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  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois à 10h. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 20:24

Internet aidant, l’article signé Michel Krempper dans le numéro 161 d’ATOUT-timbres des 15 mai-15 juin 2011,  consacré à « l’histoire philatélico-postale de SPM » et signalé sur différents blogs (dont celui de l’APN) n’est pas passé inaperçu localement. Moins de trois jours après la sortie du mensuel dans les kiosques métropolitains, sa parution a été évoquée sur les ondes de la radio SPM 1ère.


Grâce à internet toujours, l’interview accordée par notre membre à cette filiale du Groupe France Télévision  et passée dans son journal matinal peut être entendue sur les archives du site http://saintpierremiquelon.la1ere.fr/radio.


Le chroniqueur y précise d’abord que la parution s’inscrit dans une série consacrée à la philatélie des différentes collectivités ultramarines françaises, publiée par ATOUT à l’occasion de « l’année des Outre-Mer 2011 » http://www.2011-annee-des-outre-mer.gouv.fr. Une série débutée avec Mayotte et appelée à être prolongée avec les Collectivités du Pacifique, des Antilles et l’île de la Réunion.


Pour lui, c’est l’occasion aussi de rappeler le caractère exceptionnellement riche de l’histoire postale de SPM. Cet Archipel de 242 km2 et de 6100 habitants n’a-t-il pas été qualifié de « géant de la Philatélie » ? Moins pour le nombre de timbres émis, qui, bien qu’élevé (un peu plus de 1200),  n’est pas un critère pertinent, ni non plus pour la qualité de ses émissions, certes grande (taille-douce aidant) mais pas unique. Bien plutôt pour la rareté, voire l’extrême rareté de certains des timbres émis durant les 150 dernières années et des plis qu’ils ont servi à affranchir : depuis les premières surcharges apposées dans les années 1885 et suivantes sur les timbres des Colonies Générales de France (les fameux « provisoires de Saint-Pierre ») jusqu’aux émissions plus contemporaines en passant par les émissions de la France Libre des années 1940, toujours très convoitées par les collectionneurs nord-américains.


Fig-1.jpg

 

 

APN 92 mai 2011

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 08:02

Si oui, c’est que la philatélie de Nouvelle-Calédonie n’a sans doute pas beaucoup de secrets pour vous. Si non, prenez connaissance de ce qui suit. Et commencez par examiner de près cette lettre.


fig-1.jpg 

Le timbre-à-date nous apprend que la lettre est partie de Port de France le 23 mars 1862 : une localité fondée huit ans plus tôt, le  25 juin 1854, par les militaires français au sud-ouest de la Grande Terre pour servir de chef-lieu à la colonie de Nouvelle-Calédonie, simple garnison qui deviendra rapidement  une petite ville et prendra le nom de Nouméa le 2 juin 1866.

 Le destinataire demeure à Napoléonville / Kanala (Canala), localité reliée à la capitale par la première route postale de l’île : un service des plus rudimentaires  assuré par le chef de la tribu Titema, sous la surveillance du destinataire de la lettre, un certain Pannetrat,  à la fois colon, juge de paix et introducteur de la perdrix de Californie, établi à Kanala en 1855.

L’affranchissement est de 10 centimes : montant de la taxe instaurée le 1er janvier 1860 sur toute lettre mise à la poste de Port-de-France, selon l’avis paru dans le Moniteur Impérial  des 2 octobre 1859 et confirmé le1er janvier suivant. Un timbre-poste bien singulier la représente :


fig-2.jpg


Le Catalogue Yvert et Tellier lui a tout naturellement attribué le n° 1 des timbres calédoniens. Il le cote 300 euros en neuf et signale 50 variétés! Particulièrement rare seul sur lettre, il s’échange à beaucoup plus puisque deux plis seulement sont connus [ [i] ].  En revanche, les faux sont très nombreux. Au point qu’un catalogue allemand de 1889 ira jusqu’à remettre en cause la légalité de l’émission, accusant son créateur de l’avoir imprimée pour son compte !

On la doit à un certain Triquera, Louis de son prénom, qui fut sergent de l’Infanterie de Marine, illustrateur et lithographe du Moniteur Impérial, qui avait été démobilisé sur place et nommé commis de l’imprimerie gouvernementale. Il la réalisa en gravant un calcaire argileux, à pâte tendre, sur lequel il reproduisit cinquante fois le profil de l’empereur en s’inspirant du Napoléon III non lauré figurant alors sur les timbres métropolitains (voir plus loin). Dans chacune des cases, d’une largeur variable de 18 à 21 mm., l’artiste traça le visage impérial avec d’infinies variétés : tout diffère donc d’un timbre à l’autre, jusqu’au cadre qui n’est pas toujours identique.

Notons en passant une faute d’orthographe commise par Yvert qui attribue le timbre à un dénommé  Triquérat. Interrogé par nos soins, Yann Paullic, président du Groupement philatélique Le Gagou confirme l’erreur en s’appuyant  sur Georges  Kling, le grand spécialiste de l’histoire postale calédonienne : « Ce "t" final résulte d'une confusion due au paraphe dont l'intéressé terminait sa signature et qui ressemble à la lettre "t". Mais la véritable orthographe est bien Triquera. » nous a t’il écrit [[ii]].  Ajoutons que c’est aussi celle de la rue de Nouméa dédiée au sergent-graveur [[iii]]. A fortiori, les appellations Trinquera ou Trinquerat, parfois rencontrées, sont, pour leur part, complètement fantaisistes.

L’orthographe exacte est d’ailleurs lisible sur le timbre commémoratif des 150 ans émis en 1999 qui apporte en quelque sorte « la preuve par 9 » !  ( voir YT 799 et Bloc 22).

 

Les autres timbres postaux à l’effigie de Louis-Napoléon Bonaparte

Empereur des Français sous le nom de Napoléon III, Louis-Napoléon Bonaparte a figuré sur les séries de timbres d'usage courant de France et de ses colonies de septembre 1852 jusqu'à la chute du Second Empire. Ses séries furent remplacées par le type Cérès en urgence pendant la guerre franco-allemande de 1870, type qu'elles avaient elles-mêmes remplacées.


