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  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois à 10h. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 17:18

Curieusement, les philatéliste qualifient de «pré-philatélique» la période précédant l’emploi de timbres-postes pour l’affranchissement du courrier.  Comme si la figurine postale collée sur la lettre était essentielle à la philatélie, comme si,  hors la présence d’un timbre-poste sur un courrier, le pli n’était plus «philatélique». Comme si, de ce fait, les collectionneurs de ce type de courrier ne méritaient pas l’appellation de «philatéliste» ! Ce qui est effectivement absurde quand on sait le succès et l’importance prise depuis toujours par les collections de lettres et marques postales dans le négoce et les expositions philatéliques ainsi que le cœur des philatélistes spécialisés en  «Histoire postale» …

 

Quoiqu’il en soit,  cette prétendue période «pré-philatélique» s’est achevée dans la plupart des pays européens aux alentours de la moitié du 19ème siècle ; les T-P ayant été introduits en Grande-Bretagne en 1840, en France en 1848,  dans de nombreux autres pays, dont l’Espagne en 1850.

 

Cette dernière renouerait elle avec cette tradition 158 ans après la mise en service de ses premières vignettes postales détachables ? Au vu de nombreux courriers expédiés des quatre coins du pays et arrivés depuis deux ans dans diverses destinations, il semblerait bien que oui.

 

Outre les mentions « Correos España » et leur logo « cor de poste », la caractéristique commune des nouvelles marques postales espagnoles,  semble t’il apparues en 2008, est la mention «Franqueo Pagado en Oficina» qui signifie «Affranchissement payé au bureau». Deux différents types de marques peuvent être observées, paraissant correspondre à deux modes de marquage.

 

Marquage manuel : Les cachets au tampon rencontrés sur le courrier sont rectangulaires, au format 6,3 x 3,8 cm. En leur centre, ils comportent un autre rectangle de 3,6 x 1,9 cm, entourant la date d’expédition au bureau, à gauche et à droite les mentions Correos España, au dessus le nom du bureau, et sous un numéro d’ordre, la mention «Franqueo Pagado en Oficina». Point essentiel : l’absence de timbre-poste, qui tendrait à montrer que ces cachets sont utilisés lorsque le bureau ne dispose pas des vignettes postales correspondant à l’échelon tarifaire et/ou à la zone tarifaire de destination. Autre point, qui différencie complètement les courriers comportant ces cachets avec ceux de la période «pré-philatélique» des 18 & 19èmes siècles : l’absence de toute indication de tarif. Moyennant une marque supplémentaire, nos lettres d’avant l’ère du T-P avaient au moins le mérite de nous renseigner sur le prix payé (ou à payer) selon le poids et la distance. Ces informations sont ici  complètement absentes et la même marque est utilisée pour la lettre simple ou la lettre recommandée.

Image 1

Image 2

Marquage mécanique : Plusieurs types de machines semblent avoir été mises en service dans les différentes villes espagnoles, qui ne se distinguent  entre elles que par des différences mineures dans les empreintes, notamment leur taille. En commun, celles-ci comportent trois parties : au centre, une double couronne de Ø extérieur 2,7 cm , avec ou sans pont, la date en jj.mm.aa sur une seule ligne et entre les deux cercles le nom du bureau avec, dans les grandes villes comme Madrid, son n° Suc . A leur droite, un cadre publicitaire de taille et de contenu variables. A leur gauche, un rectangle de 5,2 x 2,8 cm entourant le label « Correos España », son cor de poste surmonté de la couronne royale et la mention « Franqueo Pagado en Oficina ». Pas davantage que les marques manuelles, les empreintes mécaniques ne comportent d’indication tarifaire. Et sur le courrier, rien non plus ne précise le régime sous lequel il est appelé à circuler. A noter que, contrairement aux marques du premier type, ces marques mécaniques en trois parties ne comportent aucun numéro d’ordre.
Image 4

Image 3

Mais si la fonction de ces nouvelles marques reste en premier lieu  de matérialiser l’affranchissement de la lettre, on les trouve aussi, à présent, sur du courrier comportant des timbres-postes. Dans ce cas, il s’agit de lettres dont l’affranchissement en T-P est insuffisant par rapport au tarif, eu égard au poids et/ou à la destination.


