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Présentation

  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois à 10h. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • APN92
  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches

L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 22:30

Apporter l'essentiel sur ce groupe d'insectes à travers les émissions de timbres du monde entier n'est pas une moindre tâche.

 

En effet, il existe plus de 120 000 espèces de papillons diurnes ou papillons de jour et les papillons nocturnes ou de nuit sont 12 à 15 fois plus nombreux.

 

Les émissions mondiales de timbres regroupent plus de 7050 présentations de papillons dont 710 en Europe, 1250 en Asie, 1950 en Amérique, 2520 en Afrique et 620 en Océanie.

 

La collection mondiale s'enrichit chaque année de 100 à 150 timbres de papillons.

 

Le record d'émission de timbres de papillons est tenu par le continent américain. Il est de  207 timbres pour le GUYANA dont 59 timbres pour l'année 1990.

 

Vietnam

VIET NAM papillons de jour avec vignette représentant  la chrysalide.

 

troides brookiana Troîdes brookiana.

Vanessa Vanessa Atalanta.


 

Apparition philatélique :

 

Le premier timbre représentant un papillon est émis par le Chili en 1948. Puis en 1950 le papillon fait sont apparition dans les émissions de Suisse et de Sarawak ile de Malaisie sous protectorat britannique.

 

De l'œuf au papillon : Les différentes phases du développement

 

Premier stade : l'œuf, d'aspect extérieur variable et caractéristique de chaque espèce de papillon. Il n'a pas de représentation philatélique.

 

Second stade : la chenille dont la préoccupation essentielle est de se nourrir intensément, pour emmagasiner le plus possible de substances de réserves, lesquelles dans le stade suivant seront nécessaires pour édifier le papillon. Elles dévorent feuilles, fleurs et tiges des plantes et aussi racines, graines et bois.

 

Troisième stade : la chrysalide c'est la dernière mue de la chenille qui va permettre le passage en papillon. La chrysalide des papillon nocturnes se trouve emmaillotée dans un cocon.

 

Dernier stade : le papillon.

 

Les timbres montrent l'insecte adulte ou papillon dont le caractère le plus intéressant est la présence de quatre ailes.


Les ailes dépliées, permettant de distinguer la face supérieure composées de deux paires d'ailes recouvertes de minuscules écailles formant des dessins multicolores. La présentation dit «étalée» ou les ailes avants se détachent des ailes arrières n'est pas naturelle mais résulte d'une présentation d'entomologiste.

 

Les ailes repliées montrent la face inférieure bien différente.


Oman

 

OMAN papillon de jour et de nuit diverses représentations avec chenilles et chrysalides.

 

israel

 

ISRAEL papillons de jour avec vignette représentant la chenille.



 

Les papillon et les expositions philatéliques internationales

 

Le papillon est l'un des thèmes favoris du continent asiatique de nombreuses émissions sont réalisées pour annoncer des expositions philatéliques mondiales.

 

japon 1991

1991 JAPON exposition philatélique à Tokyo  "PHILANIPPON'91"  Bloc de Pologne.

 

Suede 1986

1986 SUEDE exposition philatélique "STOCKHOLMIA 86"   Entier postal de Malte.

 

taiwan 1993

1993 TAIWAIN exposition philatélique à Formose "TAIPEI 93" Bloc du Tuvalu.

 

Indonesie 1993

1993 INDONESIE exposition philatélique à Surabaya "INDOPEX'93" Timbre en surcharge d'Indonésie

Bloc du Tuvalu.

 

Singapour 1993

1993 SINGAPOUR exposition philatélique "SINGPEX 93" 4 timbres avec vignette.

 

bresil 1993

1993 BRESIL exposition philatélique "BRASILIANA 93" Bloc du Cambodge.

 

Inde 1989

1989 INDE exposition philatélique à New Delhi "INDIA ' 89" Bloc du Viet Nam.

 

Hong Kong 1994

1994 exposition philatélique "HONG KONG 94" Feuillet de Fidji.

 

Bresil 1993

1989 BRESIL exposition philatélique à Brasilia "BRASILIANA 89" Bloc du Cambodge.

 

thailande


1993 THAILANDE exposition philatélique "BANGKOK 93" Bloc du Laos.

 

Hong Kong 1994 2

  1994 exposition philatélique "HONG KONG 94" Feuillet de Micronésie.