Ci-dessous le timbre non-dentelé des Colonies de l’Empire  

fig-3.jpg

 

Chronologiquement  le premier est le Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte, dit « Présidence ». Elu par 74% des suffrages, le 10 décembre 1848, le Prince Louis-Napoléon Bonaparte devient le premier Président de la République Française, pour 4 ans. Après le Coup d'État du 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte est nommé « Président » pour dix ans, ce qui prélude au retour d'un régime personnel, et à la restauration de l'Empire. Une loi du 3 janvier 1852 prescrit le remplacement de l'effigie de la République (dite « Cérès ») par l'effigie du Président. Ainsi deux valeurs sont émises, conformes à ces nouvelles dispositions, non dentelées et imprimées en typographie : en septembre 1852 un timbre de 25 centimes de couleur bleu puis en décembre 1852, un timbre de 10 centimes de couleur bistre. Dessiné et gravé par Jacques-Jean Barre, le timbre reprend le cadre des Cérès dont l'effigie est remplacée par celle du Prince Louis-Napoléon Bonaparte. De profil, il regarde vers la gauche, tête nue. La légende en est : « REPUB FRANC » et le « B » sous le cou du profil est l'initiale du graveur. Ici ▼

 

fig-4.jpg


Le suivant est le Napoléon III tête nue, dit « Empire ». À partir de septembre 1853 commence l'émission de timbres de même graphisme que ceux de 1852, avec la même effigie de Louis Napoléon Bonaparte, mais avec deux différences : 1/ une légende nouvelle : « EMPIRE FRANC », moins d'un an après le sénatus-consulte du 7 décembre 1852 créant la dignité impériale 2/ la disparition du « B ». Notons que l'appellation « tête nue » pour l'effigie est plutôt employée par les numismates. Effectivement, ce dessin est aussi celui des monnaies, gravées également par le Graveur général de la Monnaie de Paris Jacques-Jean Barre, et mises en circulation au cours de cette période. Les philatélistes parlent plutôt de série « Empire » pour la distinguer de la série suivante, dite « Empire lauré ». Ici ▼

 

fig-5.jpg

 

Napoléon III lauré, dit « Empire lauré ».

Aussi connus sous l'appellation « Empire lauré », ces timbres ont trois graphismes qui reprennent la même effigie de l'Empereur des français, Napoléon III, en lui ajoutant une couronne de laurier sur la tête, commémorant les succès de la « Campagne d'Italie ».

Ils portent  la légende complète « EMPIRE FRANCAIS ». Ici

 

fig-6.jpg

 

Et pour finir cette galerie de portraits :

Cinq francs « Empire » dentelé, effigie de Napoléon III lauré.

Premier timbre français grand format coté 8250 euros ▼


fig-7.jpg


Michel Krempper, APN 92, mai 2011 



|[i]]  Le 10 c. Triquera a aussi servi en complément d’affranchissement sur du courrier vers l’extérieur.  

[[ii] ] Qu’il soit ici remercié pour ses indications.

[[iii] ] Comme cela est  facilement vérifiable sur internet.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 16:56

Hou la la, là ça fait mal ! Trouvée sur le web cette petite fantaisie en matière de communication : une jolie faute de grammaire sur un écran publicitaire qui a dû coûter la peau des fesses à La Banque Postale ! Vue d’abord sur les écrans installés dans les bureaux de poste pour faire patienter le chaland dans sa file d’attente. D’où la place justifiée de ce «bug» grammatical dans notre blog philatélique et postal. Mais ce n'est pas le seul endroit où cette faute de français s'est joyeusement affichée : on a aussi pu la relever sur la page d'accueil de MSN d’où elle a pu être mémorisée.


Voici donc l'impression d'écran des images défilantes :


fig-1.jpg


fig-2.jpg


fig-3.jpg

 

Vous n’avez pas trouvé l'erreur ? Alors regardez bien, sur l'image ci-dessous. Pour vous aider,  nous avons entouré la faute :

 

Fig-5.jpg

 

Dommage pour l'erreur, car à part ça l'idée était plutôt séduisante, le concept amusant et les images printanières particulièrement sympathiques ...

 

 MK,  APN 92, mai 2011

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:42

fig-1.jpg

 

Lien vers article précédent

 

Plusieurs membres de l’’Amicale Philatélique de Nanterre sont des observateurs attentifs de la philatélie des  territoires français bordés par l’Océan Indien : l’île de la Réunion, Mayotte, les TAAF, élargies aux Îles Eparses en février 2007.  Situées autours de Madagascar au Sud- Ouest  de cet océan, ces dernières sont inhabitées et néanmoins d’un grand intérêt halieutique et scientifique.

 

fig-2.jpg

 

 

Elles viennent de recevoir la visite du « Marion Dufresne », navire utilisé par l’Administration des TAAF pour assurer les liaisons entre les différents territoires qu’elle a en charge. C’était en avril dernier. A bord, une soixantaine de scientifiques, de techniciens et de militaires. Pirates obligent ! Mais aussi des postiers qui ont permis la production de pièces philatéliques dans la plus pure tradition « taffienne ». De retour de l'expédition à la Réunion,  Pascale  Chabanet, biologiste marine à l'Institut de Recherche et Développement (IRD), a raconté son expérience. La scientifique a réalisé un travail exploratoire à Europa, Bassas Da India et Juan de Nova, prélude à une étude plus poussée d'inventaire de la vie marine. L’Administration souhaite  mettre en place une aire marine protégée à Europa, après les Glorieuses en 2010. Car les paradis vierges aussi sont en péril.

 

Pour une meilleure appréciation des enjeux écologiques associés à ces îles, il nous a semblé intéressant de donner connaissance du compte-rendu publié sur le site d’information  http://www.ipreunion.com/  en l’illustrant de quelques courriers caractéristiques produits pendant  l’expédition.

 

Avec pour commencer un cachet de vaguemestre en guise de carte géographique, afin de localiser les Îles Eparses  par rapport à Mayotte, Madagascar et  la Réunion.

 

fig-3.jpg

 

 

 

 

Reportage publié le Lundi 02 Mai 2011

 

fig-4.jpg

 

 

•Vous rentrez juste d'une mission scientifique dans les Iles Eparses. Quel était le but de ce projet ?

 

Je suis en charge d'un programme sur la biodiversité marine des récifs coralliens avec un objectif appliqué à la gestion de ces milieux. Une aire marine protégée a été mise en place dans Les Glorieuses en 2010 et il existe un projet pour Europa. Il faut donc faire un plan de gestion adapté aux écosystèmes et récolter des données pour savoir ce qu'il y a sous l'eau à gérer ! Là, nous avons pu passer quelques jours sur chaque île avec, comme but, de mettre en place un système pérenne de suivi du milieu. Nous avons installé sur chaque île quatre stations de surveillance intégrées au réseau mondial de suivi des récifs coralliens, en échantillonnant les coraux et les poissons selon une même méthode appliquée dans le monde entier pour pouvoir estimer globalement l'état de santé des récifs coralliens. Une autre expédition plus longue avec des spécialistes des mollusques, des coraux, crustacés et des algues est prévue à Europa au mois de novembre.