Image 5

 

 

Précédemment, comme aujourd’hui en France (mais pour combien de temps encore ?), les compléments payés en numéraire au bureau donnaient lieu à l’apposition d’une vignette issue d’une machine électronique de guichet. A présent, la nouvelle marque mécanique permet tout  à la fois, de signifier que le complément  a été acquitté et d’oblitérer les T-P collés sur le courrier. Double fonction donc : affranchissement et oblitération.

 

En fait, la mise en place de ces nouvelles marques parait étroitement liée à la suppression progressive des distributeurs automatiques au sein des « Ofinas » espagnoles. C’est du moins l’hypothèse que l’on peut poser à la suite d’un  entretien que nous avions pu avoir avec un responsable des Correos,  rencontré sur leur stand lors du dernier Salon d’Automne de Champerret.

 

Selon lui, les vingt dernières années, les Postes espagnoles avaient développé un important parc de machines à distribuer des vignettes d’affranchissement, tant au guichet qu’en libre-service au bureau. Livrées par les principaux fabricants européens, celles ci délivraient des figurines parfois d’une grande qualité graphique. Mais face au gonflement de leur coût d’entretien - maintenance et celui des fournitures en papier et encre, la décision aurait été prise d’abandonner  ce type d’équipement  et de mettre en place, corrélativement, des moyens manuels ou mécaniques, moins onéreux.  

 

Vraiment plus économique au global ? Cela ne semble pas certain. Certes, on économise d’une part sur le matériel et les consommables. Mais de l’autre, on augmente nécessairement le travail des employés au guichet, donc les frais de personnel … et sans doute la durée d’attente des usagers. Mais celle-ci n’est pas comptée, évidemment.

 

En France, La Poste parait avoir fait un choix stratégique complètement opposé. Dans ses Bureaux nouvellement agencés, afin de réduire la charge des guichets ainsi que les temps d’attente, elle invite ses clients, aujourd’hui encore davantage qu’avant, à utiliser le plus  possible ses automates électroniques, rendus aptes à distribuer des vignettes pour tous les types et niveau de tarification, y compris la recommandation et utilisables par CB à partir de 0,01 euro.

 

Pour reprendre une terminologie d’économiste anglo-saxon : « capital saving – labor using » au sud des Pyrennées ; « capital using - labor saving » au nord ? Vérité d’un côté, erreur en deçà ? Vieux débat, pas prêt d’être clos. En tous cas : affaire à suivre et pas seulement par les marcophiles.

 

                                                         Michel KREMPPER APN 92

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 17:20

Le "Blue Boy" d’Alexandrie et sa lettre

 

"Brûlé comme d’habitude." La lettre s’achevait sur ces mots. C’était une simple instruction sur laquelle on s’était mis d’accord antérieurement. Heureusement, cette lettre de 1847 et sa célèbre enveloppe furent sauvées grâce à la présence sur l’enveloppe du seul exemplaire connu du timbre sur papier bleu du receveur des postes d’Alexandrie, en Virginie.


A l’exposition de Washington 2006, l’enveloppe et le timbre ont été à nouveau réunis, pour la première fois depuis 1907.


Oui, c’est une histoire d’amour devenue particulière grâce à un timbre – et cela représente tellement plus. Il y a un portrait de Daniel Bryan, un hardi receveur des postes d’Alexandrie, entre 1821 et 1853. Etait également exposé un album de famille contenant la correspondance relatant la première vente du timbre “Blue Boy” en 1907 et les articles de presse relatant l’évènement.


Imprimé après la réforme des tarifs postaux du 3 mars 1845, les timbres du receveur constituent une des plus grandes raretés philatéliques des Etats-Unis, et le “Blue Boy” est le plus prisé d’entre elles. Le dernière exemplaire a été vendu en 1981 pour la somme de $1,000,000 par David Feldman, Suisse.


Exposé à Washington 2006 avec l’aimable autorisation de David Feldman, Suisse. Lettre et album mis gracieusement à disposition par Mme R. L. Cheeseman et sa famille. Portrait de Daniel Bryan fourni par le musée The Lyceum, Alexandrie, Virginie, cadeau de Peter Lawrence.

 

Blues boys          

  

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 12:25

L’utilisation du poète NJEGOŠ du fascisme au titisme
Timbres-postes et propagande en Yougoslavie


2.-Njegos, A. Sidoti-1re de couverture-final


Le livre que publie Antoine Sidoti est un exemple original et exceptionnel des liens étroits qui peuvent parfois exister entre la Philatélie et l’Histoire.