belgique 2001

2001 BELGIQUE exposition philatélique "BELGICA 2001" Bloc du Cambodge.

… à suivre

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:15
  Une poste pour quel usage ?
- Le courrier intérieur depuis les villages vers les chefs lieu de district, celui-ci était constitué en grande partie par des suppliques des paysans.
- En ce qui concerne le courrier depuis le district vers les villages, on trouve beaucoup de plis administratifs. Par exemple, un des premiers clients de la poste des Zemstvos se trouvait être l’administration postale impériale elle-même. En effet, elle a trouvé dans la poste des Zemstvos un moyen facile d’acheminer les avis de réception de mandats et d’objets recommandés à leur destinataire.
- Si dans certains zemstvos, le volume était faible, d’autres ont eu à traiter plus de  500 000 envois par ans.
Les premiers timbres
Bielozersk--1868.jpg
 Bielozersk
                 Chern--1868.jpg Chern,1868
Bogorodsk--1871_1-bleu.jpg Bogorodsk--1871_2-rouge.jpg  
                     Bogorodsk, 1871
- Pour l'impression des premiers timbres, les Zemstovs s'adressent aux artistes locaux et aux imprimeries sur place.
- Presque toutes les impressions sont en lithograaphie.
- Elles sont carctérisées par le dessin souvent rudimentaire, par le mépris le plus profond de la composition du cliché, et aussi par le souci constant d'économie de papier.

Livni--1869.jpg  Piriatin--1869.jpg
 
Les Timbres
Vu les difficultés pour les Zemstvos d’imprimer leurs timbres, l’administration impériale vient à leur secours et dès 1884 met à la disposition des Zemstvos des modèles de timbres où il suffit de mettre les armes propres du district dans le cartouche, ainsi que le nom du district. Il existait 5 modèles qui furent abondamment employés.

Ardatov.jpg Bielebei.jpg Bogorodsk-seul.jpg Shatsk.jpg  
         Ardatov                  Bielebeï               Bogorodsk                  Shatsk
 

  Morchansk.jpg Zadonsk.jpg Bielozersk.jpg Shadrinsk_2.jpg

          Morchansk               Zadonsk                  Bielozersk                 Shadrinsk

 

Stavropol.jpg   Iegorievsk.jpg    

        Stavropol                   Iegorievsk 

A suivre ...

A L - APN 2010

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 18:11

im 1 russie Im-5-russie-coupee.jpg im-2-russie.jpg im-4-russie.jpg im-3-russie.jpg

Présentation

 

La grande réforme, lancée en 1860 par le tsar Alexandre II et symbolisée par l’abolition du servage, eut un volet  administratif en 1864 : Les provinces (Grande Russie, Petite Russie (Ukraine), Russie orientale ...) furent découpées en gouvernements, eux-mêmes formés de districts. Ces derniers se dotèrent d’assemblées dirigeantes : les zemstvos.

Le mot Zemstov vient de Zemlia (terre).

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Ces organismes étaient élus par la noblesse locale, en grande partie propriétaire de la terre, et aussi quelques représentants des villes et des petites localités (avec un cens très important).

Les zemstvos ne furent instaurés qu’en Russie d’Europe sauf en Pologne (la noblesse locale était anti-russe). L’Asie et la Sibérie étaient trop peu peuplées et le Caucase pas encore «pacifié».

Les assemblées de zemstvos vécurent jusqu’en 1918, quand le pouvoir soviétique remit le pouvoir local aux Soviets locaux, plus représentatifs de la population et de la nouvelle classe dirigeante.

Les prérogatives des zemstvos

 Les zemstvos gèrent :

- l’administration locale,

- les routes,

- les écoles communales,

- les hôpitaux, les hospices, des assurances,

et des institutions de bienfaisance.

Dès le début, les zemstvos font face au problème de correspondance avec les villes et villages, parfois très éloignés, qui en dépendent. 

 

La solution : créer une poste dans le zemstvo.


Naissance des postes de zemstvos

 

Les postes furent crées pour un service officiel (les plis administratifs), mais immédiatement ouverte aux particuliers.

La première fut celle de Vetluga (Gouvernement de Kostroma en Grande Russie), en 1864, qui n’utilisa pas de timbres à ses débuts.

Le premier timbre-poste (ci-contre) fut émis à Shlisselburg (gouvernement de Saint-Petersbourg) dès 1865.

Dans les années qui suivirent, trente districts utilisèrent des timbres pour leur poste locale, mais d’autres assurèrent ce service gratuitement.

 

Mais tout ceci était parfaitement illégal !