 

•Pourquoi vouloir créer des réserves marines autours d'îles qui ne sont, a priori, pas menacées par l'homme puisqu'elles ne sont pas habitées et que leur accès est contrôlé ?

 

Les menaces existent quand même. Par exemple, en 2006, les plages de Juan de Nova ont été souillées par un navire qui a dégazé. Nous savons également qu'il y a du pétrole autour de cette île. Cela peut susciter les convoitises. Aux Glorieuses, les gens veulent pêcher et certains le font déjà, même si c'est interdit. Il existe aussi une réflexion sur l'ouverture de ces îles au tourisme. Il s'agirait d'éco-tourisme mais cela reste tout de même une pression qu'il faudra contrôler. Il est important de protéger des petits bijoux de biodiversité contre les menaces à venir pour les transmettre dans le même état aux générations futures. En plus, les îles sont aussi touchées par le changement climatique mais ne connaissent pas la pression directe de l'homme. Scientifiquement parlant, elles constituent un site de référence.

 

fig-5.jpg

 

 

•Justement, en 2004, vous participiez au tournage du film de Rémy Tézier sur Juan de Nova. Vous y découvriez un récif presque totalement mort suite à l'impact du courant chaud El Nino. Vous y êtes retournée, qu'en est-il aujourd'hui ?

 

En 2004, c'était effectivement un vrai désert avec tout de même une oasis de vie rencontrée à 30 mètres de profondeur. Et aujourd'hui une très bonne nouvelle, l'oasis a reconquis le désert! Le taux de recouvrement est bon, il y a eu une vraie  reprise corallienne. C'était émouvant pour moi de retourner sur cette île et de voir la vitalité de ses récifs coralliens aujourd'hui.

 

fig-6.jpg

 

 

•Ces îles sont donc ces petits îlots de biodiversité que l'on décrit ?

 

A Juan de Nova par exemple, nous avons observé beaucoup de requins. C'est l'endroit dans le monde où j'en ai observé le plus. Il y a eu une pèche intensive pour les ailerons de requins à l'échelle mondiale et il devient exceptionnel d'en observer une telle densité aujourd'hui. A la Réunion, je n'en vois jamais sur le récif. On a l'impression qu'il y en a beaucoup parce qu'il y a parfois des attaques mais ça se passe dans des conditions bien particulières avec le plus souvent des requins qui affectionnent les eaux troubles. En fait, il y a très peu de requins de récifs ici. Or, normalement, ce sont des poissons éboueurs essentiels pour l'équilibre de l'écosystème. Il y a d'autres particularités que l'on ne voit plus à la Réunion, la présence de gros poissons sur le récif. A Juan de Nova par exemple, j'ai observé sur une zone de 250 m2, huit mérous qui mesuraient près d'un mètre, ce qui est totalement exceptionnel. A la Réunion, si on en observe plus de deux mérous par plongée, on est content. En plus, ils sont curieux, ils s'approchent, c'est le signe qu'ils n'ont pas peur. Comme ils ne sont pas pêchés, ils ont le temps de grandir et atteignent des tailles importantes. A La Réunion, les mérous reviennent sur le récif avec la mise en place de la réserve marine, mais ils n'atteignent  pas encore ni la densité, ni la taille de ceux qu'on observe dans les Iles Eparses o ils ne sont pas pêchés depuis longtemps.

 

•En tant que scientifique, ce type d'environnement est important pour avoir un système de référence. Quel type de relevé allez vous faire lors de vos prochaines expéditions ?

 

Oui, cela nous permet de voir ce que devrait être un écosystème non soumis à l'influence de l'homme. Nous devrons plonger 15 jours sur chaque île pour connaitre l'état de santé du récif et réaliser un point 0 des ressources halieutiques. Pour cela nous allons évaluer les paramètres de diversité, à savoir quelles espèces sont présentes et o. Nous allons ensuite évaluer la densité des populations, donc le nombre d'individus par espèce. Ensuite, nous allons calculer la biomasse, grâce à des relevés de taille des individus. Dans les Iles Eparses, les individus peuvent arriver à l'âge adulte vu qu'il n'y a pas de pêche et certaines espèces comme les mérous, les gaterins ou les carangues peuvent atteindre de grandes tailles, ce qui fait exploser la biomasse en poissons de ces îles, et c'est un signe de bonne santé du récif !

 

•Vous en saurez donc un peu plus sur l'état de santé du récif d'Europa en novembre 2011 ?

 

Oui, nous préparons une mission pour évaluer l'état de santé du récif d'Europa, puis nous le ferons pour chaque île. La piraterie nous complique un peu les choses. Les TAAF ne souhaitent plus que nous nous rendions dans ces îles en bateau comme nous pouvions le faire avant. Les missions scientifiques doivent se faire avec un risque zéro, ce qui se comprend aussi. Lors de notre expédition avec le Marion Dufresne, il y avait 10 militaires avec nous. Là, j'essaie de voir comment faire pour rejoindre Europa ou les Glorieuses en avion privé de Madagascar ou d'Afrique du Sud. Avis aux aviateurs.

 

fig-7.jpg

 

 

Propos recueillis par Marine Veith pour  http://www.ipreunion.com/

Retranscrits par Michel Krempper pour l’APN 92, mai 2011 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 19:51

Oblitérations TOSHIBA, NEOPOST et NEC

 

Un visiteur de ce blog nous pose la question de savoir «"comment reconnaitre les affranchissements imprimés par la MPT TOSHIBA TSC 1000 ?". Le plus simple est de les rapprocher de deux autres types de marques apparues à peu près en même temps : celles issues des NEOPOST IJO 85 et celles des MPT NEC.  C’est l’objet de notre tableau suivant :

 

TABLEAU SIMPLIFIE DES DIFFERENTES
MARQUES D’OBLITERATION

 

Empreintes

TOSHIBA TSC 1000

NEOPOST IJO 85

NEC

Couleur

Gris-Noir

Bleu

Noir

Longueur totale

115 mm

90 mm

80 mm

Couronne datrice

  - diamètre

  - logo Poste

  - texte couronne

  - lignes centrales

éant

 

26 mm

Oiseau

La Poste / France

2 lignes

 

28 mm

Néant

La Poste /Code/France

1 ligne

Vagues oblitérantes

  - nombre

  - impression

  - forme

 

4

Pointillés

Plusieurs selon courrier

 

4

Tirets

En « w »

 

5

Continue

En  « v »

Textes linéaires

  - nombre lignes

  - blocs-lettres

Selon type courrier

2

2 ou 3

néant

néant

 

Forme date

jj-mm-aa

jj mm aa

Jj mm aa h

 

Soulignons que ce petit tableau très simplifié ne constitue évidemment qu’une première approche du sujet : les empreintes produites par les Machines Préparatoires de Tri (MPT) TOSHIBA sont de plusieurs types, différents selon le type de courrier reconnu par l’oblitératrice (prioritaire. standart, MTEL, timbre non-conforme,  etc…). Leur diversité est à elle seule sujet d’études plus approfondies. Notre article relatif à « Mon Timbre en ligne » en donne un aperçu. Les marques des autres machines ont également évolué dans le temps.