 

Comment le timbre a-t-il été utilisé pour servir les destins d’un occupant ? Le point de départ de l’histoire est l’image du verso, cas philatélique unique.


Comment cette émission a-t-elle été utilisée par les occupants successifs pour conforter leurs pouvoirs, jusqu’aux années récentes ?


Comment tous ces évènements ont-ils produit des raretés philatéliques, dont bien peu d’entre nous soupçonne l’existence, alors qu’elles concernent un pays d’Europe à quelques encablures de la France, le Monténégro, pays qui a recouvré son indépendance le 3 juin 2006 et qui est destiné à devenir dans les prochaines années membre à part entière de l’Union Européenne ?Citons l’auteur dans son avant propos : «Disons pour conclure que nous avons voulu voir comment de “simples” timbres-postes sont utilisés comme outils de propagande, et montrer qu’en tant que tels ils sont bien matière à la recherche historique. Sans aller jusqu’à entreprendre une réflexion théorique sur l’imaginaire, la mémoire ou les usages du passé, nous pensons que notre récit constitue la première tentative importante d’une telle étude menée sur un exemple précis».


L’Italie de Mussolini avait bien fait la promesse de ne jamais toucher à l’intégrité du Monténégro. Cette clause secrète avait été signée lors du mariage du prince Victor-Emmanuel de Savoie avec la princesse Jelena [Elena] Petrović Njegoš, en 1896. Mais en avril 1941, l’Italie fasciste, avec la bienveillante acceptation de son allié, l’Allemagne nazie, occupe le pays avec la promesse de remettre sur le trône la dynastie Petrović Njegoš déchue en 1918 et de «libérer» les Monténégrins de l’«occupant» Serbe. Si le Statut annoncé par la «Déclaration du retour du royaume du Monténégro» du 12 juillet 1941 avait pu être promulgué, il aurait donné la mesure de la fausse indépendance promise !


La révolte éclate (dans la nuit du 12 au 13 juillet) contre le prétendu libérateur. C’est un Governatorato qui est finalement institué, sous l’autorité d’un général de l’armée italienne, Alessandro Pirzio Biroli. Par là-même, Victor-Emmanuel III devient roi du Monténégro, en contradiction avec ladite clause secrète.


Le 9 mai 1943, l’administration d’occupation italienne émet dix figurines postales «en l’honneur» de l’illustre ancêtre de la reine d’Italie, le prince-évêque et poète Pierre II Petrović Njegoš (1813-1851), dit Njegoš. Ce sont des timbres Monténégrins émis par l’Italie, mais rien ne le rappelle en apparence. Leur verso porte des inscriptions de textes en cyrillique tirés d’œuvres littéraires du poète tandis que leur recto porte l’inscription du nom «Monténégro» également en cyrillique et il est illustré avec des tableaux de Pero Poček (1878-1963), un artiste d’origine monténégrine, naturalisé italien, familier de la reine et époux d’une filleule du roi d’Italie Umberto 1er. Six figurines complémentaires sont émises conjointement pour la poste aérienne.


 L’analyse des unes et des autres révèle le fond historique et le message de mémoire dont elles sont chargées. C’est ce que s’attache à analyser très finement le livre d’Antoine Sidoti. Les liens de Pero Poček et de Njegoš avec la famille régnante italienne, le choix des tableaux représentés exaltant le patriotisme monténégrin, les extraits des poèmes de Njegoš imprimés au verso, jusqu’au choix des images des timbres de poste aérienne montrant des «paysages» majeurs du pays pour évoquer le passé et/ou affirmer la territorialité du Monténégro.


Paradoxe pourtant, cette série, voulue par le gouvernement fasciste Italien, flatte le patriotisme monténégrin et du même coup se retourne contre ses auteurs, considérés bien sûr comme des libérateurs par certains, mais qui ne sont pas moins à leurs yeux des occupants.


