doute  en raison d’une confusion avec un « vrai » timbre imprimé de la part de l’agent du tri.  Pour enfin arriver à son destinataire.


Notre postière de Céret peut donc dormir tranquille : nulle contre-façon dans l’impression de ses enveloppes d’invitation … Mais une pratique jugée suffisamment équivoque pour avoir, depuis, conduit  à son interdiction administrative, s’agissant d’un « timbre d’Etat » issu du Programme arrêté par le Ministre. A l’avenir, les échelons locaux devront  se consoler avec un Timbramoi ou un IDTimbre. A moins que les services centraux de La Poste  ne se décident à mettre à leur disposition  les PAPs de service à la marque « Invitation » utilisées durant des années d’abord par le S.P.P.  puis par Phil@poste  pour les manifestations Premier Jour organisées à Paris. On reviendra sur ces enveloppes dans un autre billet.                                               

Merci par avance à qui nous communiquera des exemples d’enveloppes codées FRAB, FRAC et surtout FRAF et FRAS. Ecrire à l’Amicale.

 MK APN 92 Juillet 2009

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 19:37

C’est depuis le 20 février 2008 qu’en Allemagne, chacun peut fabriquer ses enveloppes pré-timbrées personnelles. Pour ce faire, il lui suffit de se rendre par Internet sur le site ouvert à cette fin par la Deutsche Post et de suivre la procédure, qui commence par le choix du visuel destiné à l’impression du timbre.


Ce service porte le nom de « PlusBrief-Individuell » pour les enveloppes, « PlusKarte-individuell » pour les entiers. Les marques « Plusbrief » et « Pluskarte » existaient antérieurement mais ne concernaient que les enveloppes et autres cartes pré-timbrées « officielles », l’équivalent de nos « prêt-à-poster » français. Ces entiers n’offraient pas d’autres possibilités d’adaptation qu’un repiquage. La nouveauté réside donc dans la possibilité de personnalisation de la figurine postale avec l’image de son choix.


D’emblée, le  service a connu un succès et une notoriété inattendus par ses promoteurs, suite à une publicité dont la filiale du Groupe Deutsche Post DHL se seraient bien passée. En effet, un groupe néo-nazi a immédiatement profité de l’offre pour lancer des enveloppes avec un timbre à l’effigie de Rudolf Hess, ex-dauphin d’Hitler condamné à la prison à vie  au procès de Nuremberg et découvert pendu dans la forteresse de Spandau en 1987, conduisant la presse mondiale à parler du nouveau produit. Face au scandale, la poste allemande a du prendre des mesures pour mieux surveiller le choix des visuels mais entre-temps « Plusbrief-Individuell était bel et bien lancé.


Im 1
L’enveloppe que nous présentons ci-dessus prêtera moins à polémique. Elle émane d’une association allemande de philatélistes de 12 pays regroupant une soixantaine de membres intéressés par les ouvrages d’art. Il s’agit du « Motivgruppe IngenieurBauten e.V. » rattaché à la Fédération allemande de Philatélie par le biais de l’Union des Groupes de travail philatéliques. C’est pour célébrer son 25ème anniversaire que ce « Plusbrief-individuell » a été demandé à la Deutsche Post.

Elle illustre la particularité du service offert en Allemagne par rapport à MonTimbrenLigne français. Si le client allemand peut choisir son visuel dans une banque d’image proposée par l’Opérateur postal pour fabriquer chez lui son enveloppe sur son ordinateur personnel, il peut aussi proposer une image. Simplement, dans ce cas, il lui faudra confier à la Deutsche Post la production de sa (ou ses) enveloppe(s) et attendre (une semaine) la livraison.

En d’autres termes, l’offre allemande est en quelque sorte un « mix » entre le timbre en ligne et le timbre personnalisé à la française MonTimbraMoi et IDTimbre.


Im 2

La vignette postale comporte la mention Deutsche Post, son logo le cor de poste, le Data Matrix Code et la faciale : en l’occurrence 55 centimes d’euro, tarif de la lettre simple au régime intérieur pour le premier échelon de poids. Le site Internet du produit est également indiqué : www.plusbrief-individuell.de


Notons que toute une gamme y est proposée : le client peut choisir entre différents formats d’enveloppes, différents types de papier, différents niveaux tarifaires en fonction de la catégorie de poids. Il choisi aussi les quantités : de 20 minimum à 10000 maximum. En fonction de la quantité commandée, il se voit appliquer un barème dégressif : de 1,06 à 0,14 euros, avec une TVA à 19%.