Quelques exemples pour illustrer ce que le tableau peut avoir d’ingrat :

 

Fig-1.jpg

  Oblitération d’une lettre reconnue comme « prioritaire » par la MPT TOSHIBA TSC 1000

 de Nanterre La Défense CTC Code ROC 18740A

 

Fig-2.jpg

Oblitération par la machine NEOPOST IJO 85 de Mamadzou-Kaweni CC, Mayott,  code ROC 25309A

 

Fig-3.jpg

  Oblitérations superposées par les deux machines de la Plate-forme Industrielle du Courrier (PIC) de Lesquin

 

 

Fig-4.jpgOblitération par la machine de la Nippon Electric Corporation NEC, code ROC 38296A

 

L’ouvrage de référence est le Tome II de « L’oblitération mécanique en France » d’Yvon Nouazé publié par la F.F.A.P. Il devrait se trouver dans la bibliothèque de tout club philatélique qui respecte ses adhérents. Le lecteur curieux du sujet voudra bien s’y reporter. Il  y trouvera la genèse des différentes machines mises en service depuis quelques années par La Poste dans le cadre du Plan « Cap Qualité Courrier » ainsi que leur historique et l’évolution des marques d’oblitération qu’elles laissent sur le  courrier.

Sur le même thème, l’Echo de la Timbrologie a publié deux études intéressantes de Robert Charbonnier parues dans les numéros 1829 de mai 2009 et 1848 de février 2011 ainsi qu’une Tribune signée par l’auteur de ces lignes dans le n° 1850 d’avril 2011.

         Michel Krempper, APN 92, mai 2011

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:08

Chacun sait que les EMA sont des affranchissements imprimés sur le courrier par des machines en compte dans un bureau de rattachement de La Poste qui en contrôle l’utilisation et comptabilise les sommes dues par le détenteur de l’appareil. Sur les plus modernes, ces opérations se font à distance, automatiquement. Que se passe t’il en cas d’incident quand l’impression (et sa comptabilisation) sont lancées ?


La réponse est apportée par cette étiquette autocollante émise par la machine en cas d’empreinte fautée, comptabilisée mais non imprimée.


Fig-1.jpg

 Etiquette « Incident d’impression » collée sur lettre.

 

Fig 2

Partie de l’étiquette collée au verso.

 

Première indication : le n° postal de la machine en compte à la Poste : on sait que celui-ci figure dans le cadre de valeur des EMA. Ici nous lisons MM 112653. La MM est une machine de la société SECAP groupe PITNEY BOWES (devenu PITNEY BOWES tout court en 2010) ; elle est apparue en 2008.

 

 Voici un exemplaire de l’empreinte non fautée ▼

Ema-non-fautee.jpg

Ci-dessous l’enveloppe sur laquelle l’EMA correcte a été frappée. Elle mentionne également
le Centre de rattachement de la machine MM 112653 qui est Nanterre CTC code Régate 929650.

Ema-2-non-fautee.jpg

Pour revenir à notre étiquette jaune « Incident d’Impression », on y trouve également la date de l’opération, un n° d’authentification, la position du compteur  plis ainsi que le code postal (en fait le code Régate utilisé en interne). Le montant d’affranchissement ressort en deuxième ligne : ici 0,52 euros, tarif consenti par l’opérateur à ce client pour une lettre de moins de 20 g.  0,01 euros en dessous du tarif « Grand public » du 1er juillet 2010.

 

Dans la poursuite du parcours postal de notre première lettre,  l’étiquette a fonctionné comme une preuve d’affranchissement évitant sa taxation au destinataire. Mais selon M. Laurent Bonnefoy, de l’Académie de Philatélie et membre de l’ACEMA ([i]) que nous avons interrogé, cet emploi ne serait pas réglementaire, cette « simili-empreinte » n’ayant pas vocation à être collée sur le courrier. A l'encontre de ce point de vue, on peut cependant observer que les machines délivrent des marques identiques directement imprimées sur l’enveloppe, comme dans l’exemple ci-après (signalé sur son Blog par Dominique Stephen que nous remercions à cette occasion pour nous avoir mis sur la piste).

 

Fig-3.jpg

Marque « Incident d’impression » imprimée directement sur lettre.

 

Ce genre d'empreinte est apparu il y a près de 5 ans et se rencontre sur tous les nouveaux modèles.


Il prend des dénominations différentes selon les concessionnaires et selon leur(s) modèle(s) mais le principe est le même. L’exemple ci-après montre une étiquette indiquant une « reprise d’affranchissement » qui a des fonctions équivalentes : lorsque, pour une raison ou pour une autre, une empreinte est "fautée" (marquage partiel ou absent, blocage de la machine au moment d'une impression, etc.), le dispositif interne peut néanmoins fonctionner, le compteur tourner et le montant correspondant, bien que non matérialisé sur le pli, se voir facturé à l'usager. Pour permettre à celui-ci de se faire déduire la somme de la facture mensuelle, le rapport édité par la machine permet de certifier l'incident. A condition d'être conservé par le locataire de la machine et de ne pas être collé sur le courrier.

 

Fig-4.jpg

Etiquette « Reprise d’affranchissement » visible sur le blog de Dominique S.


Michel Krempper APN 92 avril 2011 - corrigé 5 mai 2011

 


([i]) Association des Collectionneurs de Machines à Affranchir (ACEMA), chez son Président : M. Jean-Paul Fosse 55 Chaussée de L’Éperon 17400 St Jean d’Angely

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:41

Durant l’été 2009, un premier bilan (provisoire) des six premiers mois d’utilisation de  « Mon timbre en ligne » pouvait être dressé[i]. Qu’en est-il aujourd’hui de ce service de fabrication à domicile de timbres imprimés sur ordinateur, proposé en France depuis maintenant plus de 2 ans ? 