 

im-6.jpg

 

L’officialisation

Le gouvernement impérial comprit l’importance de ce service  et le 3 septembre 1870, le prince Labanov Rostovski et le directeur des postes Velhio, signèrent un décret officialisant les postes locales et rurales :

« Vu les moyens restreints dont dispose l’administration de la poste impériale, vu leur insuffisance pour assurer la remise régulière à tous les habitants de l’Empire de leur correspondance, principalement dans les localités, qui par leur situation sont presque totalement privés de communications postales, ou bien se trouvent à une grande distance des bureaux organisés, afin de faciliter aux habitants de ces contrées la possibilité d’échanger leur correspondance d’une façon plus commode et moins coûteuse, m’appuyant sur la loi du Sénat du 24 août 1870, j’autorise l’établissement d’une poste locale particulièrement dans les localités où besoin sera. (...) La poste locale est autorisée (...) à transmettre la correspondance ordinaire ainsi que les journaux, annonces, envois à argent, lettres assurées et autres expéditions dans toutes les parties les plus éloignées du district. (...) La poste locale n’est autorisée à avoir ses timbres qu’à condition expresse que leur dessin sera totalement différent de celui de la poste impériale »

 

Une fois le décret adopté, le succès est immédiat : sur 371 zemstvos, 345 créent une poste locale dont 162 émettent des timbres, les autres fonctionnant gratuitement ou en numéraire.

Griazovets-im-8.jpg

Griazovets


Le fonctionnement de ces postes locales

Les Zemstvos ont le droit de :

  1. transporter le courrier depuis l’endroit postal, c’est-à-dire le plus souvent le chef-lieu du district, vers les localités démunies de bureau de poste impérial ;
  2. Acheminer le courrier depuis les villages jusqu’à l’endroit postal le plus rapproché ;
  3. Acheminer le courrier entre les différentes localités du district.

Mais trois restrictions principales ont été ordonnées par le pouvoir central :


  1. Les Zemstvos n’ont pas le droit de correspondre  avec un district différent, même s’il est voisin ;
  2. Les timbres émis ne doivent pas ressembler aux timbres impériaux en cours ;
  3. Les facteurs ruraux pourront avoir sur leur sac des armes de la province ou  du district à l’exclusion des cors de poste, emblème de la poste impériale.

 

Un courrier mixte  

 

Un timbre de 7 kopecks, oblitéré par un cachet noir, couvre la partie de la poste impériale.

 

La partie locale est couverte par un timbre du zemstvo de Bogorosk, oblitéré par un cachet de couleur voilette, pour éviter toute confusion.

 

Courrier posté le 29 novembre 1893 (calendrier julien) de Riazan à destination de Bogorosk.

 

↓ Timbre de la poste impériale oblitéré à l’encre noire

im-9.jpg

Timbre de la poste du zemstvos, oblitéré à l’encre bleue ↑

 

Les différents usages de la poste des Zemstovs

 

Le courrier intérieur depuis les villages vers le chef-lieu de district, celui-ci était constitué en grande partie par des suppliques des paysans.

 

En ce qui concerne le courrier depuis le district vers les villages, on trouve beaucoup de plis administratifs. Par exemple, un des premiers clients de la poste des Zemstvos se trouvait être l’administration postale impériale elle-même. En effet, elle a trouvé dans la poste des Zemstvos un moyen facile d’acheminer les avis de réception de mandats et d’objets recommandés à leur destinataire.

 

Si dans certains zemstvos, le volume était faible, d’autres ont eu à traiter plus de
500 000 envois par ans.

OSA

La lettre ci-dessous présente un courrier intérieur du Zemstov.

Elle a circulée à l’intérieur du zemstvo et n’est affranchie que par des timbres locaux.


lettre 1

lettre-2.jpg

 









   

Lettre adressée à l’administration du zemstvo. L’oblitération est celle du zemstvo (violette et ovale).

A suivre ...

A L - APN 2010

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 20:45

Lors du Salon Philatélique d’automne a été mis en vente le 5 novembre, le premier carnet des îles Eparses.


Ce magnifique carnet est composé de 16 timbres émis en feuillet de 4 reprenant des images symboliques des îles qui composent ce territoire Français situé dans l’océan indien (Tromelin) et le canal de Mozambique (Glorieuses, Europa, Juan de Nova et Bassa da India, archipel recouvert à marée haute).


Mais il comporte aussi une série de cartes illustrées de photographies superbes qui permettent de découvrir un peu mieux ces îles lointaines inaccessibles, puisque interdites au tourisme et placée sous la protection de la Marine Française.

 

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L’ensemble des ces images sont extraites d’un reportage photos réalisé entre le 18 avril et le 13 mai 2009 lors d’une mission du navire « Marion Dufresnes » destinée à aller nettoyer les îles de nombreux déchets entreposés au fil des occupations plus ou moins contrôlées qui ponctuent l’histoire de ces territoires « confettis » isolés dans l’océan. [Plus de 600 tonnes seront ramenées sur le continent]. C’est la photographe Italienne Lucia Simion qui a accompagné l’expédition et a réalisé ce reportage à la demande de Marc Boukebza, Directeur de la Philatélie des TAAF.


Le résultat est plus que séduisant !

