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Présentation

  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • APN92
  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:41

Dans son numéro 161 du 15 mai au 15 juin 2011, ce journal de 32 pages grand format en consacre quatre à l’histoire philatélico -postale de SPM (aujourd’hui abrégé SP&M sur les timbres). Notre membre Michel Krempper y poursuit le tour du monde des Collectivités ultramarines françaises entamé le mois précédent avec la philatélie de Mayotte et qui se poursuivra avec d’autres étapes au long de 2011 dans le cadre de l’« année de l’Outre-Mer ».

 


fig 1

 

 

C’est l’occasion d’un large panorama historique qui permet de faire connaissance avec les premières marques postales, les premiers timbres, les premières surcharges : les fameux « provisoires de St-Pierre », les émissions de la seconde guerre mondiale et ses raretés, les timbres émis sous le statut de TOM, la parenthèse de la départementalisation avec le recours aux timbres de la métropole. Pour finir par le « renouveau » de 1986. Un passé particulièrement riche qui a fait de ce tout petit territoire un géant de la philatélie, d’autant plus intéressant que ses émissions, souvent en taille-douce, sont d’une grande qualité. 


Un autre article de ce n° d’ATOUT concerne plus directement Nanterre et son Amicale philatélique, bien qu’on n’y trouve aucune mention de notre commune : il s’agit d’un reportage photo de trois pages sur la plateforme de préparation et de distribution du courrier (PPDC) de La Défense (92), bel et bien implantée à Nanterre comme cela ressort de son code ROC 18740A [ [i] ]. Celui-ci figure d’ailleurs sur deux lettres présentées page 16. Installée aux pieds du plus important quartier d’affaire de France, cette plateforme collecte et oblitère 250.000 plis par jour qu’elle expédie sur  différents Centres dont Nanterre CTC code ROC 18769A pour un tri plus fin. En sens inverse, la PPDC reçoit 80.000 plis qu’elle distribue dans les communes environnantes. 


Signalons enfin la présentation d’une pièce unique, en l’occurrence une lettre « radioactive ». Elle sera exposée du 10 au 13 juin, à Metz, dans le cadre du 84e congrès de la Fédération française des associations philatéliques (FFAP).  De ce fait présentée avec  un cerclage de plomb et un blindage de verre. ATOUT nous explique que ce pli fut « retrouvé après le bombardement atomique par les Américains d’Hiroshima, au Japon, le 6 août 1945. Cette lettre recommandée a été extraite des ruines d’une banque, à proximité de la gare, à 2 kilomètres du point zéro de l’explosion. Elle n’est presque pas abîmée extérieurement mais elle reste radioactive ».


ATOUT timbres, 32 pages, en vente en kiosques, 1,90 euro. Edité par la SARL L’Echo de la Timbrologie, 2 rue de l’Etoile 80094 Amiens Cedex 3. Renseignements au 03-22-71-71-87. Abonnements sbelvalette@yvert.com

 

APN mai 2011


[[i] ] Adresse : 65 Terrasse Valmy Nanterre, code Regate 921690

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:42

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Lien vers article précédent

 

Plusieurs membres de l’’Amicale Philatélique de Nanterre sont des observateurs attentifs de la philatélie des  territoires français bordés par l’Océan Indien : l’île de la Réunion, Mayotte, les TAAF, élargies aux Îles Eparses en février 2007.  Situées autours de Madagascar au Sud- Ouest  de cet océan, ces dernières sont inhabitées et néanmoins d’un grand intérêt halieutique et scientifique.

 

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Elles viennent de recevoir la visite du « Marion Dufresne », navire utilisé par l’Administration des TAAF pour assurer les liaisons entre les différents territoires qu’elle a en charge. C’était en avril dernier. A bord, une soixantaine de scientifiques, de techniciens et de militaires. Pirates obligent ! Mais aussi des postiers qui ont permis la production de pièces philatéliques dans la plus pure tradition « taffienne ». De retour de l'expédition à la Réunion,  Pascale  Chabanet, biologiste marine à l'Institut de Recherche et Développement (IRD), a raconté son expérience. La scientifique a réalisé un travail exploratoire à Europa, Bassas Da India et Juan de Nova, prélude à une étude plus poussée d'inventaire de la vie marine. L’Administration souhaite  mettre en place une aire marine protégée à Europa, après les Glorieuses en 2010. Car les paradis vierges aussi sont en péril.

 

Pour une meilleure appréciation des enjeux écologiques associés à ces îles, il nous a semblé intéressant de donner connaissance du compte-rendu publié sur le site d’information  http://www.ipreunion.com/  en l’illustrant de quelques courriers caractéristiques produits pendant  l’expédition.

 

Avec pour commencer un cachet de vaguemestre en guise de carte géographique, afin de localiser les Îles Eparses  par rapport à Mayotte, Madagascar et  la Réunion.

 

fig-3.jpg

 

 

 

 

Reportage publié le Lundi 02 Mai 2011

 

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•Vous rentrez juste d'une mission scientifique dans les Iles Eparses. Quel était le but de ce projet ?

 

Je suis en charge d'un programme sur la biodiversité marine des récifs coralliens avec un objectif appliqué à la gestion de ces milieux. Une aire marine protégée a été mise en place dans Les Glorieuses en 2010 et il existe un projet pour Europa. Il faut donc faire un plan de gestion adapté aux écosystèmes et récolter des données pour savoir ce qu'il y a sous l'eau à gérer ! Là, nous avons pu passer quelques jours sur chaque île avec, comme but, de mettre en place un système pérenne de suivi du milieu. Nous avons installé sur chaque île quatre stations de surveillance intégrées au réseau mondial de suivi des récifs coralliens, en échantillonnant les coraux et les poissons selon une même méthode appliquée dans le monde entier pour pouvoir estimer globalement l'état de santé des récifs coralliens. Une autre expédition plus longue avec des spécialistes des mollusques, des coraux, crustacés et des algues est prévue à Europa au mois de novembre.