Première réponse : après un lancement hésitant, le succès s’est affirmé. Ces timbres ont trouvé leur place dans la (trop ?) vaste gamme des produits d’affranchissement proposés par La Poste. Si encore peu de particuliers sont séduits par les facilités qu’il offre, de nombreux émetteurs de courrier professionnel en font maintenant usage.  Pour un volume de lettres expédiées dépassant quelques unités/jour sans pour autant justifier la location d’une machine à affranchir le courrier, l’emploi du MTEL est particulièrement commode : impression sur son ordinateur, chez soi, d’un timbre au tarif calculé selon le poids et la destination, semi-personnalisation de l’illustration des vignettes d’affranchissement, paiement sur un compte facile à réapprovisionner (par carte bancaire), dépôt dans n’importe quelle boîte aux lettres semblent être des avantages appréciés par les professions libérales, les TPE, les associations, qui sont usagers le plus fréquemment rencontrés sur les plis revendus par Internet ou dans le tri du courrier adressé aux mairies et aux caisses de retraite. Ainsi, les dernières factures MTEL émises par le service gestionnaire à La Poste dépassent le n° 540 000, ce qui correspond à un rythme mensuel moyen de 20 000 depuis l’origine.  Il existe certes des limites au nombre de timbres susceptibles d’être imprimés : une TPE peut acheter jusqu’à 250 € de timbres par période de 30 jours ; pour les particuliers, le plafond est à 75 € ; limites auxquelles on peut voir deux explications : inquiétude de La Poste sur les paiements par carte bancaire ?  Volonté de ne pas concurrencer les machines à affranchir ? Quoiqu’il en soit, ces montants correspondent assez bien aux besoins en affranchissements des offices de notaires ou des cabinets d’architectes, de médecins, de comptables, d’ingénieurs-conseils FIG. 1.  Pour reprendre un terme de marketing, les MTEL sont un excellent « produit de niche », bien adapté aux besoins de ce type de professionnels.


Fig-1.jpg FIG. 1 MTEL oblitéré le 3 septembre 2009, machine TOSHIBA TSC 1000,
marque standard 4 vagues longues en w,
ROC 26479A de la Plate-forme Industrielle du Courrier (PIC) de Lognes.  


Deuxième observation : au départ limitée à deux mois, la durée d’emploi de chaque MTEL  a été portée à six mois (exactement 24 semaines, soient 168 jours), ce que le site de La Poste montre depuis le 19 février 2010 FIG. 2.


FIG2montimbrenligne-duree-six-mois.jpg

FIG. 2  Capture d’écran du site de La Poste : la durée d’emploi figure dans les trois lignes du bas, au centre. 

 

D'après l’opérateur postal, la limitation de validité des « timbres en ligne » avait été décidée pour limiter la taille de la base de données de contrôle. En effet le dispositif de contrôle repose sur la lecture automatique par les MTP (Machines de Tri Préparatoire) de la Data Matrix (code 2D) présente sur chaque marque côté droit. Des tests-clients ayant montré que la limitation initiale à 2 mois était jugée trop courte, obligeant l’usager à la vigilance et freinant les achats, elle a logiquement été augmentée. L’utilisateur devra cependant veiller à ne pas stocker trop de vignettes d’avance qui pourraient s’avérer inutilisables après une modification tarifaire. Encore que les CGV[i] – trop ignorées – le  prévoient explicitement au § 5.3 « Dans le cas d’une augmentation tarifaire de la valeur faciale du Timbre-poste, et si le Client dispose de Marques d’affranchissement imprimées antérieurement, il peut continuer à les utiliser pour l’affranchissement de ses envois à titre exceptionnel pendant la période de transition et ce jusqu’à la date de fin de validité mentionnée sur ses Marques » FIG. 3.


FIG3MTELPerruches_ob2232010.jpg

FIG. 3 MTEL valable jusqu’au 3 septembre oblitéré le 22 mars 2010
par la MTP Toshiba TSC 1000 de la PPDC de Reims.

 

Troisième constat : il concerne ce contrôle des MTEL dans les Centres de Tri. Alors que nos premières observations avaient relevé différents dysfonctionnements dans l’oblitération de ces affranchissements par les machines à grande capacité MTP TOSHIBA TSC 1000, les défauts de jeunesse semblent avoir été corrigés. Un des intérêts des « Mon Timbre en Ligne », c'est leur interaction avec les oblitératrices, celles-ci devant être capables de reconnaître le code 2D, de vérifier la validité du code barre, de vérifier la conformité de la date d'utilisation, de vérifier dans une base de donnée l’existence du timbre en tant que neuf, d'informer la base de l’utilisation. Toutes ces fonctions apparaissent aujourd’hui bien maîtrisées pour peu que les MPT soient correctement programmées[i]. Ainsi, les MTEL disposent à présent d'une annulation spécifique [ii] FIG. 4.


FIG4mtel-tsc1000-normal-copie-1.jpg

FIG. 4 Oblitération spéciale MonTimbrenLigne frappée par une MTP TOSHIBA TSC 1000 : vagues courtes en N ;
indications de services inversées  en deux blocs-texte (La Poste/ France à droite) ;
grand espace entre vagues et textes. Code ROC 38276A de la PIC de Wissous Paris-Sud.

 

Pour le collectionneur, cette empreinte a pour avantage de démontrer que l’affranchissement est un vrai MTEL et non pas une copie ou un faux fabriqué de toute pièce. À ce titre et parce qu'ils sont (assez) faciles à falsifier par des informaticiens un peu habiles,  les « Mon Timbre en Ligne » se collectionnent de préférence sur lettre avec une oblitération spéciale frappée par une TOSHIBA TSC 1000. On peut en effet utiliser une imprimante virtuelle, ou numériser un MTEL imprimé. Aucun moyen ne permettra de différencier ces reproductions des "véritables" ! Ni d'ailleurs de savoir si le  « Mon Timbre en Ligne »  n'est pas une totale invention puisqu’il n'est pas possible de savoir si un code 2D est authentique ou inventé.

FIG5montimbrenligne-semeuse-bidouille.jpg

FIG. 5 Exemple de faux MTEL fabriqué de toutes pièces 
à titre démonstratif par un philatéliste, blogueur notoire.


Quatrième remarque, relative aux visuels : Les MTEL sont toujours aussi peu esthétiques qu’à l’origine : la Data Matrix reste d’un poids excessif tout comme les indications de service (La Poste / France, tarif, code alphanumérique).  De ce fait, avec ses 35 x 21 mm l’illustration thématique est réduite à des dimensions congrues. Par ailleurs, la qualité des images est d’autant plus faible que les papiers utilisés pour les produits grand public sont fragiles et ont une durée de vie moindre que ceux utilisés par La Poste. De plus,  l'utilisation d’imprimantes à jet d'encre par rapport aux imprimantes laser  et d'étiquettes ou d'enveloppes autocollantes, (connues pour jaunir rapidement)  donne des images d’un rendu assez médiocre et risque de surcroît de poser un sérieux problème de conservation à moyen terme.