 

Le carnet des îles Eparses a été présenté en avant première le 5 octobre 2009 à l’issue d’une conférence organisée au Palais du Luxembourg par le Groupe d’études sur l’Antarctique et les Terres Australes du Sénat présidé par M Christian Cointat. Cette journée, placée sous le thème « îles Eparses, terres d’avenir », a été l’occasion de présenter pour la première fois dans notre pays l’ensemble des atouts et des enjeux attachés à ces territoires isolés et lointains rattachés depuis peu aux TAAF, mais si différents des terres froides du grand sud.


Ont ainsi été présentés les enjeux de coopération régionale dans la zone de l’Océan Indien. Les îles Eparses sont avec Mayotte et la Réunion la France de l’océan indien, mais certains litiges existent : Maurice conteste la souveraineté de la France sur Tromelin et Madagascar fait de même sur les îles du canal de Mozambique. Une « aire marine protégée » est en cours de création avec l’ensemble des acteurs régionaux. La gestion des ressources halieutiques, les observations scientifiques nombreuses portant sur le climat et ses changements, la géodynamique, la biodiversité en milieu tropical sont autant de sujets pour lesquels les îles Eparses constituent une ressource exceptionnelle pour notre pays.


Mais ce territoire est aussi chargé d’histoire avec l’épisode maintenant connu des « esclaves oubliés de Tromelin du 18ème siècle » dont le récit le plus complet à ce jour vient d’être publié dans un livre d’Irène Frain « les naufragés de Tromelin ». Des fouilles archéologiuques menées sur cette île ont permis d’apporter de nombreuses informations sur les conditions de survie de ces habitants malgré eux de l’île des Sables (c’est ainsi que l’on nommait Tromelin au 18ème siècle, date de ce tragique évènement), esclaves malgaches volontairement oubliés par les rescapés d’un naufrage, et récupéré par le Chevalier de Tromelin 15 ans plus tard.


La clôture du colloque a été assurée par Mme Marie Luce Penchard, Secrétaire d’Etat à l’Outre Mer, avant que ne soit dévoilé ce nouveau carnet dont des exemplaires numérotés ont été remis aux invités. Le numéro 1 a été réservé au Président de la République que l’on sait philatéliste. Ces carnets numérotés renferment les timbres en feuillets non dentelés. Le verso des couvertures est également différents en raison des indications qui y sont portées.


fig-3_1.jpg

 

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Carte-des-iles-Eparses.jpg

 Carton d'invitation au lancement du carnet le 5 octobre au

 

 

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 10:59

Depuis 2008, sont apparus des marques de «code barre» sur les blocs feuillets de France.

Cette intrusion de signes électroniques noirs sur des graphismes colorés n’a pas manqué de susciter des observations, le plus souvent critiques, s’agissant d’une atteinte portée à l’esthétique des blocs.

Certains philatélistes, prompts au mécontentement ont stigmatisé cette «trouvaille» de La Poste pour «défigurer» un peu plus les timbres.

Ce sont sans doute les mêmes qui se plaignent aussi de la dégradation de l’accueil des philatélistes dans les bureaux de poste : plus de guichet «philatélique», manque de beaux timbres disponibles aux guichets, peu d’empressement des postiers à prendre du temps pour servir le philatéliste qui veut «un peu de tout», disparition progressive des cachets circulaires bien utiles aux oblitérations de complaisance.

L’arrivée des codes barres a pour but principal de permettre de satisfaire plus vite les clients par simple lecture optique des objets qu’ils commandent.

Pour les de timbres, ces codes barres se trouvent sur le bord des feuilles.

Les philatélistes devraient, en la circonstance, se réjouir de l’utilisation d’une technique de nature à redonner un peu de baume au cœur des agents de La Poste lorsqu’ils sont amenés à répondre à une demande complexe d’une clientèle exigeante : celle des philatélistes.

 

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APN - décembre 2009

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Published by Nanou - dans Insolite
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 20:49

Installé dans le centre de Lima, capitale du Pérou, à deux "blocs" de la Plaza Major, siège du gouvernement et site de la cathédrale, dans le bâtiment de la poste construit en 1876, le musée philatélique de Lima ne manque pas de dérouter le visiteur, pour peu qu’il soit collectionneur de timbres.


En effet, dans ce musée, on ne trouve pas de timbres en exposition.


La philatélie Péruvienne est pourtant riche en histoire depuis les premières émissions de 1858, qui avaient été précédées des timbres de la "Pacific Steam" (1857) transportant le courrier par navires côtiers (les steamers) et les diverses émissions accompagnant la vie politique parfois tourmentée de cette république andine.

Rien de tout cela dans le musée, ou presque ! On trouve en effet des panneaux de type "posters" représentant des timbres péruviens illustrant l’histoire du transport  du courrier dans le pays depuis les temps les plus anciens.