 

•Pourquoi vouloir créer des réserves marines autours d'îles qui ne sont, a priori, pas menacées par l'homme puisqu'elles ne sont pas habitées et que leur accès est contrôlé ?

 

Les menaces existent quand même. Par exemple, en 2006, les plages de Juan de Nova ont été souillées par un navire qui a dégazé. Nous savons également qu'il y a du pétrole autour de cette île. Cela peut susciter les convoitises. Aux Glorieuses, les gens veulent pêcher et certains le font déjà, même si c'est interdit. Il existe aussi une réflexion sur l'ouverture de ces îles au tourisme. Il s'agirait d'éco-tourisme mais cela reste tout de même une pression qu'il faudra contrôler. Il est important de protéger des petits bijoux de biodiversité contre les menaces à venir pour les transmettre dans le même état aux générations futures. En plus, les îles sont aussi touchées par le changement climatique mais ne connaissent pas la pression directe de l'homme. Scientifiquement parlant, elles constituent un site de référence.

 

fig-5.jpg

 

 

•Justement, en 2004, vous participiez au tournage du film de Rémy Tézier sur Juan de Nova. Vous y découvriez un récif presque totalement mort suite à l'impact du courant chaud El Nino. Vous y êtes retournée, qu'en est-il aujourd'hui ?

 

En 2004, c'était effectivement un vrai désert avec tout de même une oasis de vie rencontrée à 30 mètres de profondeur. Et aujourd'hui une très bonne nouvelle, l'oasis a reconquis le désert! Le taux de recouvrement est bon, il y a eu une vraie  reprise corallienne. C'était émouvant pour moi de retourner sur cette île et de voir la vitalité de ses récifs coralliens aujourd'hui.

 

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•Ces îles sont donc ces petits îlots de biodiversité que l'on décrit ?

 

A Juan de Nova par exemple, nous avons observé beaucoup de requins. C'est l'endroit dans le monde où j'en ai observé le plus. Il y a eu une pèche intensive pour les ailerons de requins à l'échelle mondiale et il devient exceptionnel d'en observer une telle densité aujourd'hui. A la Réunion, je n'en vois jamais sur le récif. On a l'impression qu'il y en a beaucoup parce qu'il y a parfois des attaques mais ça se passe dans des conditions bien particulières avec le plus souvent des requins qui affectionnent les eaux troubles. En fait, il y a très peu de requins de récifs ici. Or, normalement, ce sont des poissons éboueurs essentiels pour l'équilibre de l'écosystème. Il y a d'autres particularités que l'on ne voit plus à la Réunion, la présence de gros poissons sur le récif. A Juan de Nova par exemple, j'ai observé sur une zone de 250 m2, huit mérous qui mesuraient près d'un mètre, ce qui est totalement exceptionnel. A la Réunion, si on en observe plus de deux mérous par plongée, on est content. En plus, ils sont curieux, ils s'approchent, c'est le signe qu'ils n'ont pas peur. Comme ils ne sont pas pêchés, ils ont le temps de grandir et atteignent des tailles importantes. A La Réunion, les mérous reviennent sur le récif avec la mise en place de la réserve marine, mais ils n'atteignent  pas encore ni la densité, ni la taille de ceux qu'on observe dans les Iles Eparses o ils ne sont pas pêchés depuis longtemps.

 

•En tant que scientifique, ce type d'environnement est important pour avoir un système de référence. Quel type de relevé allez vous faire lors de vos prochaines expéditions ?

 

Oui, cela nous permet de voir ce que devrait être un écosystème non soumis à l'influence de l'homme. Nous devrons plonger 15 jours sur chaque île pour connaitre l'état de santé du récif et réaliser un point 0 des ressources halieutiques. Pour cela nous allons évaluer les paramètres de diversité, à savoir quelles espèces sont présentes et o. Nous allons ensuite évaluer la densité des populations, donc le nombre d'individus par espèce. Ensuite, nous allons calculer la biomasse, grâce à des relevés de taille des individus. Dans les Iles Eparses, les individus peuvent arriver à l'âge adulte vu qu'il n'y a pas de pêche et certaines espèces comme les mérous, les gaterins ou les carangues peuvent atteindre de grandes tailles, ce qui fait exploser la biomasse en poissons de ces îles, et c'est un signe de bonne santé du récif !

 

•Vous en saurez donc un peu plus sur l'état de santé du récif d'Europa en novembre 2011 ?

 

Oui, nous préparons une mission pour évaluer l'état de santé du récif d'Europa, puis nous le ferons pour chaque île. La piraterie nous complique un peu les choses. Les TAAF ne souhaitent plus que nous nous rendions dans ces îles en bateau comme nous pouvions le faire avant. Les missions scientifiques doivent se faire avec un risque zéro, ce qui se comprend aussi. Lors de notre expédition avec le Marion Dufresne, il y avait 10 militaires avec nous. Là, j'essaie de voir comment faire pour rejoindre Europa ou les Glorieuses en avion privé de Madagascar ou d'Afrique du Sud. Avis aux aviateurs.

 

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Propos recueillis par Marine Veith pour  http://www.ipreunion.com/

Retranscrits par Michel Krempper pour l’APN 92, mai 2011 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:14

C’est dans le numéro 1851 daté de mai 2011 qui vient d’être livré aux abonnés [ [i] ]


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Sur cinq pages, Michel Krempper, membre  de l’APN 92 débute la présentation  de sa collection de « Classe Ouverte » découverte par les visiteurs de la dernière Exposition Philatélique régionale d’Ile de France et récompensée par son Jury. Rappelons que dans les expositions patronnées par la FFAP, cette   Classe de compétition regroupe des collections centrées sur un thème et pouvant comporter jusqu’à 50 % de matériel non-philatélique, le plus diversifié possible et pris dans les différents domaines de collection. Ainsi dans le cas présent, peut on de découvrir, entre autres exemples, l’acte de naissance rectificatif autorisant Gustave né Bönickhausen  à substituer à ce nom celui d’Eiffel, une lettre autographe de Mollerat, oncle maternel d’Eiffel dont celui-ci devait assurer la succession à la tête d’une entreprise chimique, une enveloppe d’un courrier adressé par Madame-mère Catherine Moneuse - Bönickhausen au directeur des mines d’Epinac dont elle était la concessionnaire dans le port de Dijon, des cartes postales, monnaies et médailles, etc… Consacré à l’ascendance, aux origines et aux débuts professionnels du célèbre ingénieur, l’article est le premier d’une série de cinq dont la publication s’étalera sur autant de numéros. A suivre donc.