Il reste que les gestionnaires du produit à la Direction du Courrier de La Poste [i] font d’incontestables efforts de renouvellement des visuels. Depuis l’origine, 9 catégories sont proposées (animaux, évènements, monuments, métiers, nature, sports et loisirs vie associative, vie de l’entreprise, logos en NB) offrant chacune 16 images couleur (autant en noir et blanc) auxquelles s’ajoute le visuel de la semaine. A l’intérieur de chacune, de nombreuses illustrations ont été retirées, de nouvelles sont apparues. Le « turn-over » est particulièrement élevé dans les catégories « Monuments et terroirs »  « Sports et loisirs » avec au moins une image nouvelle par mois. Pour les collectionneurs « thématistes », ces affranchissements constituent donc une intéressante ressource d’appoint  qui diversifie les présentations, en dépit du caractère parfois « fruste » de certains visuels FIG. 6 & 7. Notons aussi que la recherche de matériel peut aussi conduire à s’intéresser aux timbres mis en ligne par certaines postes étrangères FIG. 8A, 8B.


FIG6-Colisee.jpg

FIG. 6 Les MTEL offrent un choix de monuments français et étrangers. 

 

FIG7MTELcinqmains-ob.jpg

FIG. 7 Figurine symbolique de l’esprit associatif, également utilisable dans une thématique sur le nombre 5,
marque d’oblitération spécifique aux MTEL issue de la TOSHIBA TSC 1000 de la PIC Wissous Paris Sud ROC 38276A.

 

FIG8AWebstamp.jpg

FIG. 8A Timbre en ligne de la Poste suisse, appelés Webstamps.   


FIG8BPlusBrIndividuelMGIB.jpg

FIG. 8B Timbre personnalisé  de la Deutsche Post imprimé sur enveloppe,
commercialisé sous le nom de PlusBrief-Individuel (image de 32 x 27mm).


Cinquième constat, concernant le statut philatélique des timbres en ligne. De nombreux  collectionneurs n’ont pas saisi d’emblée l’intérêt des « Mon Timbres En Ligne » lancés peu après les « MonTimbràMoi » les  « iDtimbres »  autocollants ou imprimés sur enveloppe FIG. 9  ou les « Collectors » en tous genres, vite devenus surabondants. Certains philatélistes ont cependant perçu la parenté des MTEL avec les Empreintes de Machine à Affranchir acceptées dans les collections depuis bientôt un siècle[i]  Certes, les différences sont nombreuses [ii] mais avec les EMA, les MTEL partagent le fait d’être imprimées par le client et chez lui, sur une enveloppe ou sur une étiquette, avec un tarif calculé par la machine en fonction du poids et de la destination du courrier et avec une facturation périodique effectuée par La Poste sur un compte client. Par ailleurs, du fait de la numérisation du tri du courrier, certains opérateurs postaux comme l’US Postage requièrent dans les EMA l'impression  d'un carré de pixels blancs et noirs renfermant les données de l'envoi, sur un principe analogue à celui des timbres en ligne français, le code FIM, également présent permettant le redressage lors du passage dans les MTP[iii] FIG 10.


FIG9MTAMobLP1942010.jpgFIG. 9   IDTimbre imprimé sur enveloppe : offre de timbre 100% personnalisé faite aux entreprises ou aux gros émetteurs. Oblitération du 19 avril 2010 par la TOSHIBA TSC 1000 du CTC Nanterre code ROC 18769A, marque  en 3 blocs-texte « lettre/prioritaire- La Poste/date jjmmaa- n°ROC/France »  4 vagues courtes en N.


FIG10EMAUS.jpg

FIG. 10 Empreinte de machine à affranchir des États-Unis
disposant d'une Data Matrix (au centre) et d’un code FIM (à gauche).
   

 

Les « Mon Timbres En Ligne » français ne sont pas non plus sans quelques ressemblances avec les vignettes d’affranchissements issues de distributeurs en libre-service, les  LISA(s): parfaitement entrées dans le domaine des collections, cataloguées et acceptées dans les présentations : Impression d’une étiquette autocollante au tarif de son choix selon le poids et la destination, illustration de couleur pour certaines. Avec des différences évidemment importantes au niveau du service, la moindre n’étant pas que la LISA ne peut être imprimée qu’au bureau de poste (permanent ou temporaire). C’est pourquoi certains spécialistes avertis [i] considèrent les « timbres en ligne » comme un « mix » d’EMA et de LISA.  Avec eux, on peut donc penser que tout comme ces produits, les MTEL arriveront bien un jour à surmonter l’ostracisme dont certains philatélistes font encore preuve à leur égard.

MICHEL KREMPPER Amicale Philatélique de Nanterre Avril 2010



[i]  Mis en ligne le 1er août 2009 sur le blog de l’Amicale Philatélique de Nanterre APN 92, publié dans L’Echo de la Timbrologie n° 1833 octobre 2009 pp. 46-49


[ii]  Conditions Générales de Vente.  Elles doivent être  acceptées par le client avant le bouclage de la transaction

[i]  « Errare humanum est » : les défaillances dans la programmation des MTP font le plaisir des amateurs d’empreintes fautées … et alimentent les blogs philatéliques …

[ii]  Le courrier des lecteurs de l’Echo de la Timbrologie n° 1848 mars 2011 p.8 en présente quatre, en faisant remarquer que ce type de marque d’annulation à deux blocs-texte et à vagues courtes n’a été vu que sur des MTEL


[i]  Au sein de La Poste, les T-P « ordinaires » sont produits par Phil@poste, les MTEL sont développés par la Direction du Courrier


[i]  Les EMA sont apparues dans les années 1920/25 et ont été collectionnées (et cataloguées) dès les années 30

[ii]  La plus importante étant que les affranchissements par empreinte mécanique  ne sont pas oblitérés, au contraire des MTEL

[iii]  L’Echo de la Timbrologie n° 1836 janvier 2010 pp.48-50 « FIM importés des Etats-Unis »


[i]  Par exemple Dominique Stephen sur http://www.blog-philatelie.com


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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 18:53

Cette fois, c’est (hélas) officiel : Mayotte va perdre son programme philatélique spécifique et ce, dès le 1er janvier 2012. A partir de cette date, cette Collectivité devenue  Département d’Outre - Mer le 31 mars 2011 retrouvera les timbres français à l’instar des autres D.O.M.