Le visuel retenu par le MGIB représente deux ouvrages reliant l’Ile de Rügen dans la Baltique et Stralsund sur le continent.

L’un est un pont à hauban livré en janvier 2007, d’une portée de 583 mètres avec des mats hauts de 128 mètres  pour une hauteur totale de 198 mètres. L’autre, à l’arrière-plan, est un pont-levant, à bascule unique réalisé en 1937 pour le passage des trains.

Im 3

Ces ouvrages présentent en fait un intérêt autant sentimental que technique. Rügen est en effet une destination très prisée en Allemagne, en dépit de sa situation septentrionale : l’île compte une magnifique  réserve d’oiseaux,  une des plus importantes et des plus belles d’Europe.


Le MotivGruppe IngenieurBauten n’est pas inconnu chez nous. Des collectionneurs français en sont membres. De plus, l’association participe occasionnellement à des manifestations en France .


Ainsi, en 2003 à l’occasion de la Fête du Timbre et de l’Exposition Départementale organisée dans ce cadre à Nanterre par l’Amicale Philatélique de Nanterre (APN 92), différentes collections européennes consacrées aux ponts avaient été présentées au public. Le Président du Groupe allemand, le Dr. Claus Wentz, Dipl.Ing. avait  fait le voyage, pour acheminer et présenter les recherches de membres allemands de son association.
Nanterre CW 000 0058
Pour ce qui restera une des plus importantes exposition philatélique et thématique consacrée aux ponts ces dernières années en France,  une dizaine de présentations thématiques et maximaphiles de niveau international  avaient été rassemblées comme celle des français Jean Grillot et Michel Krempper ou celle du néérlandais Ed Van Raan, tous deux du MGIB également (ci-dessous).
Nanterre EvR 000 0059

Une participation dont devaient  remercier le MGIB Messieurs Paul Sitzia, aujourd’hui Président d’honneur de l’APN 92, à l’époque Président actif, et Jean Grillot, à l’époque secrétaire de l’Amicale depuis appelé à lui succéder comme président.


Paul Jean

Michel kremper - Juillet 2009

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 20:07

La nouvelle avait failli passer inaperçue. Devant le 82ème Congrès de la FFAP à Tarbes, Françoise Eslinger l’avait annoncée : La Poste s’apprêterait à lancer une nouveauté, des timbres marqués de φ, présenté par elle comme le signe symbolique du nombre d’or.

Dans le flot des discours et les torpeurs d’un Congrès, les congressistes ne prêtent pas toujours l’attention qui conviendrait à un scoop. Surtout si leur moyenne d’âge dépasse la cinquantaine et si leurs souvenirs des symboles mathématiques se limite à π, infiniment plus familier.

Fort heureusement, le quotidien édité par l’Organisation des Trois Journées de  Tarbes 2009 est venu relayer les propos de la représentante de notre opérateur postal national.

 Image 1 article timbresExtrait du n° 3 du Quotidien  Lo Bigordan édité par la FFAP,  14 juin2009


Ainsi, l’information a pu être reprise dans leurs livraisons post-congrès par les deux mensuels nationaux : l’Echo de la Timbrologie, dans l’éditorial de Sophie Bastide - Bernardin , Timbres-Magazine sous la plume de Socrate. La blogosphère philatélique a suivi, mais sans davantage de commentaires sur ce fameux Nombre d’or.


Pour Phil@poste, il s’agirait donc de distinguer ce qu’elle va, à présent, dénommer  «timbres de la Nation», définis comme ceux dont la liste a été arrêtée par le Ministre de tutelle, dans une classification des produits en 4 familles : le timbre-poste d’usage courant, le timbre commémoratif, le timbre d’écriture et le timbre personnalisé ; la 21ème lettre de l’alphabet grec  Phi, symbolisée en minuscule par φ, devant leur servir de label.


A l’évidence, Phi renvoie à la première syllabe de «philatélie».  Mais qu’en est il de  ce «Nombre d’or» évoqué par la représentante de la Poste à propos des  timbres élus au label «φ» ?  La Poste française s’apprêterait elle à suivre les Administrations ayant précédemment  émis des vignettes postales basées sur ce Nombre un peu mystérieux ? 

On en trouve un très bel exemple a été donné avec la superbe émission de 1995 de la Poste monégasque du  timbre «Le Printemps» d’après Botticelli. Il ne lui valu pas moins qu’une Victoire au IIIème  Challenge du plus beau timbre du monde puis la IVème  Coupe du Monde .