Les «libérateurs» Allemands (en 1943-1944) et le «mou-vement de Libération nationale» des partisans de Tito (en 1945) utilisent à leur tour, en les surchargeant, les mêmes timbres. C’est ici que l’on rencontre les plus grandes raretés. Pour les Allemands, trois surcharges assez «décalées» par rapport à la situation locale de l’époque : l’une d’une «Commission nationale administrative», l’autre pour l’«Assistance aux réfugiés», la troisième pour la Croix Rouge ; comportant toutes des valeurs faciales trop exagérées pour être honnêtes. Pour Tito, il s’agit de célébrer la libération et la reconnaissance de la «Yougoslavie fédérative démocratique», instituée au cours de la guerre de libération avant qu’elle ne soit remplacée par la République Fédérative Populaire de Yougoslavie, le 29 novembre 1945.


Dans la Yougoslavie de l’après-guerre, le pouvoir de Tito continue de vouloir «honorer» Njegoš et son œuvre : en détruisant la modeste chapelle funéraire voulue par l’intéressé sur le mont sacré monténégrin, le Lovćen, et en édifiant à sa place un mausolée digne du régime ; en instituant le «Prix Njegoš de littérature», une sorte de Prix Nobel yougoslave ; en faisant de l’intéressé un «précur-seur» et un champion de l’idéologie marxiste du pays !


Par-delà sa valeur philatélique, l’émission postale du 9 mai 1943 pour le Monténégro est un document historique exceptionnel, unique. L’analyse historique, picturale, littéraire, et philatélique d’Antoine Sidoti est totalement nouvelle. Rapportée à l’histoire passée, elle permet une lecture inhabituelle de lieux de mémoire des Monténégrins, qui n’ont jamais voulu accepter la domination ottomane ni par les armes, ni par la civilisation. Rapportée à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, elle montre un aspect remarquable de la démagogie de l’occupant, qui croit bien faire en flattant l’amour atavique des Monténégrins pour la liberté. En filigrane, nous entrons dans l’œuvre poétique et politique de Njegoš – les publications actuelles le concernant sont inexistantes –, et nous est dévoilée l’œuvre du peintre Pero Poček.


La Seconde Guerre mondiale terminée, l’exploitation démagogique de Njegoš se poursuit. Le pouvoir titiste n’a de cesse de «yougoslaviser» le poète et de « laïciser » le prince-évêque : puisque, comme nous l’avons déjà précisé, il va en faire le «précurseur» de sa propre lutte de Libération nationale «populaire» et «démocratique».

La présence de Njegoš continue de hanter la Yougoslavie post-titiste 45 ans plus tard : pour preuve l’émission «Europa 1998» qui reprend le même thème (les peintures de Pero Poček) et, enfin, après la disparition du nom même de Yougoslavie en 2003, l’État Serbie-Monténégro, avant l’indépendance de l’une et de l’autre en 2006.


Troisième volet du triptyque d’Antoine Sidoti  consacré à la Seconde Guerre mondiale dans les Balkans, L’Utilisation du poète Njegoš … complète
Le Monténégro et l’Italie … (Vol. Ier) et Partisans et Tchetniks ... (Vol. II).

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 12:34

Pourquoi ne pas collectionner les timbres d’AUSTRALIE. Ils évoquent souvent de manière originale le mode de vie de ses habitants.

N’oublions pas que l’Australie a fourni à la France notamment de nombreuses espèces de plantes que l’on trouvait au Château de la Malmaison du temps de Joséphine, et d’animaux dont quelques uns sont conservés (naturalisés) dans différents musées.

Ces animaux et plantes furent amenés en France par l’expédition Baudin, chargé par Napoléon 1er de découvrir cette terre lointaine.

En 2002, une émission postale commune France-Australie  amène l’émission de 4 timbres, deux en France, deux en Australie pour célébrer la rencontre des deux navigateurs Nicolas Baudin et Matthew Flinders.

Cette émission est l’occasion d’une fête, le 4 avril 2002,  à l’ambassade d’Australie à Paris à laquelle l’APN était présente à travers Daniel Jacquelin, adhérent et collectionneur des timbres d’Australie.

Il a profité de cette manifestation pour composer ce document, unique, en souvenir de cette commémoration.


Emission France Australie 2002

 

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 17:30

Il se passe toujours quelque chose du côté du Musée de La Poste : Expositions, conférences etc.


Mais, plus discrètement, le Musée propose dans sa boutique des souvenirs postaux.

Ainsi cette carte de 1989 éditée à l’occasion du bicentenaire de la Révolution Française.

Cette carte présente deux faces avec « fenêtres ». Un disque inséré entre les deux faces permet de faire apparaître au choix et par face quatre timbres différents en rapport avec l’histoire de France.