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Un numéro très branché … XIXème siècle. Qu’on en juge : sur la pagination consacrée aux sujets de fonds, plus de la moitié se rapporte au temps d’Eiffel qui fut aussi celui de la Commune de Paris dont Laurent Albaret décrit le service postal à partir de documents uniques conservés à l’Adresse-Musée de la Poste (ex-collection Boussac), d’Offenbach précurseur de l’opérette présenté par Lisette Rosenberg, d’entiers postaux des années 1870 très spécifiques tirés des collections exceptionnelles de Jean Storch, de l’Académie de Philatélie, les courriers de la Poste d’hôtel en Egypte dont Jean Grillot, Président de l’Amicale Philatélique de Nanterre poursuit la présentation, aussi intéressante qu’inédite. 

Le sommaire fait cependant aussi la place à des sujets plus contemporains comme celui des timbres du Vietcong utilisés durant la guerre du Vietnam, à la fois comme moyen d’affranchissement du courrier et outil de propagande, une occasion d’un rappel des différents épisodes du conflit dénommé par les vietnamiens « Guerre des Américains ».

Mention spéciale à l’interwiew menée par Sophie Bastide-Bernardin dans le cadre de sa rubrique « Dis, l’artiste dessine moi le timbre de tes rèves » auprès de Christine Louzé, aquarelliste, réalisatrice d’une vingtaine de timbres pour la Poste de Mayotte. A admirer la magnifique création réalisée pour le journal à cette occasion et représentant une jeune Mahoraise humant une branche d’ylang-ylang. De quoi donner à regretter la décision de l’arrêt des émissions spécifiques de l’ex-COM devenu nouveau DOM et à souhaiter à l’artiste de pouvoir bientôt placer son talent au service d’autres émetteurs de timbres-poste.


EdT1851p5.jpg 

 

MK, APN 92, mai 2011


[ [i] ] L’Echo de la Timbrologie, 2 rue de l’Etoile, 80094 Amiens Cedex 3, abonnement 1 an (11 numéros) 45 euros (prix spécial pour les clubs philatéliques). D’anciens numéros sont disponibles à l’unité. Liste sur demande.

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:41

Durant l’été 2009, un premier bilan (provisoire) des six premiers mois d’utilisation de  « Mon timbre en ligne » pouvait être dressé[i]. Qu’en est-il aujourd’hui de ce service de fabrication à domicile de timbres imprimés sur ordinateur, proposé en France depuis maintenant plus de 2 ans ? 


Première réponse : après un lancement hésitant, le succès s’est affirmé. Ces timbres ont trouvé leur place dans la (trop ?) vaste gamme des produits d’affranchissement proposés par La Poste. Si encore peu de particuliers sont séduits par les facilités qu’il offre, de nombreux émetteurs de courrier professionnel en font maintenant usage.  Pour un volume de lettres expédiées dépassant quelques unités/jour sans pour autant justifier la location d’une machine à affranchir le courrier, l’emploi du MTEL est particulièrement commode : impression sur son ordinateur, chez soi, d’un timbre au tarif calculé selon le poids et la destination, semi-personnalisation de l’illustration des vignettes d’affranchissement, paiement sur un compte facile à réapprovisionner (par carte bancaire), dépôt dans n’importe quelle boîte aux lettres semblent être des avantages appréciés par les professions libérales, les TPE, les associations, qui sont usagers le plus fréquemment rencontrés sur les plis revendus par Internet ou dans le tri du courrier adressé aux mairies et aux caisses de retraite. Ainsi, les dernières factures MTEL émises par le service gestionnaire à La Poste dépassent le n° 540 000, ce qui correspond à un rythme mensuel moyen de 20 000 depuis l’origine.  Il existe certes des limites au nombre de timbres susceptibles d’être imprimés : une TPE peut acheter jusqu’à 250 € de timbres par période de 30 jours ; pour les particuliers, le plafond est à 75 € ; limites auxquelles on peut voir deux explications : inquiétude de La Poste sur les paiements par carte bancaire ?  Volonté de ne pas concurrencer les machines à affranchir ? Quoiqu’il en soit, ces montants correspondent assez bien aux besoins en affranchissements des offices de notaires ou des cabinets d’architectes, de médecins, de comptables, d’ingénieurs-conseils FIG. 1.  Pour reprendre un terme de marketing, les MTEL sont un excellent « produit de niche », bien adapté aux besoins de ce type de professionnels.


Fig-1.jpg FIG. 1 MTEL oblitéré le 3 septembre 2009, machine TOSHIBA TSC 1000,
marque standard 4 vagues longues en w,
ROC 26479A de la Plate-forme Industrielle du Courrier (PIC) de Lognes.  


Deuxième observation : au départ limitée à deux mois, la durée d’emploi de chaque MTEL  a été portée à six mois (exactement 24 semaines, soient 168 jours), ce que le site de La Poste montre depuis le 19 février 2010 FIG. 2.


FIG2montimbrenligne-duree-six-mois.jpg

FIG. 2  Capture d’écran du site de La Poste : la durée d’emploi figure dans les trois lignes du bas, au centre. 