Timbre de la Pacific Steam 1857 2
Il ne faudrait pas croire que le service du courrier a été introduit par les Espagnols après leur conquête du pays vers 1536. Bien avant eux, les tribus indiennes avaient organisé des services de messagers parcourant leurs territoires. On en sait un peu plus sur celui qu’avaient développé les Incas dans leur empire qui s’étendait de l’Equateur au nord jusqu’au Chili au sud. Un extraordinaire réseau de chemins (appelé toujours aujourd’hui «chemin des Incas») de près de 30000 km avait été tracé. Chacun d’eux était empierré, et équipé à intervalles réguliers d’environ 30 à 50km de relais comportant garde et hébergement. Les messagers, appelés "les Chasquis" étaient des coureurs à pied qui se relayaient de manière à ne pas interrompre le port du message du palais de l’Empereur Inca situé à Cusco aux confins du pays ou des grands prêtres gouvernaient sous son autorité. Le service fonctionnait bien entendu dans les deux sens et il permettait à "l’Inca" (ainsi désignait-on l’Empereur) de savoir dans des délais très courts tout ce qui passait dans son royaume et inversement de donner très rapidement des instructions.

L e Casqui retouché

Quipu, collier porté par les chasquis Inca 2

Mais qu’elle était la forme que prenaient ces messages : les coureurs à pied, n’étant pas de la noblesse n’étaient pas en capacité de relayer des messages oraux très sophistiqués. Donc, il fallait une forme d’écriture et de comptage complexes, et légère à transporter.


Contrairement à une idée répandue qui voudrait que les Incas n’aient pas connu l’écriture, ceux-ci possédaient bien une forme d’écriture et de comptage non encore déchiffrée à ce jour. Les multiples destructions d’objets effectuées sans discernement par les conquistadors ont sans doute retardé cette découverte, et l’on attend encore aujourd’hui le « Champollion » qui permettra de lever le voile sur ce que signifie les : "quipu", ces colliers que transportaient en grand nombre les chasquis. On trouve ces colliers dans divers musées du pays, et leur observation montre bien qu’ils n’étaient pas composés au hasard : un système sophistiqué de cordes tressées de longueurs et d’espacements différents, de nœuds aux formes très diversifiées (on en dénombre plusieurs dizaines) sont bien là la représentation mnémotechnique d’un alphabet et sans doute aussi d’un système comptable dont on n’a pas encore percé les secrets.


Lorsque ce sera enfin fait, on apprendra sans doute encore beaucoup de choses sur la civilisation Inca somme toute encore méconnue, et sur celles qui l’ont précédée et qui sont à l’origine du développement de ce système de messagerie.


Quelques objets plus récents complètent cette présentation, telle ces boîtes aux lettres de la période dite «républicaine» (fin du 19ème siècle), beaucoup plus esthétiques que les boîtes de la SERPOST (pour "servicio postale") que l’on rencontre aujourd’hui dans divers commerces pour collecter le courrier, et cette charrette de transport du courrier de 1827.

Pérou Charrette Postale 1827Boîte aux lettres fin 19ème siècle 1 2

Enfin, on s’arrêtera volontiers devant la boîte aux lettres en "gueule de jaguar"  située sur la façade principale du bâtiment. Elle n’est plus utilisée aujourd’hui, dommage, c’est la plus belle pièce du musée !

Pérou BAL de façade poste centrale 1897


  J. G. - APN - Décembre 2009

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 19:11

Expédiée ce 22 octobre 2009, la dernière enveloppe de service de Phil@poste vient d’acheminer au domicile des correspondants de son Service clients le Catalogue Septembre - Novembre des nouvelles émissions de La Poste disponibles à Boulazac.

En illustration principale de cette Enveloppe, le nouveau Bloc Marianne, édité exclusivement pour le Salon d’Automne des 5 au 8 novembre organisé à l’Espace Champerret à Paris. Pour la première fois, ce bloc réunit les 13 Marianne de l’Europe, dont 3 imprimés en taille-douce, le reste des timbres en héliogravure.

 

  im 2 musée


Comme à l’accoutumée, (lien interne) cette Enveloppe de Service comporte dans sa partie supérieure droite, une vignette dont nous avons dit dans d’autres billets de ce blog le statut philatélique : celui d’une simple illustration sans valeur fiduciaire, La Poste n’ayant pas à affranchir son courrier.

Ce pseudo-timbre n’en est pas moins intéressant. Il reprend le «vrai» timbre-poste émis le 8 juillet 2006 et consacré au Musée du Quai Branly.