Les Timbres représentés : n°s 315, 444, 1678, 1679, 1680, 1729, 2537, 2573.

Il reste un cinquième visuel qui est une carte blanche permettant d’écrire un message.
Peu de cartes de ce type ont voyagé. Elles dépassaient les 20g d’où un affranchissement à 3,70 Francs et bien sûr le cachet du Musée postal pour oblitération (ici du 29 juillet 1989).

 

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 10:35
Le timbre « grotte de Niaux » représentant les peintures rupestres découvertes en 1906
en Ariège a été émis officiellement le 7 juillet 1979. C’est le premier jour officiel donné
par La Poste.
 
Rien de particulier jusque là pour ce timbre qui porte le numéro 2043 dans le catalogue Yvert et Tellier.

TP Grotte de Niaux 2
Ce qui est moins banal est que des timbres ont été mis en vente dès le printemps 1979. Témoin la lettre ci-dessous datée du 4 avril 1979.

Lettre-Grotte-de-Niaux.jpg

Ce fait est confirmé par le catalogue Marianne édité en 1982, dans lequel ce timbre qui porte le n° 79-26 est présenté accompagné du commentaire suivant :

«100 000 timbres environ ont été mis en vente dès le 19 mars 1979 dans la Région Parisienne  par erreur ».

Une erreur qui créé quelques rareté car on a très peu parlé de cette vraie-fausse émission anticipée.

Alors, recherchez dans vos boîtes ou sur vos timbres. On ne sait jamais !


Depuis la publication de cet article sur le blog en 2008, un internaute Suisse nous a fait parvenir une trouvaille particulièrement intéressante : il s’agit d’une lettre oblitérée du 19 mars 1979, soit le « vrai premier jour » de mise en vente de ce timbre.

Nous ne résistons pas au plaisir de l’ajouter à cet article.

Merci Sébastien !

 Lettre-19-mars-1979.jpg

  Lettre du 19 mars 1979
APN 2011
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 17:33

A.-SIDOTI.jpg  ANTOINE SIDOTI

 
L’UTILISATION DU POÈTE NJEGOŠ
 DU FASCISME AU TITISME 

2.-Njegos, A. Sidoti-1re de couverture-final
Malgré la promesse de l’«Italie libérale» de ne jamais toucher à l’intégrité du Monténégro (clause secrète signée lors du mariage du prince Victor-Emmanuel de Savoie avec la princesse Jelena [Elena] Petrović Njegoš, en 1896), l’«Italie fasciste» occupe le pays en avril 1941, avec la promesse de remettre sur le trône la dynastie Petrović Njegoš déchue en 1918. Si le «Statut» annoncé par la «Déclaration du retour du royaume du Monténégro» (le 12 juillet 1941) avait pu être promulgué, il aurait donné la mesure de la fausse indépendance promise ! Suite à l’éclatement de la révolte (dans la nuit du 12 au 13 juillet) contre le prétendu libérateur, c’est un Governatorato qui est finalement institué, sous l’autorité d’un général de l’armée italienne. Par là-même, Victor-Emmanuel III devient roi du Monténégro, en contradiction flagrante avec ladite clause secrète.

Le 9 mai 1943, l’administration d’occupation italienne émet dix figurines postales «en l’honneur» de l’illustre ancêtre de la reine d’Italie, le vladika (prince-évêque) et poète Pierre II Petrović Njegoš (1813-1851), dit Njegoš. Leur verso porte des inscriptions de textes tirés d’œuvres littéraires de ce dernier et leur recto est illustré avec des tableaux de Pero Poček (1878-1963, un artiste d’origine monténégrine, naturalisé italien, familier de la reine et époux d’une filleule du roi d’Italie Umberto I). Six autres figurines émises conjointement et qui montrent des «paysages» les complètent. L’analyse des unes et des autres révèle le fond historique et le message de mémoire dont elles sont chargées. Les «libérateurs» Allemands (en 1943-1944) et le mouvement de Libération nationale des partisans de Tito (en 1945) les utilisent à leur tour en les «surchargeant».