 

D'après l’opérateur postal, la limitation de validité des « timbres en ligne » avait été décidée pour limiter la taille de la base de données de contrôle. En effet le dispositif de contrôle repose sur la lecture automatique par les MTP (Machines de Tri Préparatoire) de la Data Matrix (code 2D) présente sur chaque marque côté droit. Des tests-clients ayant montré que la limitation initiale à 2 mois était jugée trop courte, obligeant l’usager à la vigilance et freinant les achats, elle a logiquement été augmentée. L’utilisateur devra cependant veiller à ne pas stocker trop de vignettes d’avance qui pourraient s’avérer inutilisables après une modification tarifaire. Encore que les CGV[i] – trop ignorées – le  prévoient explicitement au § 5.3 « Dans le cas d’une augmentation tarifaire de la valeur faciale du Timbre-poste, et si le Client dispose de Marques d’affranchissement imprimées antérieurement, il peut continuer à les utiliser pour l’affranchissement de ses envois à titre exceptionnel pendant la période de transition et ce jusqu’à la date de fin de validité mentionnée sur ses Marques » FIG. 3.


FIG3MTELPerruches_ob2232010.jpg

FIG. 3 MTEL valable jusqu’au 3 septembre oblitéré le 22 mars 2010
par la MTP Toshiba TSC 1000 de la PPDC de Reims.

 

Troisième constat : il concerne ce contrôle des MTEL dans les Centres de Tri. Alors que nos premières observations avaient relevé différents dysfonctionnements dans l’oblitération de ces affranchissements par les machines à grande capacité MTP TOSHIBA TSC 1000, les défauts de jeunesse semblent avoir été corrigés. Un des intérêts des « Mon Timbre en Ligne », c'est leur interaction avec les oblitératrices, celles-ci devant être capables de reconnaître le code 2D, de vérifier la validité du code barre, de vérifier la conformité de la date d'utilisation, de vérifier dans une base de donnée l’existence du timbre en tant que neuf, d'informer la base de l’utilisation. Toutes ces fonctions apparaissent aujourd’hui bien maîtrisées pour peu que les MPT soient correctement programmées[i]. Ainsi, les MTEL disposent à présent d'une annulation spécifique [ii] FIG. 4.


FIG4mtel-tsc1000-normal-copie-1.jpg

FIG. 4 Oblitération spéciale MonTimbrenLigne frappée par une MTP TOSHIBA TSC 1000 : vagues courtes en N ;
indications de services inversées  en deux blocs-texte (La Poste/ France à droite) ;
grand espace entre vagues et textes. Code ROC 38276A de la PIC de Wissous Paris-Sud.

 

Pour le collectionneur, cette empreinte a pour avantage de démontrer que l’affranchissement est un vrai MTEL et non pas une copie ou un faux fabriqué de toute pièce. À ce titre et parce qu'ils sont (assez) faciles à falsifier par des informaticiens un peu habiles,  les « Mon Timbre en Ligne » se collectionnent de préférence sur lettre avec une oblitération spéciale frappée par une TOSHIBA TSC 1000. On peut en effet utiliser une imprimante virtuelle, ou numériser un MTEL imprimé. Aucun moyen ne permettra de différencier ces reproductions des "véritables" ! Ni d'ailleurs de savoir si le  « Mon Timbre en Ligne »  n'est pas une totale invention puisqu’il n'est pas possible de savoir si un code 2D est authentique ou inventé.

FIG5montimbrenligne-semeuse-bidouille.jpg

FIG. 5 Exemple de faux MTEL fabriqué de toutes pièces 
à titre démonstratif par un philatéliste, blogueur notoire.


Quatrième remarque, relative aux visuels : Les MTEL sont toujours aussi peu esthétiques qu’à l’origine : la Data Matrix reste d’un poids excessif tout comme les indications de service (La Poste / France, tarif, code alphanumérique).  De ce fait, avec ses 35 x 21 mm l’illustration thématique est réduite à des dimensions congrues. Par ailleurs, la qualité des images est d’autant plus faible que les papiers utilisés pour les produits grand public sont fragiles et ont une durée de vie moindre que ceux utilisés par La Poste. De plus,  l'utilisation d’imprimantes à jet d'encre par rapport aux imprimantes laser  et d'étiquettes ou d'enveloppes autocollantes, (connues pour jaunir rapidement)  donne des images d’un rendu assez médiocre et risque de surcroît de poser un sérieux problème de conservation à moyen terme.

Il reste que les gestionnaires du produit à la Direction du Courrier de La Poste [i] font d’incontestables efforts de renouvellement des visuels. Depuis l’origine, 9 catégories sont proposées (animaux, évènements, monuments, métiers, nature, sports et loisirs vie associative, vie de l’entreprise, logos en NB) offrant chacune 16 images couleur (autant en noir et blanc) auxquelles s’ajoute le visuel de la semaine. A l’intérieur de chacune, de nombreuses illustrations ont été retirées, de nouvelles sont apparues. Le « turn-over » est particulièrement élevé dans les catégories « Monuments et terroirs »  « Sports et loisirs » avec au moins une image nouvelle par mois. Pour les collectionneurs « thématistes », ces affranchissements constituent donc une intéressante ressource d’appoint  qui diversifie les présentations, en dépit du caractère parfois « fruste » de certains visuels FIG. 6 & 7. Notons aussi que la recherche de matériel peut aussi conduire à s’intéresser aux timbres mis en ligne par certaines postes étrangères FIG. 8A, 8B.


FIG6-Colisee.jpg

FIG. 6 Les MTEL offrent un choix de monuments français et étrangers. 

 

FIG7MTELcinqmains-ob.jpg

FIG. 7 Figurine symbolique de l’esprit associatif, également utilisable dans une thématique sur le nombre 5,
marque d’oblitération spécifique aux MTEL issue de la TOSHIBA TSC 1000 de la PIC Wissous Paris Sud ROC 38276A.

 

FIG8AWebstamp.jpg

FIG. 8A Timbre en ligne de la Poste suisse, appelés Webstamps.   


