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Présentation

  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois à 10h. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 15:17
Appels à Mail Art 2014

L’Amicale Philatélique de Nanterre lance deux appels à Mail Art

1er appel à Mail Art :

 

Les TAAF dans tous leurs états !

A l’occasion des Journées nationales des pays de l’Océan Indien qui auront lieu en octobre 2014, l’Amicale Philatélique de Nanterre présentera une exposition des œuvres réalisées et inspirées d'après les timbres émis par les TAAF.

 

Format limité A4, épaisseur limitée à 3 millimètres maximum, technique libre.

 

Date limite de réception des créations : le 4 mars 2014

Afin de pouvoir bénéficier d’une oblitération des TAAF pendant la rotation du Marion Dufresne, les envois ne doivent pas voyager par la poste, mais sous enveloppe protégée avec un timbre des TAAF et doivent être adressés à :

 

Amicale Philatélique de Nanterre

Villa des Tourelles

9, rue des Anciennes Mairies

92000 Nanterre

 

Toutes les œuvres reçues à temps, seront remises au service courrier du Marion Dufresne.

 

Merci de ne pas oublier de mettre vos coordonnées au dos de votre création, afin de pouvoir faire une réponse à votre participation. Pour tous renseignements supplémentaires s’adresser à Nadine Zinutti :

nadine.zinutti@free.fr ou apn92@free.fr

 

Important : Pas de jury, pas de gagnant, pas de renvoi des œuvres.

2ème appel à Mail Art :

 

La ressourcerie, la nature et l’environnement !

Dans le cadre du 5ème festival de l’Ecozone qui aura lieu du 12 au 17 mai 2014 à Nanterre, l’Amicale Philatélique de Nanterre lance un appel à Mail Art sur le thème « la ressourcerie, la nature et l’environnement ».

 

Les meilleures œuvres reçues seront exposées au public, sur le stand de l’Amicale Philatélique, le samedi 17 mai 2014 dans le Parc des Anciennes Mairies.

 

Format limité A4 maximum, épaisseur limitée à 3 millimètres maximum, technique libre.

 

Merci de ne pas oublier de mettre vos coordonnées au dos de votre création, afin de pouvoir faire une réponse à votre participation.

 

Date limite de réception des créations : 7 mai 2014

Amicale Philatélique de Nanterre

Villa des Tourelles

9, rue des Anciennes Mairies

92000 Nanterre

 

Important : Pas de jury, pas de gagnant, pas de renvoi des œuvres.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 19:06

Voici trois lettres très récentes et originales : la première est affranchie au deuxième échelon de poids de la lettre prioritaire du nouveau tarif applicable depuis le 1er janvier 2013, soit 1,05 €. Elle a été composée de 21 timbres de 0,05 € dont deux bandes de 10 composant le haut d’une feuille de 100.

La seconde est l’œuvre d’un philatéliste qui a utilisé des timbres en francs pour réaliser cette lettre recommandée : le décompte est exact à 1 centime près: 6 x 4,40 F = 26,40 F soit 4,02€ pour une lettre prioritaire recommandée R2 sans AR soit : 0,63 + 3,38 = 4,01 €. Mais ce qui fait son originalité est son annulation par un cachet de service de la poste de Cusset dans l’Allier, bureau qui comme bien d’autres ne possède plus de timbre à date ordinaire.

Enfin la troisième, recommandée R1 (2,78 € sans accusé de réception) et affranchie au deuxième échelon de poids de la lettre prioritaire (1,05 €) est revêtue du bloc « soldats de plomb » émis en 2012. Le complément d’affranchissement fait de trois timbres à 0,10 € est surabondant de 7 centimes (3,90 au lieu de 3,83 €). Quand on aime les beaux affranchissements, il arrive que l’on compte moins !