Dans la Yougoslavie de l’après-guerre, le pouvoir continue de vouloir «honorer» Njegoš et son œuvre : en détruisant la modeste chapelle funéraire voulue par l’intéressé sur le mont sacré monténégrin, le Lovćen, et en édifiant à sa place un mausolée digne du régime ; en instituant le «Prix Njegoš de littérature», une sorte de Prix Nobel yougoslave ; en faisant de l’intéressé un «précurseur» et un champion de l’idéologie marxiste du pays !

Intérêt

Nous constatons comment le présent du Monténégro, entre 1941 et 1943, s’inscrit dans la continuité et dans les «précautions» toutes relatives de l’histoire. La logique de l’évolution institutionnelle du pays est implacable. Inédit en France, le «Statut du royaume du Monténégro» promis par l’occupant est l’illustration de l’idée que le prétendu libérateur se fait de l’indépendance qu’il dit vouloir «offrir» aux Monténégrins.
 
Par-delà sa valeur philatélique, l’émission postale du 9 mai 1943 pour Monténégro est un document historique exceptionnel, unique. Notre analyse (historique, picturale, littéraire, philatélique, et in fine vexillologique) est totalement nouvelle. Rapportée à l’histoire passée, elle permet une lecture inhabituelle de lieux de mémoire des Monténégrins, qui ne veulent accepter la domination ottomane ni par les armes, ni par la civilisation. Rapportée à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, elle montre un aspect remarquable de la démagogie de l’occupant, qui croit bien faire en flattant l’amour atavique des Monténégrins pour la liberté. En filigrane, nous entrons dans l’œuvre poétique et politique de Njegoš (1813-1851) – les publications actuelles le concernant sont inexistantes et, quand des allusions existent elles sont soit utilisées à des fins partisanes soit incompréhensibles pour les non initiés –, et nous dévoilons au grand public l’œuvre du peintre Pero Poček (1878-1963).
 
La Seconde Guerre mondiale terminée, l’«actualisation (exploitation)» démagogique de Njegoš se poursuit. Le pouvoir titiste n’a de cesse de «yougoslaviser» le poète et de «laïciser» le prince-évêque. Il va jusqu’à en faire le «précurseur» de sa propre lutte de Libération nationale «populaire» et «démocratique».

 

 

L’ouvrage, publié par les éditions ÉDILIVRE À PARIS, coll. “Universitaire”, peut être commandé en librairie ou via Internet. Sur Internet, il est disponible sous forme de livre imprimé traditionnel (www.edilivre.com, ainsi que sur d’autres sites bien connus des internautes, tels Amazone.fr ; Alapage.fr ; Chapitre.com ; BNF, etc…) et sous forme téléchargeable (dans ce cas, à un prix inférieur, sur le site de la maison d’édition).


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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 18:51

«PONT VALENTRÉ»

Timbre-cahors-valentre.jpg

 

Une exposition philatélique sera organisée par l’Union Philatélique du Quercy (UPQ) avec le concours de l’Association Française de Philatélie Thématique (AFPT), la municipalité de Cahors, l’Association pour les 700 ans du Pont Valentré et La Poste.

Date et heure :     samedi 26 avril 2008 (10H00-12H30 - 14H30-18H00)

et

                           dimanche 27 avril 2008 (9H00-12H00 - 14H00-17H00)

Lieu : Espace Clément Marot à Cahors (46)

Invités d’honneur :

-          André LAVERGNE, le graveur du timbre, sera présent pendant toute la durée de l’exposition et dédicacera ses œuvres

Michel POLOMSKI, dessinateur lotois de Bandes Dessinées, aura un stand et dédicacera aussi ses œuvres, dont une BD consacrée au Pont Valentré

L’exposition philatélique sera consacrée à la thématique «Ponts» au travers des diverses collections qui y seront présentées :

  «La catastrophe du Pont de la Tay» de Jean GRILLOT, présentation de type    
   «Classe ouverte».

Cette exposition sera agrémentée par la présentation d’une collection de cartes postales anciennes sur le Pont Valentré, de Jean-Michel RIVIERE et par une collection de Jean-Jacques PESTEL sur  «La Vallée du Lot».

Un colloque aura lieu le samedi 26 avril  après-midi avec 2 conférences :

-      A 15H00 : «Comment diversifier le matériel philatélique dans une présentation thématique» par Michel KREMPPER

-    A 16H30 : «La représentation des ponts en philatélie» par Michel WAGNER, membre de l’AFPT et webmaster d’un site Internet consacré à la thématique «Ponts».