FIG8BPlusBrIndividuelMGIB.jpg

FIG. 8B Timbre personnalisé  de la Deutsche Post imprimé sur enveloppe,
commercialisé sous le nom de PlusBrief-Individuel (image de 32 x 27mm).


Cinquième constat, concernant le statut philatélique des timbres en ligne. De nombreux  collectionneurs n’ont pas saisi d’emblée l’intérêt des « Mon Timbres En Ligne » lancés peu après les « MonTimbràMoi » les  « iDtimbres »  autocollants ou imprimés sur enveloppe FIG. 9  ou les « Collectors » en tous genres, vite devenus surabondants. Certains philatélistes ont cependant perçu la parenté des MTEL avec les Empreintes de Machine à Affranchir acceptées dans les collections depuis bientôt un siècle[i]  Certes, les différences sont nombreuses [ii] mais avec les EMA, les MTEL partagent le fait d’être imprimées par le client et chez lui, sur une enveloppe ou sur une étiquette, avec un tarif calculé par la machine en fonction du poids et de la destination du courrier et avec une facturation périodique effectuée par La Poste sur un compte client. Par ailleurs, du fait de la numérisation du tri du courrier, certains opérateurs postaux comme l’US Postage requièrent dans les EMA l'impression  d'un carré de pixels blancs et noirs renfermant les données de l'envoi, sur un principe analogue à celui des timbres en ligne français, le code FIM, également présent permettant le redressage lors du passage dans les MTP[iii] FIG 10.


FIG9MTAMobLP1942010.jpgFIG. 9   IDTimbre imprimé sur enveloppe : offre de timbre 100% personnalisé faite aux entreprises ou aux gros émetteurs. Oblitération du 19 avril 2010 par la TOSHIBA TSC 1000 du CTC Nanterre code ROC 18769A, marque  en 3 blocs-texte « lettre/prioritaire- La Poste/date jjmmaa- n°ROC/France »  4 vagues courtes en N.


FIG10EMAUS.jpg

FIG. 10 Empreinte de machine à affranchir des États-Unis
disposant d'une Data Matrix (au centre) et d’un code FIM (à gauche).
   

 

Les « Mon Timbres En Ligne » français ne sont pas non plus sans quelques ressemblances avec les vignettes d’affranchissements issues de distributeurs en libre-service, les  LISA(s): parfaitement entrées dans le domaine des collections, cataloguées et acceptées dans les présentations : Impression d’une étiquette autocollante au tarif de son choix selon le poids et la destination, illustration de couleur pour certaines. Avec des différences évidemment importantes au niveau du service, la moindre n’étant pas que la LISA ne peut être imprimée qu’au bureau de poste (permanent ou temporaire). C’est pourquoi certains spécialistes avertis [i] considèrent les « timbres en ligne » comme un « mix » d’EMA et de LISA.  Avec eux, on peut donc penser que tout comme ces produits, les MTEL arriveront bien un jour à surmonter l’ostracisme dont certains philatélistes font encore preuve à leur égard.

MICHEL KREMPPER Amicale Philatélique de Nanterre Avril 2010



[i]  Mis en ligne le 1er août 2009 sur le blog de l’Amicale Philatélique de Nanterre APN 92, publié dans L’Echo de la Timbrologie n° 1833 octobre 2009 pp. 46-49


[ii]  Conditions Générales de Vente.  Elles doivent être  acceptées par le client avant le bouclage de la transaction

[i]  « Errare humanum est » : les défaillances dans la programmation des MTP font le plaisir des amateurs d’empreintes fautées … et alimentent les blogs philatéliques …

[ii]  Le courrier des lecteurs de l’Echo de la Timbrologie n° 1848 mars 2011 p.8 en présente quatre, en faisant remarquer que ce type de marque d’annulation à deux blocs-texte et à vagues courtes n’a été vu que sur des MTEL


[i]  Au sein de La Poste, les T-P « ordinaires » sont produits par Phil@poste, les MTEL sont développés par la Direction du Courrier


[i]  Les EMA sont apparues dans les années 1920/25 et ont été collectionnées (et cataloguées) dès les années 30

[ii]  La plus importante étant que les affranchissements par empreinte mécanique  ne sont pas oblitérés, au contraire des MTEL

[iii]  L’Echo de la Timbrologie n° 1836 janvier 2010 pp.48-50 « FIM importés des Etats-Unis »


[i]  Par exemple Dominique Stephen sur http://www.blog-philatelie.com


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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 17:29

Les timbres autocollants ont leur catalogue spécifique. Parce que l’APN92 s’intéresse à toutes les formes de philatélie, nous sommes heureux de pouvoir annoncer la parution de l’édition 2011 de ce répertoire illustré, la seconde due à la SOCOTA (Société des Collectionneurs de Timbres Autocollants). Avec une pagination doublée par rapport à la précédente livraison,  ce catalogue offre 217 pages sur papier glacé  avec reproduction des timbres, explications techniques, cotes en neuf, oblitéré et sur lettres. Ce qui prouve à la fois la vitalité de ce type de timbres et la vigilance dont font preuve Alain Cardina et l’équipe qui l’épaule dans le suivi des émissions.


Catalogue-Socota-2011.jpg

 

 

Les lecteurs de « l’Echo de la Timbrologie » connaissent bien ce collectionneur puisqu’il tient dans le mensuel du Groupe Yvert & Tellier une rubrique régulière dédiée aux timbres personnalisés. Il est en outre membre de son Comité de Rédaction [[i]].  

Le  champ du Catalogue couvre les trois catégories de vignettes produites par La Poste : les MonTimbraMoi (MTAM) dont les roulettes, les IDTimbres (IDT)  Classiques, Prestiges et échantillons, les Collectors. Les différents tarifs sont donnés en annexe. L’étude des caractéristiques techniques permet de s’y retrouver dans les modes d’impression, les modes de distribution et les différents types de présentation. L’historique remonte à 2007. Enfin les très nombreux visuels de Collectors « La France que j’aime » sont indexés par ordre alphabétique.