Belles lettres d'aujourd'hui
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 07:06
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 07:01
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:40
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 08:28

Article écrit par Antoine Sidoti dans le "Lien Philatélique" n° 102

L’ « HISTOIRE DE FRANCE » ENTRE « DIT » ET « NON-DIT »
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 06:31

Les 14 et 15 septembre sont organisées les Journées Nationales du Patrimoine. A cette occasion, la philatélie sera présente au Mont Valérien, forteresse militaire dont le cadre géographique et historique en fait un lieu d’exception. Ce site abrite le 8ème Régiment de Transmission du Ministère de la Défense, qui a fêté cette année son centenaire et présente une exposition relative à son histoire. C’est une Loi du 30 mars 1912 qui a regroupé au Mont Valérien, à partir du 1er janvier 1913, les unités de télégraphie militaire de Métropole.

Encore fallait-il trouver une présentation philatélique adéquate, en rapport avec cette activité. Que soit remercié Jean Louis Quintana, thématiste nationalement connu qui va venir d’Albi pour présenter son étude sur les transmissions. En temps qu’ancien officier ayant servi dans cette arme, il est particulièrement bien placé.

A noter, que, l’État Major du 8ème RT a décidé d’émettre un MTM (Timbre à moi) pour commémorer le centenaire du Régiment.

Le centenaire du 8ème Régiment de Transmission du Mont Valérien
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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 15:05
Des reproductions philatéliques inégalement fidèles
 

Dans différentes émissions, la qualité d’impression laisse, hélas, plus ou moins à désirer. Par exemple les figures 14 à 18.

 

Au niveau technique, le tableau original du Louvre se caractérise par son flou, en italien sfumato, très difficile à rendre sur un timbre-poste, à moins d’un effort particulier de l’imprimerie. Le sfumato, qui signifie littéralement «enfumé» également traduisible par «évanescence», est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis.

 

Léonard de Vinci a notamment employé cette technique au niveau des yeux dans la mise en ombrage. Ce flou est en quelque sorte la «marque de fabrique» du peintre qui distingue l’œuvre originale de ses innombrables copies.

 

Figure 14 - Bulgarie,  1980, YT 93.

Figure 14 - Bulgarie, 1980, YT 93.

Figure 15 - France, avec  le timbre autocollant issu du carnet "Chefs d'oeuvres de la peinture" qui ne donne pas le meilleur exemple de fidélité dans l’émission du 28 janvier 2008, YT 4135.

Figure 15 - France, avec le timbre autocollant issu du carnet "Chefs d'oeuvres de la peinture" qui ne donne pas le meilleur exemple de fidélité dans l’émission du 28 janvier 2008, YT 4135.

Figure 16  Hongrie 1974.

Figure 16 Hongrie 1974.

Figure 17  Hongrie 1975.

Figure 17 Hongrie 1975.

Figure 18 - Yémen 1969.

Figure 18 - Yémen 1969.

A la décharge des administrations postales, notons que sur les timbres, la fidélité aux teintes d’origine est également rendue très difficile par leur évolution au cours des siècles. A la longue, les couleurs ont en effet fini par se mélanger en une sorte de grisaille, comme l’a récemment et très parfaitement mis en évidence une émission télévisée de France 5 (6).

 

Quoiqu’il en soit, il nous semble qu’auraient pu être plus soignées des émissions comme les figures 19 à 21.

Figure 19  Bhoutan, 1972, YT 375.

Figure 19 Bhoutan, 1972, YT 375.

Figure 20  Corée du Nord 1986.

Figure 20 Corée du Nord 1986.

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6 TV5, Mythe et mystère, La Joconde enregistrement de l’émission du 15 décembre 2011.

Figure 21   Paraguay 1971.

Figure 21 Paraguay 1971.

Émissions zoomant un détail du tableau
 
Plusieurs timbres ne s’attachent qu’à certains détails de l’œuvre. Avec la position des mains, l’expression du visage, les yeux et la bouche sont le plus souvent isolés (Figures 22 à 24).
 