Nous le pressentions (lien). Les autorités locales étaient dans l’incertitude. Très officiellement Phil@poste vient d’en faire l’annonce :


Fig-1-Mayotte.jpg 

Pour communiquer l’information, Phil@poste a utilisé son Catalogue papier, imprimé et diffusé à Boulazac auprès de ses abonnés entre le 18 et le 20 avril (n° 50, mars-mai 2011).

 

Fig-2-Mayotte.jpg

 

La page 37 de ce catalogue est l’occasion d’une présentation des cinq derniers timbres émis (dont celui des 170 ans du rattachement de Mayotte à la France (lien) et des deux émissions à venir en mai.


Fig-3-Mayotte.jpg

 

Au-delà,  les émissions se poursuivront  dans le cadre du Programme arrêté en septembre dernier, jusqu’à la fin de la période d’autonomie philatélique ouverte le 2 janvier 1997. Une période qui aura permis la production de  timbres spécifiques  particulièrement  originaux et intéressants pour les philatélistes soucieux de mieux connaître cette île lointaine ([i]). 

 Michel Krempper, APN, 22 avril 2011



([i] ) L’histoire postale de Mayotte vient d’être retracée par l’auteur des lignes qui précèdent dans « ATOUT-timbres » n° 160 du 15 avril au 15 mai (Une publication Yvert & Tellier disponible en kiosque)

 


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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 17:54

Lors de la récente Exposition régionale « Philatélie et Liberté » organisée à Boulogne-Billancourt, l’Amicale philatélique locale présidée par Pierre Bouvard donnait à admirer la tête de la Statue de la Liberté réalisée à partir d’un moulage de Gaget,  fondeur boulonnais et ami de Bartholdi qui la dessina chez lui ([i]). A ce moment, la nouvelle n’avait cependant pas encore franchi l’Atlantique : avec cette statue célébrissime, la poste américaine venait tout juste de commettre une erreur, énorme et stupéfiante. Le timbre émis en décembre dernier en l'honneur de la « Liberté éclairant le monde », érigée à New York il y a 125 ans ne représente pas l’original ( [ii]) mais sa réplique bâtie à Las Vegas ! Une confusion qui ne pouvait pas rester inaperçue : le timbre ayant été imprimé à trois milliards d'exemplaires !!!


Fig-1-Miss-Liberty.jpg

FIG. 1. Timbre à validité permanente (mention forever) émis le 1er décembre 2010

 

 

 

L'erreur a été repérée par un collectionneur à l'oeil exercé et sans doute amoureux de « Miss Liberty » qui est le surnom affectueux utilisé par les américains. Tandis que le timbre représente un plan serré du visage de la Statue de la Liberté, deux détails sautent aux yeux : la chevelure et le regard ne sont pas ceux du monument original édifié par Bartholdi et Eiffel sur Bedloe’s Island dans la baie de New-York en 1886 ! Ce collectionneur a tout de suite pris contact avec la revue Linn's Stamp News,  la bible des philatélistes américains. L’homme voulait savoir si la Poste américaine avait volontairement choisi de ne pas illustrer son timbre avec une photo de la statue new-yorkaise, mais avec celle d'une réplique bien moins prestigieuse en fibre de verre et polystyrène expansé érigée au-dessus d’un hôtel-casino de Las Vegas. Rien de cela. Il s'agit bel et bien d'une bourde. D'ailleurs, ce timbre a été diffusé accompagné d'une notice informative sur la Statue de la Liberté, où Las Vegas n'est pas mentionné.


Fig-2-Miss-Liberty.jpg

FIG. 2. Agrandissement du visage comparé à la Statue de New-York


 

"Fâcheuse confusion" (Poste américaine) 

"Nous regrettons évidemment d'avoir commis cette erreur", a déclaré Roy Betts, porte-parole de l'United States Postal Service, qui a dû admettre cette fâcheuse confusion. Pourtant, les timbres ne devraient pas être retirés de la circulation. Du coup, on peut s’interroger sur leur  valeur pour les collectionneurs compte tenu de la large diffusion. La Poste américaine promet une prochaine mise à plat de ses procédures afin d'éviter une nouvelle erreur du genre.

À l'inverse, MGM Resorts International, propriétaire de l'Hôtel-Casino de Las Vegas, s'est réjoui de l'erreur. "Nous pensions tous que le Post Office rendait simplement hommage à une grande institution américaine alors qu'il en célébrait en fait deux - la statue de la Liberté et Las Vegas - via un seul et même timbre", a réagi avec humour Yvette Monet, porte-parole du groupe hôtelier.


Fig-3-Miss-Liberty.jpgFIG.3. Miss Liberty à Las Vegas. La réplique fait la moitié de la taille de la statue originale :
elle surmonte l’Hôtel-Casino New York New York
.

 

Fig-4-Miss-Liberty.jpg

FIG. 4A. Une plaque est visible sur la pointe centrale de la photo utilisée pour le timbre,
ce qui confirme visuellement  qu’il s’agit de la copie de Las Vegas.

 

Fig-5-Miss-Liberty.jpg

FIG. 4B. Super-loupe sur l’émission du  1er décembre 2010

Michel Krempper,  Amicale Philatélique de Nanterre APN 92
à partir d’une information AFP

 


([i]) Comme le précise le Programme de la manifestation boulonnaise des 12 & 13 mars, le moulage – portrait de la mère du sculpteur - est propriété de la Ville de Boulogne-Billancourt et a été réalisé pour le centenaire de 1986.

([ii]) Les philatélistes soucieux d’authenticité peuvent la trouver sur les différents souvenirs de la manifestation de mars 2011, en vente chez le Président de l’APBB, Pierre Bouvard, 8 rue Pierre Joseph Redouté, 92360 Meudon la Forêt (dans la limite des stocks disponibles).

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 16:45

La première définition d’un arc ou d’une arche que l’on peut trouver dans un dictionnaire est : «Ligne courbe ». Mais dès que la nature s’en mêle et cela donne des approches très différentes.

L’on dit souvent que la nature a horreur du vide, et pourtant que ce soit la lumière le vent ou l’eau, ces éléments creusent la matière et sont de formidables sculpteurs pour nous laisser de formidables monuments.


 Les Arches et la Nature

 

I.1     Caprices de la lumière

Phénomène météorologique, l’arc-en-ciel est dû à la réfraction et à la réflexion des rayons solaires (vers l’observateur) par chacune des gouttes d’eau. Chacune d’elle est donc un minuscule prisme. L’arc-en-ciel se présente sous la forme d’une bande continue, parce que les gouttes se ressemblent beaucoup.