 

Article timbres im2

 

Ce timbre-poste dentelé 13, gravé par Pierre Albuisson et référencé Yvert 2010 fut repris dans un feuillet 115*100 réf. Yvert B77 émis en 1997 avec la mention ITVF 1998.

Article timbres im3 

En rapportant largeur et hauteur de ce timbre, on observe en effet, qu’aux erreurs de mesure près,  celles ci sont dans une proportion  8/5. Or celle ci est très voisine de 1,618,  nombre qui n’est autre que le résultat de l’opération ½ (1 + √ 5),  dont  justement φ est l’expression, ce qu’on écrit d’ailleurs  plus souvent avec la majuscule Φ.

C’est aussi le rapport que l’on obtient à partir des nombres de la suite de Fibonacci dont les termes successifs sont 0,1,1,2,3,5,8,13,21,34,55,,89,144,233,377,610, 997…etc ... Ces termes se calculent en rajoutant à l’un quelconque des éléments celui qui le précède. Ainsi, par exemple 233+144=377. Ce qui donne 233/144 = 1,618 tout comme 89/55 ou 55/44 rapports tous égaux à Φ, pour peu que les éléments de la suite soient assez grands. Egalement remarquable : le rapport inverse, par exemple 144/233 = 0,618 qui n’est autre que le résultat de ½ (1 - √ 5).


En fait, Φ et Φ - 1 sont les racines de l’équation quadratique x²-x – 1=0.


Depuis des siècles, Φ comme son inverse 1/ Φ ou encore √ Φ, Φ², Φ³, correspondent en architecture et histoire de l’art à des proportions réputées spécialement harmonieuses, voire jugées idéales. Pour certains, proches de la perfection.


Phi est connu depuis la plus haute Antiquité. Ainsi, Thalès (- 640 – 548),  qui introduisit en Grèce la géométrie égyptienne, mesura la hauteur de la Pyramide de Kéops. Comparant la longueur de son ombre à celle d’un bâton de dimension verticale connue, il  pu établir que ce monument  prodigieux avait été édifié sur la base de Φ.


Article timbres im4

 

Les Anciens parlaient de «partage en moyenne et extrême raison» . Parmi eux,  Euclide (300 ans av. JC).

Article timbres im5

 

Dans son Académie, sujet de la peinture de Raphaël, il démontra que lorsqu’on partage un segment a+b  en deux parties inégales, dont la plus grande a est dans le même rapport au tout a+b que la plus petite b à la plus grande a,

-------------------------><---------------------------

 a                          b

soit  a / b = a+b / a

on obtient alors a / b = Φ soit 1,618 …et b/a = - Φ = 0,618

 

C’est la Renaissance qui se mit à parler de cette proportion en termes plus «mystiques». Ainsi, avec le peintre et mathématicien Piero della Francesca (1420 – 1492), le partage euclidien en moyenne et extrême raison est transformé en  «Divine Proportion».


Article timbres im6

L’appellation sera reprise par le moine Luca Pacioli dans sa «somme» magistrale «la Divina Proportione», publiée en 1509 où il résumera les connaissances mathématiques de ce temps. Puis, avec Léonard de Vinci, qui illustra ce traité, va apparaître l’expression de «section dorée», restée en allemand avec celle de «Goldene Schnitt», en anglais «Gold ratio».

Article timbres im7 

On s’aperçu par la suite que les termes de la suite de Fibonacci se retrouvent dans la nature. Par exemple, le nombre de pétales observé en moyenne dans certaines fleurs : les delphiniums ont 5 pétales, les célandines en ont 8, les doubles delphiniums 13, les asters 21, certaines  marguerites 34, d’autres 55 ou 89.

On découvrit aussi que Φ régit plusieurs figures géométriques fascinantes. Par exemple le pentagone régulier étoilé : le pentacle des pythagoriciens.

Dans cette figure, également appelée «pentagramme», le rapport entre la diagonale et le côté est directement dans la «divine proportion», dite encore «proportion dorée». De même que l’intersection  de deux diagonales.

Article timbres im8

Avec les notations du timbre danois, on écrit SN / SH = Φ. De plus HL  partage SN en moyenne et extrême raison.

Bernouilli (1654 - 1705), s’intéressant à la spirale que Descartes (1596 -1650) avait baptisée «équiangle» et qui par lui, deviendra «logarithmique», établit que la loi mathématique du développement de cette figure est aussi basée sur Φ.