Le sourire de La Joconde constitue à l’évidence l’élément le plus caractéristique du tableau. Il a le plus contribué au développement du mythe généré par l’œuvre. Ce sourire apparaît comme suspendu, prêt à s'éteindre : quand on le fixe directement, il semble disparaître pour réapparaître lorsque la vue se porte sur d'autres parties du visage. Le jeu des ombres accentue l'ambiguïté qu’il produit.
 
Depuis des siècles, le visage énigmatique de Mona Lisa est source d’interrogations, de même que la personnalité réelle du personnage représenté (7).
 
Très majoritairement, les historiens s’accordent à considérer Lisa Del Giocondo, née Lisa Maria Gherardini en mai 1479 à Florence (Toscane), épouse de Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo avec qui elle eu trois enfants, comme le modèle du tableau dont le nom viendrait de Madonna (Madame, en français), abrégé en Mona, et Lisa, son premier prénom. Mais d’autres conjectures ont aussi été émises : on continue parfois à considérer le tableau de La Joconde comme un autoportrait travesti, ce qu’attesterait la superposition sur le portrait de Mona Lisa des calques des autoportraits du peintre présents dans ses carnets de croquis. On s’est aussi basé sur une analogie : le visage de Mona Lisa serait superposable à celui de Catherine Sforza, princesse de Forli dans un portrait peint par Lorenzo di Credi. Mais ces deux points de vue sont restés minoritaires.
 
La charge symbolique du tableau est particulièrement remarquable. En italien, giocondo signifie « heureux, serein ». Léonard était sûrement conscient qu'il peignait non seulement le portrait d'une femme, mais aussi celui d'une expression. La Joconde constitue réellement le portrait de la sérénité idéale, comme la maternité épanouie de Mona Lisa del Giocondo qui venait de donner la vie à son troisième enfant lors de la réalisation de l’œuvre. La toile présente d’ailleurs une caractéristique bien particulière : les cheveux du modèle, non pas noués mais pendants, ce qui, à l’époque, n’était autorisé qu’aux femmes relevant de couche … ou aux prostituées. Des recherches récentes ont en outre établi que le sujet portait d’ailleurs sur elle le voile dont se couvraient les accouchées. D’aucuns voient donc dans La Joconde l'expression de la féminité, voire de la maternité, car elle semble apparaître comme tenant un enfant dans ses bras.
 
Dans une analyse fouillée, Sigmund Freud attribue à «Caterina, la propre mère de Léonard … ce mystérieux sourire, un temps pour lui perdu, et qui le captiva si fort quand il le retrouva sur les lèvres de la dame florentine» (8).
Figure 22 - France : sur le pont joignant  les timbres de la bande Louvre de 1993.

Figure 22 - France : sur le pont joignant les timbres de la bande Louvre de 1993.

Figure 23 - Grande-Bretagne 2008.

Figure 23 - Grande-Bretagne 2008.

Figure 24 Japon 2011, local.

Figure 24 Japon 2011, local.

Figure 25 - Allemagne 1952 YT 34  sur carte maximum.

Figure 25 - Allemagne 1952 YT 34 sur carte maximum.

Figure 26 - Gambie 1993.

Figure 26 - Gambie 1993.

Figure 27 - Guinée 1998 YT 1337.

Figure 27 - Guinée 1998 YT 1337.

Figure 28 - Guinée Bissau 2003 YT 1182.

Figure 28 - Guinée Bissau 2003 YT 1182.

Figure 29 - Guyana 1993.

Figure 29 - Guyana 1993.

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7. Sophie Herfort, La Joconde : qui était vraiment Mona Lisa ?, Michel Lafon, 2011, 304 p.

8. Sigmund Freud, Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, traduction et notes de Marie Bonaparte, NRF Gallimard, coll. Idées, 1983, 155 p.

Émissions d’une image recadrée avec parties manquantes
 
Beaucoup de reproductions philatéliques, en fait la majorité, souffrent d’un recadrage plus ou moins pertinent. Certes, le format original de l’œuvre 77 x 53 ne se prête pas à un rapport de réduction toujours réductible à celui d’un timbre. Mais la plupart des redécoupages conduisent à l’omission des détails du fond, d’importance non négligeable. Exemples figures 25 à 34.
 