La réfraction est un phénomène naturel séparant la lumière du Soleil en ses différentes couleurs. Quand le Soleil brille dans une atmosphère claire, sa lumière apparaît blanche mais la lumière blanche est en fait composée de nombreuses couleurs. Quand le Soleil brille à travers la pluie, elle se décompose en de multiples couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet, car les gouttes d'eau agissent comme un prisme. En passant à travers chaque gouttelette, la lumière blanche est réfractée et chacune des couleurs est déviée suivant un angle différent, de sorte qu'on voit diverses couleurs s'étalant comme un ruban sous la forme d'un arc majestueux.

Cet arc a un rayon d'environ 42 degrés. Le rouge se trouve toujours sur le bord extérieur alors que le violet est à l'opposé, le plus près du sol.

Le phénomène produit un cercle complet, mais la forme en arc demi-cercle est du au fait que le centre du phénomène se situe sous l'horizon. Pour voir un cercle complet, il faut être en avion ou au sommet d'une haute montagne et regarder la pluie qui tombe plus bas.


Figure-1.jpg

 

De nombreuses interprétations ont été faites de l’Arc-en-ciel.

Dans la Genèse, l’arc-en-ciel représente une entente entre Dieu et Noé, alors que d'autres interprétations religieuses présentent l'arc-en-ciel comme étant un pont vers le paradis. Chez les Dogons du Mali, l’arc-en-ciel est appelé « chemin du ciel et de la terre » et beaucoup de peuples y voient un « pont des âmes » permettant aux défunts de rejoindre leur céleste séjour.


Figure-2.jpg

Le bloc anglais « Arche de NOE » reprend le verset 9.13 de la Genèse : « j’ai placé mon arc-en-ciel dans les nuages et se sera un signe de l’engagement entre Moi et la terre ».

Vous aurez noté, l’erreur dans les couleurs de cet arc-en-ciel, puisque le rouge aurait dû se placer à l’extérieur et le violet à l’intérieur.


Figure-3.jpg

 

Bloc feuillet émis pour la réunification des 2 Allemagne et la chute du mur de Berlin de 1989/90.

Selon une tradition allemande médiévale, il n’y aurait aucun arc-en-ciel durant les 40 années précédant la fin du monde. La représentation d’un Arc-en-ciel aux couleurs de la nouvelle Allemagne est donc pour le peuple un message d’optimisme dans l’avenir.

 

On notera la double symbolique de l’arche comme symbole de l’union :

L’ouverture en forme d’arche dans le mur de Berlin, et l’Arc-en-ciel avec les couleurs de l’Allemagne passant au travers.


Figure-4.jpg

 

Figure-4bis.jpg

 

 

Ce bloc anglais et sa carte premier jour présentent quelques symboles représentant la chance et selon une tradition européenne, il y aurait, au bout de l’arc-en-ciel, un chaudron d’or. A vos pelles … Ceci dit, cette tradition s’appuie sur un non-sens physique, puisqu’on ne peut jamais atteindre un arc-en-ciel. En effet celui-ci se déplace en même temps que nous.

Mais attention, l’arc-en-ciel peut aussi être le symbole de malheur, en effet selon la mythologie africaine, l’arc-en-ciel représente un serpent géant qui apporte de la malchance dans la maison qu’il touche
.

 

 

I.2    Caprices du  vent 

 

D’abord nommé le Portail ou la Pyramide, l’arche des Kerguelen et comme la porte d’entrée dans l’archipel. Ce monument naturel remarquable est situé au nord-est de l’île principale de l’archipel des Kerguelen, exactement à 48°43 latitude Sud et 69°04 longitude Est. Ce fut d’abord un rocher percé très élevé (103 mètres au-dessus du niveau de la mer) formant une arche rectangulaire caractéristique qui fût remarquée par tous les navigateurs, depuis sa découverte en 1774 jusqu’à la première expédition des frères Rallier du Baty en 1908/1909. Lors de leur deuxième expédition en 1913/1914 ils constatèrent l’effondrement de l’arche. Seules deux colonnes verticales subsistent de nos jours. Composées de basalte, on peut y voir des morceaux de bois silicifié.

L’arche des Kerguelen ( feuille complète Numérotée et datée) : les événements importants de l’île et de son arche sont racontés dans les vignettes encadrant les 8 timbres.


Figure-5.jpg

 

 

On voit cette arche dans sa représentation originale avec son toit.


Figure-6.jpg

Figure-7.jpg


 

Si il y a un endroit où les éléments se sont déchaînés pour produire de véritables chef-d’œuvres dans une très petite surface, c’est bien  « Arches Valley », parc national aux Etats-Unis qui abrite de nombreuses arches créées au fil du temps et des caprices du vent. Pour célébrer le centenaire de sa création en 1996 l’Etat de l’Utah a édité ce timbre présentant la plus célèbre de ses arches : Delicate Arch.

La porte du sud du Paradis et le pont sous le ciel, sont 2 arches situées dans le parc national forestier de la province de Hunan, en Chine. Ces 2 arches sont listées parmi les biens du patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Figure-8.jpgBridge under Heaven

Figure-9.jpgSouth Gate to Heaven


 

I.3 Caprices de l’eau 

Rien ne peut arrêter l’eau, car le temps joue pour elle et ce n’est pas la pierre qui peut lui résister. L’Ardèche qui semble pourtant si paisible a eu raison du calcaire et a façonné cette arche de 59 mètres de largeur et 34 de hauteur.


Figure-10.jpg

 

Figure-11.jpg

 

Le département de l’Ardèche a voulu mettre en avant ses charmes en présentant sur un timbre l’un de ses symboles, l’Arche de Vallon-Pont d’Arc.


Figure-12.jpg

 

Lettre en provenance d’Argentine vers Hambourg postée à Buenos Aires.


 

Située à 2720 m d’altitude, cette arche naturelle nommée le « pont de l’Inca » a été creusée naturellement par le fleuve : le rio de las cuevas (la rivière des grottes). Cette arche fait 47 m  de long et 27 m de haut.

Cette arche a souvent été représentée sur des timbres argentins entre 1959 et 1972, il s’agit ici de la première version d’un timbre qui eu cours entre les années 1959 et 1962.


Figure-13.jpg

L’arche de Tasmanie

 

Ce timbre de 1899 représente une arche creusée par l’action des vagues sur la péninsule de l’île de Tasmanie dans un endroit appelé Eaglehawk Neck (le cou du Faucon).

Xavier Prouvost - APN AVRIL 2011

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