Bref. Tout ce que vous vouliez savoir sur les timbres autocollants sans jamais avoir osé le demander.

  Michel Krempper, APN 92, avril 2011

 

 

Prix du catalogue 2011 de la SOCOTA : 30 euros pour les extérieurs, 26 euros pour les membres (+4 euros pour l'envoi). Règlement à l'ordre de la SOCOTA à adresser au président Alain CORDINA, Résidence Jean Zay Bâtiment A, 55, avenue du Général De Gaulle 92160 ANTONY


[[i]]  L’Echo de la Timbologie, 2 rue de l’Etoile, 80094 Amiens Cedex 3, abonnement 1 an (11 numéros) 45 euros (prix spécial pour les clubs philatéliques)

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 18:53

Cette fois, c’est (hélas) officiel : Mayotte va perdre son programme philatélique spécifique et ce, dès le 1er janvier 2012. A partir de cette date, cette Collectivité devenue  Département d’Outre - Mer le 31 mars 2011 retrouvera les timbres français à l’instar des autres D.O.M.

Nous le pressentions (lien). Les autorités locales étaient dans l’incertitude. Très officiellement Phil@poste vient d’en faire l’annonce :


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Pour communiquer l’information, Phil@poste a utilisé son Catalogue papier, imprimé et diffusé à Boulazac auprès de ses abonnés entre le 18 et le 20 avril (n° 50, mars-mai 2011).

 

Fig-2-Mayotte.jpg

 

La page 37 de ce catalogue est l’occasion d’une présentation des cinq derniers timbres émis (dont celui des 170 ans du rattachement de Mayotte à la France (lien) et des deux émissions à venir en mai.


Fig-3-Mayotte.jpg

 

Au-delà,  les émissions se poursuivront  dans le cadre du Programme arrêté en septembre dernier, jusqu’à la fin de la période d’autonomie philatélique ouverte le 2 janvier 1997. Une période qui aura permis la production de  timbres spécifiques  particulièrement  originaux et intéressants pour les philatélistes soucieux de mieux connaître cette île lointaine ([i]). 

 Michel Krempper, APN, 22 avril 2011



([i] ) L’histoire postale de Mayotte vient d’être retracée par l’auteur des lignes qui précèdent dans « ATOUT-timbres » n° 160 du 15 avril au 15 mai (Une publication Yvert & Tellier disponible en kiosque)

 


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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 16:29

Nous annoncions les reports successifs de l’émission de Mayotte commémorative du 170ème anniversaire du rattachement de Mayotte à la France. Finalement le timbre-poste est sorti : le 2 avril en Premier jour, le 4 en vente générale locale ([i])

 

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La commémoration est celle de l’achat de cette terre comorienne encore appelée « l’île aux deux hippocampes » au Sultan Andrian Souli : C’est en effet le Deuxième du mois de Rabi-el-aual 1257 de l’Hégire, soit le 25 avril 1841 qu’ est signé le traité par lequel ce natif de Madagascar,  fils d’Ouza ancien roi malgache des Sakalaves,  cède  en toute propriété à la France « l’île par lui possédée selon droit de conquête et par convention », acquise par les armes treize ans plus tôt. Signataire français : le Capitaine Passot, envoyé dans l’archipel par l’Amiral de Hell, gouverneur de Bourbon (ancien nom de la Réunion). Sa mission : trouver, dans cette partie de l’Océan, un point où « les navires français pourraient se mettre à l’abri des cyclones, réparer leurs avaries et se ravitailler commodément » ; abri qu’en l’absence de port à Bourbon les Traités de 1815 avaient privé la France en attribuant l’Île Maurice à l’Angleterre. Le timbre-poste présente en médaillon les deux personnages principaux et au premier plan le vaisseau français ainsi qu’un boutre comorien devant le Rocher de Dzaoudzi.

En réalité, le transfert de souveraineté ne s’est cependant pas fait en un jour : au contraire,  il s’étalera sur plus de deux ans.  Le traité de cession de 1841 ayant prévu « une sanction préalable par sa Majesté le Roi des Français »,  Louis-Philippe ratifiera certes les termes de l‘accord mais le 10 février 1843 seulement. La prise de possession, dernière étape du processus de rattachement, ne deviendra effective que le 13 juin 1843. Entretemps promu commandant, Passot revient  avec une forte garnison issue du 3ème Régiment d’Infanterie de Marine pour se voir officiellement remettre l’Île par son Sultan, avant le lever du drapeau français puis la lecture à la Grande Mosquée d’une proclamation solennelle destinée à informer l’ensemble des Mahorais de l’ère nouvelle ouverte: l’île compte alors environ 3000 personnes. Adrian Souli peut  toucher le prix de la cession : une rente annuelle et viagère de 1000 piastres, le droit de jouissance en toute sécurité de ses propriétés particulières et la possibilité de faire éduquer deux de ses fils à Bourbon.

En 170 ans, « l’Ile aux deux hippocampes » a connu un parcours postal tortueux. Ses principales étapes sont retracées dans un article que publie le signataire de ces lignes dans le dernier n° du mensuel « ATOUT-timbres », n° 160, 15 avril-15 mai 2011, édité par Yvert et Tellier et vendu en kiosque.


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L’étape la plus récente de la longue histoire postale de Mayotte est celle ouverte le 1er avril 2011 avec la transformation de l’ancienne «Collectivité départementale» en « Département d’Outre - Mer ». Celui-ci perdra t’il son autonomie postale et devra t’il abandonner ses émissions de timbres -poste, à l’instar des quatre autres D.O.M. (et de Saint-Pierre-et-Miquelon qui eut ce statut entre 1976 et 1986) ? La question n’est pas tranchée et nul ne semble être en mesure de donner un avis autorisé. Seule chose établie : la poursuite jusqu’à l’automne du Programme philatélique arrêté en septembre dernier. Une affaire qui appellera donc prochainement d’autres développements.