On peut regretter ces recadrages dans la mesure où un examen attentif de l'arrière plan de l’original montre un paysage montagneux également remarquable, bien visible sur la carte maximum allemande, à défaut de l’être sur le timbre. Deux sujets secondaires s’y détachent : un chemin sinueux et une rivière enjambée par un pont de pierre, seul élément architecturé de l’ensemble (Figure 35).
 
Daniel Arasse, éminent historien de l’art, explique que ce pont peut être vu comme le symbole du temps qui passe. Pourquoi pas ? Mais chez Léonard de Vinci tout comme chez ses disciples, la présence du pont est récurrente.
 
Réminiscence d’ingénieur ? C’est également possible (10). Ce génie universel a lui-même inspiré la construction du pont de la Sainte Trinité à Florence (figure 36), édifié après sa mort à partir d’une de ses esquisses. On lui doit également l’invention des ponts-tournant, que commémore une maquette visible au château du Clos-Lucé d’Amboise, ultime demeure du grand savant, aujourd’hui musée (figure 37). Un pont se retrouve aussi sur d’autres peintures inspirées par Léonard de Vinci à ses successeurs, comme par exemple Léda, huile sur panneau de bois, 112 x 86 cm réalisée vers 1505-1510, visible Galleria Borghese à Rome (Figures 38 et 39).
 
L’observation minutieuse du fond révèle également une cassure de la ligne d'horizon, détail également très intéressant.
 
La tête de Mona Lisa sépare le tableau en deux parties dans lesquelles l'horizon ne se trouve pas au même niveau : du côté droit du tableau, cette ligne semble plus élevée que du côté gauche. Selon Daniel Arasse ceci renforcerait le symbolisme féminin. Pour Thierry Gallier, cette dissymétrie participe à sa démonstration de l’Isis révélée.
Figure 30 - Irlande 2000  YT 1238.

Figure 30 - Irlande 2000 YT 1238.

Figure 31 - Macédoine 2002  YT 246.

Figure 31 - Macédoine 2002 YT 246.

Figure 32 - Sierra Leone  2004 YT 3836.

Figure 32 - Sierra Leone 2004 YT 3836.

Figure 33 - Tchad 1999.

Figure 33 - Tchad 1999.

Figure 34 - Togo 1972 YT 755.

Figure 34 - Togo 1972 YT 755.

Figure 35 - Rivière enjambée  par un pont de pierre.

Figure 35 - Rivière enjambée par un pont de pierre.

Figure 36   Pont Santa Trinità  Florence, 1949 YT 551.

Figure 36 Pont Santa Trinità Florence, 1949 YT 551.

Figure 37   Ponts de Léonard de Vinci, carte postale Clos-Lucé, Amboise.

Figure 37 Ponts de Léonard de Vinci, carte postale Clos-Lucé, Amboise.

Figure 38   Sao Tome e Principe 2005 La Joconde et Léda (en haut à gauche).

Figure 38 Sao Tome e Principe 2005 La Joconde et Léda (en haut à gauche).

Figure 39   Zoom sur le pont du tableau Léda.

Figure 39 Zoom sur le pont du tableau Léda.

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9 Daniel Arasse, Histoires de Peintures, Denoël 2004 (réédition. Folio-poche 2006), transcription de la série d'émissions diffusées sur France Culture pendant l'été 2003 (livre et CD-Rom sous mp3).

10 Michel Krempper, Cherchez le pont, L’Echo de la Timbrologie, n° 1822, octobre 2008, page 56.

 

Images détournées
 
Des timbres, bien qu’issus d’émissions officielles, n’ont gardé que des rapports lointains avec le chef-d’œuvre source de leur inspiration. Ils relèvent de la masse des représentations détournées qui ont fait florès dans la lignée des créations surréalistes des années 1920, notamment celles du peintre Marcel Duchamp. Ces images se veulent souvent une parodie et sont très nombreuses sur carte postale comme Serge Zeyons l’a montré dans ces colonnes (11). Deux exemples philatéliques issus de cette veine (Figures 40 et 41).