Article timbres im9

Un autre timbre suisse de 1987 en donne une illustration remarquable. La spirale de Descartes/Bernouilli passe par les points d’or d’un rectangle doré et dans son tracé s’inscrit un pentagone, lui même issu de Φ ! C’est pourquoi, cette spirale est également dite «dorée» … quand elle n’est pas qualifiée de «merveilleuse».


Article timbres im10

 

Par la suite encore, on observa que ce nombre est en fait présent – sous des formes cachées et de différentes façons - dans de nombreux secteurs de la vie sur terre : la botanique, le monde animal, parfois dans le monde minéral et fréquemment dans le domaine des arts : peinture, musique, sculpture ainsi que dans l’architecture, ancienne ou moderne, religieuse ou civile. Manifestations multiples qu’il serait trop long d’énumérer mais que suggère bien le timbre suisse signé Stephan Bundi, qui constitue l’une des pièces maîtresse d’une thématique «Nombre d’Or».

Au point que certains créateurs ont cherché à construire leurs oeuvres en utilisant méthodiquement la proportion dorée. Un seul exemple, pris en architecture avec Le Corbusier (1887 – 1965), architecte d’origine suisse qui présente en 1947 son Modulor.


Article timbres im11

Il détermine un système de mesure basé sur les proportions du corps humain, dont il considère qu’elles doivent régir l’art de bâtir. Dans le Modulor, on a les rapports suivants : 226/140 = 1,61  183/113 = 1,62  113/70 = 1,61  70/43 = 1,62  43/27 = 1,6 peu ou prou égaux à Phi.


Toutefois, Φ n’a pris l’appellation de «Nombre d’Or» qu’au XXème siècle. Son principal propagateur sous ce nom sera Matila, prince Ghyka, ingénieur formé par plusieurs Grandes Ecoles françaises, docteur en droit, diplomate roumain, auteur des plus importants ouvrages sur le sujet. Notamment avec : «le Nombre d’Or», justement titré ainsi et aussi «Esthétique des Proportions dans la Nature et les Arts». C’est par ce théoricien de l’art que se développera une tendance à associer Φ à l’esthétisme et à en  faire la base du Beau absolu puisqu’il serait le secret de la beauté dans la nature …Celle dont s’inspirait Le Corbusier et avant lui des peintres, comme Seurat, Maurice Denis puis d’autres regroupés dans la «Section d’Or».

Article timbres im12

 

Mais, le Beau ne serait il affaire que de proportions ? Les points de vue divergent. De même que sur l’omniprésence supposée du nombre d’or dans l’esthétique. Mythe ou réalité ?  le débat reste entier. En revanche, ce qui est sûr, c’est que «Phi», sous son symbole  φ ou Φ, n’a pas fini d’intriguer, quand il ne fascine pas.


Pour sa part, la Poste de France ne semble pas avoir échappé à la fascination ; φ devant être – selon Françoise Eslinger - la référence des nouveaux timbres décidés par l’Etat et voulus plus «esthétiques» que les autres, timbres dits «d’écriture» ou personnalisés de tout acabit. En attendant une éventuelle opération de  chirurgie … faciale qui les reformaterait, nos timbres commémoratifs labellisés φ feront donc, à tout le moins, l’objet d’un traitement cosmétique. Comment ?  Par les polices utilisées, l’emplacement des textes dit-on. Et on ajoute «etc …» sans qu’il soit précisé si cet «etc …» englobe ou non le format futur des timbres-poste, ce qui serait pourtant basique …  pour qui voudrait réellement se conformer à l’esthétique du Nombre d’Or.


Les timbres de France iront ils donc jusqu’à suivre la voie ouverte par Monaco en 1995 sur cette question des formats ? Là aussi, interrogation. Observons cependant que La Poste n’en est pas loin. Avec des images au format de 35*22 mm, soit une proportion longueur/largeur de 1,59 pour certains commémoratifs courants, des timbres français ne respectent t’ils pas déjà,  à peu de choses prêt  le nombre d'or 1,618 ? Avec un écart de seulement 1,8 % ? De 1,1%  pour ceux comportant une illustration 36*22 ? Comme on dit dans ce cas : affaire à suivre …


En attendant, on ne saurait terminer sans une pensée pour Jacques Riboulet, collectionneur éminent, longtemps pilier de l’AFPT et défenseur d’une philatélie thématique de qualité. Dans un exposé qu’il y avait présenté lors d’une réunion le 17 mars 2001 et consacré au  montage des feuilles d’exposition , il nous dévoilait le secret de ses présentations compétitives, primées au plus haut niveau en international, notamment son «Herbe à Nicot» et la raison de son choix du format A3. En tenant compte d’une marge d’un cm de marge sur les côtés , il lui permettait d’obtenir un rectangle horizontal de 40 x 24,72 cm   lui laissant 2 cm en bas de feuille et 3 en haut pour un titre. A l’intérieur de ce rectangle parfaitement au «Nombre d’Or », il lui suffisait de tracer un carré pour obtenir un deuxième rectangle Φ et ainsi de suite pour trouver les points focaux de la page et, à partir d’eux, disposer les documents. D’où il est à présent, l’ami Jacques, pas bien compris à l’époque,  doit bien rigoler à voir aujourd’hui  ce petit rififi autours de Phi.