 

1er jour musée


Ce T-P à la faciale de 0,53 euros a été imprimé en héliogravure en planches de 30 au format unitaire de 80 x 26 mm pour l’ouverture du nouveau Musée dédié au dialogue des cultures.

Son architecture particulièrement intéressante, signée Jean Nouvel ne laisse aucun visiteur indifférent. Le concepteur a en effet créé "un Musée dans la forêt" protégé par un immense mur végétal composé d'une incroyable diversité de plantes en provenance de tous les continents. De petites structures colorées s'échappent du bâtiment et contribuent à développer le sentiment de dépaysement. On est ailleurs et pourtant à Paris ! Passé la  promenade dans les jardins, l'intérieur du Musée est incroyablement vivant. Les collections des arts d'Afrique d'Océanie et d'Amérique se laissent contempler avec plusieurs niveaux de lecture, du simple regard à la fiche détaillée présentée par le complément informatisé.

Depuis son ouverture, ce nouvel équipement constitue un lieu de culture privilégié de la capitale comme le sont Beaubourg, l’IMA, la TGB. Il attire des visiteurs du monde entier, mais aussi des Parisiens et Français qui s'interrogent soit sur leurs origines, soit sur les influences dans l'art contemporain. Difficile d'échapper intact à cette confrontation entre des sculptures africaines anciennes et nos très modernes compositions artistiques.

Le T- P Musée du Quai Branly avait été conçu par un couple de deux artistes formés à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts : Sylvie Patte & Tanguy Besset, par ailleurs créateurs du Bloc JO d’Athènes, des T-P Château de Versailles,  Association des Maires de France ou plus récemment du carnet Environnement.

Leur présence en couverture du Catalogue se justifie par la sortie de leur dernière création, également prévue début novembre : le bloc artistique «Renoir».

 

 Catalogue Philaposte SepNov 2009


M K APN octobre 2009

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 09:33

Im FIM 01

Nous avions évoqué le code F.I.M. en présentant sur ce Blog  «la curieuse invitation d’une postière» (lien). Grâce au travail collectif, à la mise en commun et au partage des connaissances que permet une Amicale, il nous est possible de revenir sur le sujet. Plusieurs pièces recherchées ont en effet pu être rassemblées depuis, comme celles codées FRAB, FRAC ou FRAS, permettant une présentation  plus complète de ces marques, plutôt énigmatiques.


Rappelons tout d’abord que F.I.M. est ici l’acronyme de «Facing Indentification Marks». En France, ces marques se trouvent à droite de certains courriers sous forme de 5 barres horizontales différemment espacées, sous lesquelles  sont imprimées 4 lettres FRA ?  De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’un code-barre.


Ce code-barre sert à identifier les différents types de courrier mais  aussi à le redresser dans les machines de tri en lieu et place des barres phosphorescentes. Rappelons que le redressement est l'opération consistant à placer l'enveloppe pour qu'elle soit correctement oblitérée : trouver le coin supérieur droit de l'envoi. Les MTP Toshiba TSC 1000 qui équipent un nombre croissant de Plate-formes de tri sont programmées pour lire ce code.D’origine américaine, les F.I.M. n’y occupent pas la même position sur le courrier des Etats-Unis : selon les normes de l’USPS, elles sont verticales.


On en trouve sur 4 types de courrier :   

  im FIM abcd 

Aux USA, l’emplacement des barres est également normé : sur la partie supérieure et légèrement décalé vers le centre.

 

im FIM 06

 

En Europe, la codification F.I.M. a fait l’objet d’une adaptation et d’une normalisation spécifique. La norme du Comité Européen de Normalisation actuellement en vigueur porte la référence CEN TC 331. La Poste s’est portée candidate pour l’expérimenter.

Ainsi, en France, avec les Facing Identification Marks à l’européenne,  4 lettres identifient le courrier :

  • les deux premières indiquent le pays, donc ici FR pour France
    • La troisième précise l’opérateur postal, ici A pour La Poste ( B, C ou D étant réservé pour d’autres opérateurs lorsque la circulation du courrier aura intégralement été libéralisée).
    •  La quatrième (toujours une consonne) correspond au type de produit :
im FIM 07

 

  •  Ces groupes de 4 lettres se traduisent ainsi :

    -
    FRAB = courrier prioritaire pré-payée

    - FRAC = courrier non-prioritaire pré-payée

    - FRAD = lettre affranchie avec une EMA
      tpMAc déposée dans une boîte aux lettres

    - FRAF = ? rare, vu une seule fois

    - FRAR = enveloppe de service de La Poste en régime prioritaire

    - FRAS = lettre d’une organisation syndicale des personnels de La Poste.
  • Voici différents exemples de l’utilisation des Facing Identification Marks françaises sur les 6 types  répertoriés.