 

Figure 40 - Monténégro 2006,  YT 141 né de l’imagination du peintre Fernando Botero.

Figure 40 - Monténégro 2006, YT 141 né de l’imagination du peintre Fernando Botero.

Figure 41 - Pologne 2002.

Figure 41 - Pologne 2002.

Vignettes abusives ou illégales
 
Terminons par les fabrications des pseudos-émetteurs pointées par la Fédération Internationale de Philatélie qui les juge, tout comme la FFAP, indésirables dans les expositions qu’elles patronnent : pays du Golfe des années 1970, pseudos États issus de l’ex-URSS, îles écossaises, différents pays africains, etc. Il s’agit d’émissions abusives voire illégales sans aucune valeur d’affranchissement que les philatélistes avisés se gardent de prendre pour des timbres-poste, même s’ils peuvent être légitimement tentés par une relative qualité de reproduction et par l’intérêt de la vignette du point de vue de l’histoire de l’art. Bien entendu, chacun collectionne ce qu’il veut, mais tant qu’à faire, autant le faire à bon escient. Parmi les plus fréquemment proposées sur le marché, mentionnons dans cette rubrique :
 
. Arabie-Ras al Khaima, 1968,
. Arabie –Seyun, 1967,
. Ajman, 1970,
. Comores 2004
. Davaar, pseudo-émission écossaise
. Granada-Cariacou
. Liberia 2003
. Russie 2011, pseudo-poste privée
. Sao Tomé 2004, 2005
. Turkménistan 1999, 2000.

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11 Serge Zeyons, On a volé la Joconde, Timbres-magazine, n° 125, juillet-août 2011, page 80.

APN - Mai 2013 - Michel Krempper

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 13:24

En dépit de ses cinq cent ans, l’œuvre de Léonard de Vinci (Figure 1) se retrouve régulièrement sous les feux de l’actualité artistique : rien qu’en 2012, on lui aura trouvé par deux fois une sœur, grande ou petite, voire des jumelles ! Chaque année rajoute aussi des titres à la liste pourtant déjà longue des ouvrages qui lui sont consacrés.

Figure 1 - Carte Maximum 1952 TP France YT 929.

Figure 1 - Carte Maximum 1952 TP France YT 929.

La Joconde, ou Portrait de Mona Lisa, est un tableau réalisé entre 1503 et 1506 par le peintre italien mort à Amboise en 1519. Il représente un buste, très probablement celui de la florentine Mona Lisa del Giocondo (Figure 2). Cette peinture à l'huile sur panneau de bois de peuplier de 77 x 53 cm est exposée au musée du Louvre à Paris dont elle est la pièce-phare (Figure 3). C’est l'un des rares tableaux attribué de façon certaine à Léonard de Vinci.
Figure 2 - France 1990 YT 3225.

Figure 2 - France 1990 YT 3225.

Figure 3 - France YT 2852A.

Figure 3 - France YT 2852A.

Ce portrait est devenu une peinture célèbre d’abord parce que, dès sa réalisation, de nombreux peintres l’ont pris pour référence : il constitue alors l'aboutissement des recherches du XVème siècle sur la représentation d’un modèle. Par la suite, à l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par l'énigme du personnage, contribuant à développer le mythe qui l'entoure et faisant de cette peinture l’une des œuvres d'art les plus connues au monde, si ce n'est la plus connue. Au XXIème siècle, elle est passée au rang d'objet d'art le plus visité de la planète, juste devant le diamant Hope. Au musée du Louvre, la Joconde bénéficie depuis mars 2005 d'une salle rénovée et spécialement aménagée pour la recevoir, la salle des États. Sa mise en valeur et sa protection sous vitre blindée ont été co-financées par une chaine de télévision japonaise.
 