 Michel Krempper, Amicale Philatélique de Nanterre, 11 avril 2011

 


([i] ) A Paris, c’est autre chose : le 9 avril, le timbre imprimé à Boulazac n’était toujours pas au Carré d’Encre ni à la boutique du Musée de La Poste … et pourtant Phil@poste prétend vouloir encourager la diffusion des  émissions ultramarines françaises. En cette année 2011 dite « Année de l’ Outre – Mer »,  il va lui falloir s’y mettre plus sérieusement.

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 09:11

 

Le 25 septembre 2006, La Poste a émis deux timbres consacrés au plus francophile des artistes Roumains du 20ème siècle : Constantin Brancusi. Les œuvres illustrant cette émission commune France-Roumanie sont « La muse endormie »  et « Le sommeil ». La notice philatélique de la poste relayée par la presse spécialisée nous a présenté à cette occasion la carrière de Constantin Brancusi né en 1876 dans un village des Carpates, passé par l’Ecole des arts et métiers de Craiova, puis par les Beaux arts de Bucarest en 1898. Sa carrière internationale va alors se développer à Paris au début du 20ème siècle, où il participe à plusieurs salons et fréquente des artistes célèbres tels que le Douanier Rousseau, Modigliani ou Fernand Léger. Il expose ensuite à New York confirmant ainsi  sa réputation d’être l’un des plus grands sculpteurs du siècle. Il décède en 1957, deux ans après la consécration de son oeuvre lors d’une exposition au musée de Guggenheim à New York.


Mais la notice philatélique n’évoque pas les œuvres monumentales réalisées par l’artiste en Roumanie. Lors de notre voyage à Craiova en mai 2004, à l’occasion de l’exposition jubilée de la société philatélique régionale (voir bulletin APN de septembre 2004), nos amis philatélistes de Craiova nous avaient emmenés à Tirgu Jiu au nord ouest de Craiova, visiter l’ensemble de sculptures réalisé par Constantin Brancusi en 1937/1938. Elles sont implantées dans un parc qui porte son nom. Trois œuvres majeures s’exposent le long d’une perspective paysagère : La porte du soleil, la Table et la Colonne sans fin.


Ces œuvres ont été reprises pour illustrer plusieurs timbres roumains, mais aussi  des entiers postaux.


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APN - AVRIL 2011

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 12:34

Connaissez vous la seule poste sous marine du monde ?  En effet depuis le 30 juin 2003, à 10h54 pour être précis s'est ouvert un bureau de poste sous marin au Vanuatu pour marquer le vingt-troisième anniversaire du statut de paradis pour plongeur de ce petit archipel du Pacifique sud.

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Un peu de géographie :

Vanuatu (ancienne Nouvelles-Hébrides) se trouve dans le pacifique sud, plus précisément vers un archipel composé d'une douzaine de grandes îles (Espiritu Santo, Malekula, Efate, Tanna, etc.), et environ 80 petites îles ou îlots qui dessinent sur la carte une forme en Y.

Le Vanuatu (terme qui signifie dans la langue du nord du pays « notre pays ») est un archipel montagneux de 14 765 km2 mais dont les eaux territoriales s'étendent sur une superficie de 450 000 km2 soit un peu moins que la surface de l'Espagne. L'archipel est entouré par d'autres états : Les îles Salomon au nord, les îles Fidji et Tuvalu à l'est, la Nouvelle-Calédonie au sud. Il s'étend du nord au sud sur plus de 850 Km.

Vanuatu se situe à environ trois heures d'avion de Sydney et deux heures d' Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Nom officiel : République de Vanuatu

Population : Environ 200 000 habitants

Capitale : Port-Vila sur l'île de Vaté qui concentre 10% de la population de l'archipel.

Les langues officielles sont le français, l'anglais et le bichlamar (un mélange d'anglais 90%, de 4% de mélanésien et un zeste de français) mais c'est plus de 100 langues mélanésiennes et polynésiennes qui sont pratiquées dans la population de cet étonnant pays situé aux confins de deux plaques tectoniques.

Le Vanuatu est une chaîne d'îles volcaniques, jeunes, au relief accidenté. Plusieurs volcans sont en activité constante. Les cyclones tropicaux menacent entre décembre et mars ainsi que les éruptions volcaniques, les tremblements de terre et les coulées de boue dues aux fortes pluies ( 2 à 4 mètres par an dans les îles du nord). Par contre la température de la mer peut varier de 22° à 28°, la baignade est donc possible toute l'année !

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Un peu d'histoire :

Dès l'antiquité les scientifiques et penseurs affirmaient l'existence d'un continent gigantesque faisant contrepoids de la masse du continent euro asiatique, « la terre Australis Incognita ». L'exploration du Pacifique est étroitement liée à la recherche de ce continent mythique, de cette terre inconnue regorgeant de richesses ! Habitées ou visitées par des navigateurs polynésiens depuis plusieurs millénaires, ces îles furent découvertes en 1606 par Perdro Fernandes de Queiros, navigateur portugais au service de l'Espagne. Elles furent ensuite visitées par le Français Louis-Antoine de Bougainville en 1774 puis en août 1778 par le fameux capitaine James Cook qui débarqua dans l'archipel auquel il donna le nom de Nouvelles Hébrides. Plusieurs navigateurs se succédèrent par la suite, parmi eux, La Pérouse, qui disparut corps et bien avec tout l'équipage quelque part au nord des Hébrides.