Un concours de dessin d’enfants a été organisé auprès des écoles du Lot sur le thème «Dessine ton Pont Valentré». Les dessins seront remis pendant les 2 jours et présentés dans  la salle de l’exposition philatélique. Un jury désignera les 5 lauréats qui verront leurs dessins reproduits sur une série de 5 prêt-à-poster avec le timbre «Pont Valentré», série à paraître en juin 2008. De nombreuses récompenses leur seront attribuées par les différents partenaires du comité d’organisation. Le règlement est disponible sur le site de la Ville de Cahors et de l’association «Les 700 ans du Pont Valentré».

Une vente de souvenirs philatéliques, édités par l’UPQ, aura lieu pendant les 2 jours.
Ils seront au nombre de 4 :

   
Une carte postale maximum représentant le Pont Valentré, reproduction d’une photo prise sous le même angle que le timbre (format horizontal).

-    
Une carte postale avec la reproduction d’un dessin du Pont Valentré, œuvre de Serge BOURDON, membre de l’UPQ (format horizontal).

-   
Une enveloppe au format 114x162 avec la reproduction d’un autre dessin de Serge BOURDON (format vertical).


-   
Une enveloppe au format 114x162 avec la reproduction d’une photo inédite du Pont Valentré (format vertical).


Tous ces souvenirs seront proposés à 3€ pièce sur place ou par correspondance. Envoyer les commandes à Jean-Jacques PESTEL 29 Avenue de Montviguier 46100 FIGEAC avec chèque joint à l’ordre de l’UPQ + frais de port au tarif en vigueur, suivant le nombre de souvenirs commandés.

Pour plus d’informations, contacter

Jean-François CARDE

Tél. : 05 65 34 65 54

E-Mail : jfcarde@free.fr


  Carte-postale-1.jpg Enveloppe-n-2.jpg

 

Pour plus d’informations, contacter

Jean-François CARDE

Tél. : 05 65 34 65 54

E-Mail : jfcarde@free.fr

 

carte postale maxi 1      Enveloppe n°1

 

 

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 09:48

C’est sous le titre «Pseudo PAP ou vraie fantaisie» qu’est paru dans le numéro de septembre 2004 de «L’Echo de la Timbrologie» un article relatif à la carte émise par La Poste pour permettre aux philatélistes de voter et choisir la nouvelle Marianne appelée à remplacer début 2005 l’actuelle Marianne de Luquet. 

 

PAP Concours Marianne recto 

 

Cette carte a pour caractéristique d’être ornée au verso d’une Marianne rouge pour permettre le renvoi à La Poste.


PAP Concours Marianne verso

Plusieurs milliers d’exemplaires ont été mis à disposition des visiteurs du Salon du Timbre en juin/juillet dernier. 

Mais dès les premiers jours, les stocks ont été raflés par quelques «petits malins» croyant qu’il s’agissait là d’un PAP inédit ! 

Or «ces cartes ne sont pas des PAP, ni des entiers postaux, ni même des PAP-réponses, mais de simples documents administratifs ornés d’une Marianne de Luquet», nous dit l’auteur de l’article ! 

 

Quelques explications complémentaires sembleraient toutefois nécessaires : en effet ce document a toutes les apparences d’une carte pré-timbrée émise par La Poste. C’est à dire un PAP - réponse de La Poste

 

On comprend que La Poste ne souhaite pas encourager une inutile spéculation sur un document qui aurait dépassé son objectif initial dès le jour de son émission.


Mais comment ne pas s’interroger sur cette « erreur de casting » au moment ou des précisions sont apportées sur l’utilisation en compétition philatélique des divers PAP.


Si les PAP officiels émis par La Poste à son initiative sont d’incontestables documents philatéliques utilisables sans réserve particulière, les PAP dits « locaux » ne sont pas acceptés en compétition lorsque leur existence est due à des initiatives privées. (Ce n’est pas le cas de tous et il est souvent difficile d’obtenir l’information exacte quant à l’origine du PAP).

 

  PAP officiel de la poste

 

Une exception vient toutefois d’être pointée concernant ce que l’on a baptisé les PAP – réponses.


Un excellent article paru en octobre 2003 sous la signature de Bertrand Sinais dans «L’Echo de la Timbrologie» permet de bien comprendre l’origine et l’usage de ces PAP un peu particuliers.