 
En 2012, la Joconde est, par deux fois, venue défrayer la chronique avec la publicité faite à deux importants tableaux. L’un se trouvait depuis 1819 au Musée du Prado à Madrid (Figure 4) mais n’a été authentifié qu’il y a peu, après qu’un nettoyage méticuleux ait fait réapparaître le paysage du fond (Figures 5a, 5b) et permette d’établir qu’il s’agissait d’une copie.
Figure 4 - Espagne Musée du Prado.

Figure 4 - Espagne Musée du Prado.

Figure 5a - La Joconde du Prado à Madrid.

Figure 5a - La Joconde du Prado à Madrid.

Figure 5b - Détail de la Joconde du Prado.

Figure 5b - Détail de la Joconde du Prado.

Non pas d’une copie quelconque mais d’un tableau présentant la particularité d’avoir été réalisé dans l’atelier du Maître en même temps que l’original, sans doute par l’un de ses plus proches élèves. Réalisée sur bois de noyer, la Joconde de Madrid est d’un format très semblable à sa sœur du Louvre : 76 x 57 cm1.
 
 
Le battage pour l’autre tableau remonte tout juste au mois de septembre dernier avec la présentation très médiatisée de la Mona Lisa d’Isleworth2. Découvert en 1913 par un collectionneur, Hugh Blaker, dans un manoir de l'ouest de l'Angleterre, il avait été transféré près de Londres dans le quartier d'Isleworth, dont il a pris le nom. Après avoir changé de mains plusieurs fois et passé 40 ans dans un coffre d’une banque suisse, il est à présent propriété de la Mona Lisa Foundation basée à Zürich, émanation d’un consortium emmené par David Feldman, bien connu des collectionneurs et des philatélistes. Pour cette Fondation, l’attribution à Léonard ne fait pas de doute. Il s’agirait d’une version de dix ans plus jeune que la Joconde du Louvre, présentant la même femme mais avec dix ans de moins (Figure 6).
Figure 6 - Mona Lisa d’Isleworth et la Joconde du Louvre.

Figure 6 - Mona Lisa d’Isleworth et la Joconde du Louvre.

Des différences marquantes distinguent cependant les deux peintures : si la posture du modèle et ses vêtements sont similaire, la dernière huile est plus grande, ses couleurs sont plus vives, elle a été peinte sur toile et non sur bois qui était pourtant le support préféré de Léonard. Les spécialistes sont donc partagés. Devant les interrogations de certains, on ne peut que conclure : affaire à suivre ...
 
Une œuvre aussi considérable a naturellement suscité une bibliographie exceptionnellement importante. Le meilleur y côtoie le pire. La complexité du tableau a inspiré des interprétations les plus variées. A côté de l’histoire de l’art, de la science, de la psychanalyse, de la vulgarisation, l’ésotérisme s’en est aussi emparé. Paru dans la foulée du Da Vinci Code (Figure 7), succès mondial tiré à 85 millions d’exemplaire avec une couverture illustrée par Mona Lisa, le dernier du genre s’intitule Isis, la Joconde révélée. Pour son auteur, le visage serait en fait un portrait scindé en deux parties : d’un côté Lisa à 20 ans, de l’autre la même à 30 ans, preuve selon lui que Léonard n’a pas voulu faire le portrait d’une personne mais … celui de la déesse égyptienne Isis, épouse d’Osiris 3.
 
La notoriété de l’œuvre de Léonard de Vinci explique le nombre de reproductions de son tableau par les différentes Postes du monde. Michel Wagner, plasticien et philatéliste, en dénombre près de 50 mais n’est sans doute pas exhaustif4, d’autant que son chiffre ne prend pas en compte les entiers postaux5. Cette évaluation ne doit cependant pas faire illusion, tant sont variables l’intérêt thématique et la qualité des différentes vignettes postales (ou prétendues telles). Pour permettre au philatéliste de s’y retrouver, essayons de trier dans cet ensemble disparate.
Figure 7  Couverture du succès mondial de Dan Brown.