La première installation d'Européens remonte réellement à 1825 lorsque l'Irlandais Peter Dillon établit le commerce du bois de santal avec la Chine. Cette exploitation durera près de 40 ans Puis ces santaliers, pour la plupart originaire d' Australie, se reconvertirent vers un commerce peu reluisant, celui de recruteur (ou plutôt esclavagiste) de main d' œuvre pour les îles Fidji, Queensland et bien d'autres. Il en résultat de nombreux conflits entre la population autochtone et les « envahisseurs ». En 1926 Peter Dillon aventurier Irlandais partit lui aussi en quête du destin de la Pérouse, même si 40 ans après on peut se demander ce qu'il pensait réellement trouver. On peut déplorer que ces îles reculées aient aussi attiré l'attention d'Européens moins recommandables, sans foi ni loi. Les horreurs qui suivirent l'arrivée des premiers aventuriers se sont soldées par une diminution tragique de la population, plus d'un million selon les estimations lors du passage de James Cook à moins de 45.000 habitants.

Lors de la seconde guerre mondiale les Nouvelles Hébrides deviennent une base importante pour les alliés. Le régime condominium (droit de souveraineté exercé en commun par plusieurs pays) officiellement ratifié en 1923 entre les Français et les Britanniques a permis d'éviter un partage géographique en laissant une sphère d'autonomie et de liberté à la population mélanésienne qui put conserver sa propre culture. Au cours des années soixante un mouvement autonome revendiqua les terres sur lesquelles voulaient s'étendre les colons. Après bien des luttes qui mènerons les Nouvelles-Hébrides à l'autonomie en 1975, une pétition fut déposée aux Nations Unies revendiquant l'indépendance qui fut proclamée le 30 juillet 1980 les Nouvelles Hébrides devenant la République de Vanuatu. Après bien des conflits avec la majorité anglophone et la minorité française, la vie politique reste encore marquée par l'opposition de deux communautés linguistiques.

La Vanuatu a adhéré à la Francophonie en 1979 tout en demeurant membre du commonwealth. Depuis 1994, le Vanuatu a remplacé les onze conseils provinciaux par 6 provinces dans le but de responsabiliser les gens et de donner plus de pouvoir aux collectivités locales.

 

Economie :

Environ 80% des habitants sont des ruraux, il vivent surtout de l'agriculture (manioc, taros, bananes, etc.) Et de la pêche. Le pays exporte du poisson surgelé et de la viande bovine. Vanuatu exporte également de faible quantité de manganèse et de cacao. N'oublions pas le tourisme qui, avec un flux de plus de 50 000 personnes rapporte plusieurs dizaines de millions de dollars par année. Les visiteurs viennent pour le moment principalement d'Australie et de Nouvelle-Zélande. La richesse du monde marin, (poissons tropicaux, corail) a déjà fait la renommée de Vanuatu dans le Pacifique. La plongée en apnée et en bouteille vous conduira vers des spectacles inédits.

 

La poste sous l’eau :

Revenons à notre fameuse poste sous marine située au milieu de bancs de poissons tropicaux et de coraux multicolores. Lorsque la poste est fermée, pas de problème vous trouverez à côté du kiosque une boîte aux lettres (visible sur la carte postale).

Bien entendu c'est avec des cartes postales (voir image) spécialement conçues pour résister à l'eau que vous enverrez vos messages. La poste sous-marine utilise également un dispositif de relief pour oblitérer le courrier. Il faut également utiliser un stylo spécial pour écrire sous l'eau ou tout simplement au crayon. Les cartes postales peuvent s'acheter à la poste de Port Vila ou dans les boutiques de l'île. Encore mieux, vous pouvez par le site Internet www.vanuatupost.vu/underwaterPost. acheter des cartes postales vierges ou complétées par l'expéditeur par un message court qui sera écrit sur cartes imperméables et seront ainsi envoyées de la poste sous-marine.

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Cette initiative purement « touristique » constitue néanmoins une originalité à connaître et un moyen supplémentaire dans la longue liste des différents modes de transport du courrier.

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APN - AVRIL 2011

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 12:25

 La Poste émet à intervalles plus ou moins réguliers des timbres commémorant la conquête de l’espace. Le dernier a été émis en 2007 et en célébrait le cinquantenaire.

Il n’est donc pas inintéressant de rappeler que quelques souvenirs postaux ont voyagé dans l’espace.


TP-France-2007.jpg

Figure 1

 

Côté Russe, il est possible d’observer des lettres signées des divers astronautes ayant emprunté vaisseaux et navettes spatiales dans le musée de la Cité de l’espace à côté de Moscou.

Côté Américain, les astronautes avaient la consigne stricte de ne pas embarquer de courrier à bord des vaisseaux. Il y eut pourtant quelques exceptions aujourd’hui particulièrement recherchées.

On devait donc se contenter de souvenirs des évènements très « terrestres » tels que cachets souvenirs fabriqués à l’occasion de bureaux temporaires.


FDC-1971-Appolo-14-rec.jpgFigure 2

 

Cependant, la règle fut modifiée à partir de 1983 lors du vol de la navette Challenger STS 8 (8ème vol de navette spatiale). Un timbre fut émis le 12 avril 1983 au Centre Spatial Kennedy, et pour la première fois des enveloppes furent embarquées à bord de Challenger qui décolla le 14 août.


Un premier cachet du 14 août a été apposé sur les lettres, accompagné d’une flamme spéciale commémorative des 25 ans de conquête spatiale. Durant le vol, les astronautes Richard H Trully, commandant, Daniel C Brandenstein, Dale A Gardner, Guion S Bluford et William B Thorntorn apposèrent un cachet daté du 30 août « Aboard Challenger ».


Ce ne fut pas là leurs seules occupations, -on s’en doute !- car ils menèrent une série d’expériences scientifiques relatives à la séparation des molécules par des champs électriques dans du liquide en suspension en vue d’applications pharmaceutiques, ainsi que de nombreuses observations du soleil et de ses satellites.


Un dernier cachet fut apposé lors du retour sur terre le 5 septembre 1983.


Il semble que 100 000 documents de ce type furent constitués, ce qui en fait des objets philatéliques originaux, sans être rarissimes.


Enveloppe-Challenger-recto_rec.jpg

 Figure 3

Enveloppe-Challenger-verso_rec.jpg

 Figure 4

Photo-Navette-Challenger.jpg

Figure 5

APN - AVRIL 2011

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