Ils sont nés de l’initiative d’une entreprise de vente par correspondance ayant repiqué son adresse sur des PAP courants pour inciter les clients à répondre à ses offres.

Par la suite des organisations humanitaires ont fait de même.


PAP organisation humanitaire 1    

  PAP organisation humanitaire 2

 PAP organisation humanitaire 3

PAP organisation humanitaire 4  

 

La Poste, prenant conscience de ce nouveau créneau commercial (qui existait déjà sous d’autres formes comme les cartes T Figure 5)) a proposé ce service (Postréponse) aux entreprises et associations (400 000 dossiers envoyés).

Carte T organisation humanitaire

 

 Ce service est accessible à partir de 50 000 PAP commandés pour les PAP avec Marianne et 100 000 exemplaires pour les PAP avec d’autres timbres.


On le rencontre donc en diverses occasions, utilisé parfois par l’Administration (le Ministère des armées Figure 5) ou les chambres consulaires (les Chambres d’Agriculture Figure 6).


PAP bureau service national

PAP chbre agriculture

 

La Commission Thématique Nationale auprès de la Fédération Française des Associations Philatéliques (FFAP), a confirmé dans sa réunion plénière du 18 janvier 2004 que ce type de document était utilisable en compétition « s’il a circulé » c’est-à-dire s’il a été retourné à son commanditaire auprès de La Poste. Il est utilisable « de façon comparable à un document timbré sur commande ».


 PAP organisation humanitaire oblitéré 1  PAP organisation humanitaire oblitéré 2

 

Reste à préciser le sort de ceux qui «n’ont pas circulé» qui ont évidemment un intérêt philatélique légèrement inférieur, mais demeurent quand même des PAP – réponse.

 

Enfin, quelle place accorder aux PAP – réponses détournés de leur usage d’origine : tel est le cas d’un PAP – réponse d’une organisation caritative (ci-dessous, l’UNICEF) qui a été utilisé comme PAP ordinaire en masquant l’adresse et le nom de l’émetteur en haut à gauche du document.

 

PAP organisation humanitaire détourné 1   

 

D’autres, plus malins, découpent la partie PAP timbrée pour la recoller sur une enveloppe ordinaire. Aucune valeur philatélique dans ce «bricolage». 


  PAP organisation humanitaire détourné 2

Plus généralement, la question des diverses formes de PAP que nous révèle la vie postale moderne n’est pas près d’être close. Elle est en pleine effervescence et c’est tant mieux. C’est ce qui se passait il y a cent ans et plus et qui nous vaut aujourd’hui une richesse documentaire philatélique, source inépuisable d’idées pour les collections d’Histoire Postale et Thématiques.

 

Notez bien pour finir que les négociants de la CNEP se sont engagés à ne pas proposer de PAP issus d’ONG dans leurs ventes, ceci par souci de déontologie vis à vis des ONG.

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 21:25

Chacun se souvient du timbre émis par la Poste le 16 octobre 2000 sur le thème «technologie et nouveau millénaire» en prélude au changement de millénaire.

 
D’un graphisme très stylisé, et d’une valeur faciale courante (premier échelon de la lettre simple), il a été abondamment utilisé et d’un point de vue «valeur» ne participera pas à la valorisation «spéculative» de la collection de France.

TP Technologie 2001


Plus original est ce timbre revêtu des oblitérations de fin de millénaire et du début du suivant.
 Cachets du millénaire TP technologie

 

Sans doute peu utilisé est le PAP édité au même moment avec le même graphisme.

 

  PAP technologie 2001

Mais, beaucoup moins connu est le Prêt à poster (PAP) émis un an plus tard par la Poste au niveau régional, voir même local reprenant le même graphisme mais avec le millésime «2002» au lieu de 2001 sur le timbre, et sans indication de valeur faciale.

 

Ce PAP a semble-t-il été émis du côté de Nancy par un service désireux d’envoyer ses vœux à ses clients (et amis !). La carte figurant à l’intérieur indique en effet « La Poste vous présente ses meilleurs vœux pour 2002 ». Cette carte est numérotée.

Mais toute l'histoire de ce PAP n'est pas encore connue de tous. il y a eu aussi semble-t-il l'objectif de faire un "coup philatélique" et c'est pourquoi la presse Philatélique est restée discrète sur cette émission locale.
 

 

  PAP technologie 2002

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