 

im FIM 08

 

im FIM 09 

Code FRAB (courrier prioritaire prépayé) avis de réception d’un Recommandé ▼

im FIM 10 Accusé de réception pour Toulon 20-4-2007,
cachet d’oblitération hexagonal 95 Deuil-La-Barre
Cet autre Avis avec une oblitération différente ▼

im FIM 11bis

Accusé de réception Paris pour Paris 25-08-08,
oblitération manuelle

 

Ici Code FRAB sur une Enveloppe du service de réexpédition du courrier  ▼

 im FIM 12 bis

  Oblitération par Machine Néopost du 06.08.07 à destination de Quimper (Finistère) 

 

Code FRAC (lettre non-prioritaire pré-payée) sur un avis de changement d’adresse,  ▼

  im FIM 13

Oblitération spéciale par la MTP TOSHIBA TSC 1000 en essai à la DTC de Nantes
présentée par Luc Guillard dans les Feuilles Marcophiles 332

Code FRAR sur une Enveloppe de service de La Poste en régime prioritaire  ▼

   im FIM 15

  Oblitération par la MTP Toshiba TSC 1000
de la PPDT La Défense ROC 18740 A

  

im FIM 16

im FIM 17

Enveloppe de service codée FRAR avec complément d’affranchissement
depuis la Martinique pour la Métropole

 

Code FRAS sur Enveloppes à l’usage des organisations syndicales de La Poste   ▼

im FIM 18
Oblitération du 07 07 09 par préparatrice NEC SRO A11 code ROC illisible
  
im FIM 19
Oblitération du 27 11 2008 par machine NEOPOST de la PPDC
Paris-Europe ROC 26028 A
M K APN 92 octobre 2009
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 08:35

Entier im 1

Avec l’arrivée dans les boîtes aux lettres des correspondants de Phil@poste Boulazac de ce 3 faces plié et collé sur ses extrémités «  à l’ancienne », comme sur les entiers et cartes-lettres du XIXème siècle, La Poste poursuit la campagne promotionnelle de ses Etats Généraux de la Philatélie.


Il faut bien utiliser le possessif « ses ». N’a t’on pas appris cet été que l’opérateur avait effectué auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle un Dépôt légal de la marque EGP ?


A l’intérieur, la Charte de la Philatélie 2009, le tube de rentrée de la philatélie institutionnelle qui après sa publication sur le site de la FFAP et dans la revue fédérale « La Philatélie française » paraît in-extenso dans les numéros de rentrée deux mensuels des deux mensuels nationaux : « L’Echo de la Timbrologie » et « Timbres-Magazine. Pour faire également l’objet de d’innombrables commentaires dans les Bulletins associatifs. En bref : un document incontournable.

Entier im 2

 

Cet Entier de service est égayé d’une figurine qui, comme celles que nous avons déjà rencontré, n’a strictement aucune fonction postale ; La Poste n’étant pas tenue d’affranchir son propre courrier. D’ailleurs, notre document n’a pas été oblitéré.

 

Il porte simplement au-dessus de l’adresse du destinataire la date d’introduction dans le circuit postal. Cette figurine est accompagnée de 2 barres phosphorescentes, théoriquement destinées à permettre au pli de suivre le circuit des « lettres prioritaires. Ce qui n’a pas empêché le notre de mettre une semaine pour arriver à Paris !

 

L’image de l’entier a été imprimée en offset à partir du T-P LA ROCHELLE Charente-Maritime émis  en taille-douce le 7 avril 2008 à la faciale de 0,55 euros. Sa conception, le dessin et la gravure sont dus à Elsa Catelin, à présent graveur attitrée de l’ITVF.


 Entier im 3

Notons que ce timbre a été élu meilleur timbre de l’année 2008 par les internautes invités par La Poste à élire le plus beau timbre. Sans doute une raison majeure pour l’utiliser comme icône de la Charte de la Philatélie.

 M. K. APN 92

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 08:59
Le pli que voici a été oblitéré le 13 juillet 2009. Il est passé par la MTP Toshiba du Centre de Tri du Courrier de Lempdes Clermont-Ferrand ROC 12599A «comme une lettre à la Pose» pourrait-on dire (?), en dépit de l’anomalie qu’un contrôle manuel eut parfaitement détectée. On y trouve la marque «standart» des courriers non-prioritaires : deux blocs de caractère suivis de vagues en «M».

En guise d’affranchissement, la lettre comporte deux timbres-poste : une Marianne de Gandon 3 francs  associée à une Marianne de Beaujard 0,05 euros. Il s’agit donc d’un affranchissement « composé » au sens du Dictionnaire de l’Académie de Philatélie : «obtenu à l’aide de T-P appartenant à des émissions différentes du même pays». A ne pas confondre avec un affranchissement « mixte » qui réunit sur un même pli des timbres de pays différents. Depuis l’origine de la philatélie, les compositions sont innombrables.

lettre 1 Aff Composé
 

Le «hic» de notre pièce tient aux unités monétaires de chacune des deux émissions : l’Euro pour la Marianne de Beaujard, le Franc pour celle de Gandon.