Figure 7 Couverture du succès mondial de Dan Brown.

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  1. Marion Coquet, L’autre Joconde à Madrid, Le Point, actualité culture, 1er février 2012.

  2. AFP, Une version antérieure et controversée de la Joconde présentée à Genève, Le Point, actualité culture, 28 septembre 2012.

  3. Thierry Gallier, 500 ans après sa création…Isis, la Joconde révélée, éditions Maxiness, 2011, 84 p.

  4. Michel Wagner, Of Bridges & Stamps www.timbresponts.fr a apporté son concours à notre article, il est également membre de l’APN.

  5. L’inondation du marché philatélique via internet par les innombrables repiquages d’entiers chinois non-postaux rend impossible leur comptage.

Émissions reproduisant correctement l’intégralité du tableau
 
Nous mettrons à part les vignettes prohibées par la FIP évoquées plus loin. Pour n’en rester qu’aux timbres- poste émis licitement sur la Joconde, on s’aperçoit que le collectionneur souhaitant présenter une reproduction intégrale de Mona Lisa dans une exposition philatélique officielle n’a en réalité qu’un choix restreint. En dépit de l’abondance apparente de la production mondiale sur le sujet. Trop peu d’émissions présentent en effet un cadrage d’ensemble correct et une fidélité des couleurs satisfaisante. Parmi les exceptions, retenons les figures 8 à 13.
 

APN - Mai 2013 - A suivre ...

Figure 8 - Guinée Bissau 2007.

Figure 8 - Guinée Bissau 2007.

Figure 9 - Guinée Équatoriale 1974.

Figure 9 - Guinée Équatoriale 1974.

Figure 10 - Guinée Équatoriale 1974.

Figure 10 - Guinée Équatoriale 1974.

Figure 11 - Guyana 1993.

Figure 11 - Guyana 1993.

Figure 12 - Mali 1969  YT PA 80.

Figure 12 - Mali 1969 YT PA 80.

Figure 13 - Moldavie de 2002,  Bloc-feuillet 29 avec un autoportrait du Maître.

Figure 13 - Moldavie de 2002, Bloc-feuillet 29 avec un autoportrait du Maître.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:48

La sixième version sera celle du bloc définitif. Le bon à tirer a été validé le 17 août 2012.

12-Bon-a-tirer-signe_rec.jpg

Bon à tirer signé du 17 août 2012 par Marc Boukebza


Restait à réaliser les Timbres à date pour les Premiers Jours prévus à Belfort mais aussi à la base Dumont D’Urville en Terre Adélie. Aurélie Baras a réalisé trois essais  avant que ne soit validée la version définitive.


13-TAD-Essai-1_rec.jpg

Premier essai de TAD.

14 TAD Essai 2 rec

Deuxième essai : les différences portent uniquement

sur le choix de police et de taille des lettres du texte.

 

15 TAD Essai 3 rec

Troisième essai : le texte s’inscrit dans une couronne. La date est soulignée.
Il manque une majuscule à « Adélie » en bas à droite.


15 TAD TAAF EXE rec

Version définitive : la couronne n’a pas été retenue. La mention « 1er Jour » apparaît.
Adélie a retrouvé sa majuscule. Le mot « TAAF »
a été déplacé de la couronne vers le centre de l’image.


16 TAD TAAF EXE Belfort recLe TAD définitif pour le Salon de Belfort.

 

18 CP PJ TAD BelfortCarte maximum avec le cachet de Belfort


Une enveloppe souvenir a également été créée par la maison Farcigny.


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Enveloppe Premier Jour signée de l’artiste Aurélie Baras (photo Manuelle Cottin).

 

Dans la grande famille des passerelles et des ponts, la passerelle à manchots de Terre Adélie constitue un élément atypique qui devrait intéresser les collectionneurs pontifes, mais qui devrait aussi trouver sa place dans de nombreuses autres collections thématiques.

APN - 2013

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