Pour en savoir plus :

Outre les livres de Matila G. Ghyka cités dans l’article, on pourra lire :

Chalavoux R. (2001), Nombre d’or, nature et œuvre humaine, Chalagram éd.

Cleyet-Michaud M. (1995), Le  nombre d’or, P.U.F./Que Sais-Je ?

Hakenoltz C. (2001), Nombre d’or et mathématique , Chalagram éd.

Hartmann M. (S. d.), L’enfant et le nombre d’or,  Amis de Boscodon

Huntley H.E. /  Neveux M. (1995), Le nombre d’or, Le Seuil/Points

Neroman D. (2001,) Le Nombre d’Or, clé du monde vivant, Dervy

Vincent R. (2001), Géométrie du nombre d’or, Chalagram éd


 M K  APN 92, AFPT,  juillet 2009 

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 18:36

A l’Amicale Philatélique de Nanterre, on aime bien les ponts. Pour preuve : les collections présentées par ses membres, distinguées dans de  nombreuses expositions internationales,  les articles de son Bulletin périodique ou encore les publications dans la presse nationale, l’Echo de la Timbrologie, notamment.

Un événement comme l’émission du timbre « 1985, le Pont-Neuf empaqueté, Christo et Jeanne-Claude » ne pouvait donc pas nous laisser indifférent. D’autant que le Premier Jour se déroulait à Paris, à l’Hôtel de la Monnaie, face au Pont-Neuf précisément.


Christo 1

 

Elle a eu lieu ce 13 juin 2009, jour du commun anniversaire des artistes qui seraient nés tous deux  à la même date,  à la même heure.

Félicitations à la Poste (une fois n’est pas coutume ! ) qui avait pu obtenir la présence du couple ainsi que celle de leur vieux compagnon, Wolfgang Voltz, le photographe de toutes leurs réalisations.

Christo et Jeanne-Claude  dedicace Christo

          

Volz et Christo

     Photos Michel Wagner

 

L’Echo de la Timbrologie en avait profité pour publier dans son numéro 1830 daté de juin (pages 46 et sq) un article de notre membre Michel Krempper. Occasion d’une présentation des artistes et d’un coup de projecteur sur ce que fut l’emballage du Pont-Neuf par une toile de 40000 m² tendue par 13000 mètres de cordages, du 22 septembre au 7 octobre 1985. Mais aussi rappel historique des caractéristiques de ce franchissement de la Seine, qui, malgré son nom, est le plus ancien conservé à Paris. Peut être le plus beau. En tous cas le plus grand.


Image la tribune

 

Le lecteur attentif de ce sommaire pourra observer en passant  la présence, dans ce même numéro (pages 62 et sq), d’une présentation de la collection dédiée par notre Président Jean Grillot à l’étude du timbre français « 5 F Daurat-Vanier ». Comme quoi, à l’APN 92, il n’y en a pas que pour les ponts !

Parmi les différents matériels philatéliques dédicacés le 13 juin par Christo, son épouse et le photographe : des blocs du timbre nouvellement émis, sa gravure, la notice de la Poste, et aussi des Cartes-Maximum. Celle-ci a pour support une carte postale éditée en 1985 par Nouvelles images sur une photo de Wolfgang Voltz.


Image carte du pont


Pour finir sur une question, adressée à la Poste : Pourquoi avoir émis ce timbre à la faciale  de 1,35 euros  tout à fait inhabituelle pour un commémoratif ? Celle-ci correspond à l’affranchissement d’une lettre prioritaire  pour la France métropolitaine au 3ème échelon de poids (50/100 g.). Pourquoi pas à l’un des  tarifs de la lettre prioritaire à l’internationale ?  Il est vrai que 1,35 € convient aussi à la lettre économique pour l’UE et la Suisse au 1er échelon (≤ 100 g.) D’ou, sans doute, un tirage de 2800000 exemplaires, quand même tout à fait conséquent.

Michel Krempper

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