Le catalogue Dallay nous apprend que si la première date du 1er juillet 2008,  la seconde remonte au 20 mars 1946 et fut retirée le 15 novembre 1947, après avoir affranchi les lettres simples au régime intérieur jusqu’au 1.1.1947 puis la CP 5 mots les 1&2.1.1947. L’unité utilisée sur ce timbre est donc ce qu’on a appelé l’ancien franc après le changement intervenu en 1960, lorsqu’il fut décidé que 100 francs d’avant le 31 décembre 1959 vaudraient 1 nouveau franc.


Im 2 aff composéYT 716, Dallay 726,Dessin Pierre Gandon, gravure Henri Cortot,


Ainsi, la valeur en euros de notre affranchissement composé n’est pas de 0,05 + 3/6,56… = 0,51 euros  comme s’il s’était agit d’un T-P en Nouveau Franc, ainsi qu’ a voulu le faire croire son expéditeur. Sa valeur n’est en réalité que de 0,05 + 3/100ème de 6.56 ce qui donne au total 0,08 euros. Soit une insuffisance est de 0,43 euros au tarif du 1er mars 2009 pour  l’éco’ pli.


Normalement, la lettre eut donc du être taxée au destinataire. Mais comme la machine s’y est trompée, le personnel de la Poste également, elle a été remise telle qu’elle. Pour devenir une (petite) pièce d’histoire postale.


De la même veine et également très intéressant, cet autre affranchissement composé avec la Marianne de Gandon 3 F en utilisation tardive, présenté par Sophie Bastide dans le n° 1822 d’octobre 2008 de «l’Echo de la Timbrologie».


La lettre a pareillement été oblitérée par une MTP Toshiba. Cette fois, celle du CTC Montigny-le-Bretonneux  ROC 16472A où elle est passée le 04-08-08 et où elle a également reçu la marque « standart » des plis non-prioritaires. Sans plus de problèmes, ni pour le destinataire, ni pour l’expéditeur bien qu’il s’agisse ici d’un pli à la fois insuffisamment affranchi et composé avec des timbres illégaux.


Im 3 aff composé

 

Occasion de faire le point sur les limites d’utilisation des timbres français neufs.


Comme l’écrit l’Echo : «Qu’ils soient en euros, en francs nouveaux ou anciens, la plupart des timbres français peuvent être utilisés pour affranchir le courrier du moment où leur montant (ou la somme de leurs valeurs faciales) correspondent au tarif en vigueur. Toutefois, ce n’est pas le cas pour certains d’entre eux qui ont été démonétisés, c’est à dire ont perdu leur pouvoir d’affranchissement ; moins d’une centaine. Parmi eux les Semeuse, les séries Orphelins, J.O. de 1924, Arts déco. ou surchargés de la Caisse d’Amortissement».  Ces timbres démonétisés ne sont donc plus admis pour affranchir le courrier puisqu’ils en ont perdu le pouvoir ; cette non-autorisation conduisant à l’application d’une taxe au destinataire (en principe).


Par suite d’une décision intervenue au 1er novembre 1944 après la Libération du territoire et la chute du régime de fait dit «Etat Français» fondé par le maréchal, les timbres «Pétain» ont également été démonétisés. Les conséquences de leur emploi sur le courrier sont cependant différentes.

Im 4 aff composé
Emission 4 12 1941, YT 505, Dallay 513, dessin et gravure Jean Vital Prost

En effet, «ces T-P ont non seulement perdu leur pouvoir d’affranchissement mais ils sont également interdits,» rappelle S.B. Ce qui signifie que  «tout courrier revêtu d’un timbre à l’effigie de Pétain devrait (normalement)  ne pas être acheminé à son destinataire mais faire l’objet d’un retour à l’expéditeur».


«L’Echo de la Timbrologie» ne précise pas si le pli a ou non été retourné à son auteur. Mais il est fort probable que, comme le précédent, il a du être distribué à l’adresse de destination. En effet, les allers-retour de courrier coûtent de plus en plus cher à La Poste, sans compter les manipulations intermédiaires et le temps passé par les facteurs à la perception des taxes, le tout pour un gain limité. Aussi bien, l’Opérateur historique se donne t’il de moins en moins les moyens de faire respecter une réglementation méconnue par un nombre croissant de ses agents. Surtout quand elle a 65 ans.

 

M K APN 92 août 2009
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