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Présentation

  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois à 10h. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • APN92
  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches

L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 16:34

A Nanterre comme dans de nombreuses villes Françaises diverses émissions philatéliques sont apparues dans la période qui suivit la Libération pendant le deuxième semestre 1944.

Ces émissions consistant en la surcharge des timbres au type « Pétain » en vigueur à ce moment là, n’ont que rarement été reconnues comme officielles par La Poste compte tenu des circonstances pas toujours clairement établies de leurs mises en service, notamment auprès du public.

De nombreuses études ne parviennent pas toujours à déterminer l’exacte vérité, et on se reportera à minima au classement figurant dans le catalogue Yvert et Tellier. Mais seuls le livre, de Jacques Lion, malheureusement introuvable, et le catalogue Mayer font référence chez les amateurs de cette thématique, qui se regroupent au sein de l’association des collectionneurs des timbres de la Libération ( http://actl.forumgratuit.fr/).

Nanterre n’échappa à cette situation. La Libération de la ville est symbolisée par la reddition du fort du Mont Valérien et les opérations menées du côté de Bougival et Saint Germain le 26 août après divers combats engagés depuis le 22.

Le 27 août 1944, soit le lendemain, le M.L.N., section de Nanterre décide de surcharger d’une Croix de Lorraine, des lettres RF et du millésime 1944 les timbres aux types Pétain et Mercure que cet organisme utilisera pour son courrier. Cette décision fait suite au refus du Receveur de La Poste de mettre en vente au guichet des timbres ainsi surchargés.

 

Lib-1.jpg Lib-2-cor.jpg Lib-3-cor.jpg

Les quantités de timbres surchargés furent les suivantes :

 

1) Surcharge noire :                              2) Surcharge rouge :

0,50 Mercure : 200                               4fr Typo Pétain : 10

0,50 Pétain : 50                                    4fr Gravé Pétain : 10

0,60 Pétain : 60                                    4,50fr Gravé Pétain : 10

0,70 Pétain : 300                                  5fr Gravé Pétain : 10

0,80 Pétain : 300

1 fr Pétain : 100

1,20 Pétain : 150

1,50 Pétain : 500

2fr Pétain : 50

3fr Pétain : 50

4,50 Pétain : 50

5fr Pétain : 20

1,50 + 3,50 Pétain : 25

2fr + 3fr Pétain : 25

4fr + 6fr Pétain : 25

Voici quelques timbres oblitérés de la poste principale ou du bureau du Plateau et surtout une lettre entière portant le tampon « M.L.N. » du 16 octobre 1944.

 

Lib-4.jpg Lib-5.jpg Lib-6.jpg

Lib-7.jpg Lib-8.jpg

Lib-9.jpg

Lib-10-Lettre-Liberation-1944.jpg

 

D’après les études réalisées par Michel Nicol membre del’APN.

APN 2010

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 13:17

Ce billet écrit «à chaud» n’a pas la prétention de présenter une analyse technique sur les conditions de fabrication actuelle de nos timbres.


Il expose un simple constat : la qualité «technique» des timbres n’est pas la même pour toutes les émissions.


Pour s’en rendre compte, il suffit d’être amené à utiliser des timbres issus des différentes catégories résultant du classement de la «Charte de la Philatélie». Et, si l’on met de côté les Mariannes d’usage courant, on s’attardera sur la comparaison entre les timbres du programme philatélique dénommés « timbres commémoratifs » et ceux « d’écriture » dont le programme est essentiellement composé de timbres autocollants présentés en carnets.


Les premiers sont très délicats à découper, particulièrement lorsqu’ils sont émis en blocs feuillets, et il faut toute la patience du philatéliste attentif à leur intégrité pour réussir à détacher un timbre d’un bloc sans déchirer une dent ou plus, y compris quelquefois un morceau du timbre. Il en est de même lorsque les timbres ont des formes «atypiques» : formes circulaire, ondulée, de cœur, le « must » étant atteint par les blocs «jardins de France» et leurs TP embossés. Très récemment ; le BF Astérix s’illustre avec le menhir d’Obélix et l’os d’Idéfix.


Les exemples ci-contre illustrent ces difficultés : sur une lettre recommandée revêtue des six timbres du bloc «poupées» émis à l’automne 2009, seuls deux d’entre eux échappent au mauvais découpage, ruinant ainsi la qualité de ce document parfaitement postal par ailleurs.


Quant au second document, il montre que seuls trois timbres sur huit extraits de deux blocs «capitales européennes» ont survécu intacts à l’épreuve du découpage pour un usage sur une lettre «lourde».


Nous nous limiterons à ces deux documents suffisamment parlant, pour éviter d’exposer trop d’exemples attristants.


Par contre, il est tout à fait exceptionnel de rencontrer un TP autocollant issu de carnet «martyrisé» : ces TP se détachent bien de leur support, ce qui, ajouté à leur caractère autocollant leur assure un franc succès : usage rapide, propre pour un résultat de qualité.


Il n’est donc pas surprenant de constater que les «boutiques» de La Poste aménagées dans les bureaux proposent prioritairement les carnets autocollants de préférence aux timbres en feuilles ou blocs. Et ils sont manifestement les timbres les plus utilisés par nos concitoyens après la Marianne rouge.


Ce constat renforce la tendance déjà observée : les timbres «commémoratifs» sont de plus en plus achetés et utilisés par les seuls philatélistes, le grand public se tournant vers les timbres «d’écriture».


On peut en tirer deux conclusions :

  • L’une pessimiste : les timbres commémoratifs seront
    à ranger de plus en plus au rang de «vignettes» collectionnées
    mais sans réel usage postal.
  • L’autre «optimiste» : la collection de timbres oblitérés, en particulier
    «sur lettre» redevient un véritable sujet de recherches philatéliques.

A chacun de choisir !


Poupées avec flêches

Timbres Avec flêches

APN - 2010

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 11:20

Les timbres avec  d’innombrables variétés

 

Les méthodes, souvent artisanales, d’impression ont produit quantités de variétés de tout ordre.

 

De plus, avec le problème d’approvisionnement en papier des imprimeries locales, les timbres ont été imprimés sur toutes sortes de papier, de teintes différentes, avec ou sans filigrane, vergé ou non, avec des épaisseurs variant de 0,10mm à 0,24mm !


Arzamas

 

Arzamas :

Émission de 1886-1890

 

 

Poste de zemstvos : les timbres

 

 

  • Les zemstvos ont émis près de 1700 timbres (ou 3000 si l’on tient compte des réimpressions)!

 

  • Certains dans un but spéculatif, on retrouve dans les livres de comptes des zemstvos, les bénéfices appréciables (et appréciés) de la vente des timbres aux collectionneurs.

 

  • Ils ont été très collectionnés jusque vers 1917.

 

  • La collection repart en Russie, avec l’édition d’un nouveau catalogue en Russie (mais uniquement en Russe)

 

Tableau

  • Les tirages sont la plupart du temps inconnus. Certains timbres, comme les premiers de Lokhvitsa ou Rjev, l’ont été à moins de 400 exemplaires, voir 100 (une feuille!).

 

  • Dans les années postérieures, les tirages sont montés jusqu’à 100 000 exemplaires.   

 

Le déclin

 

  • En 1917, il n’en restait plus que 40.
  • 1918.jpg  

      1918_2.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Timbres de 1918 des postes locales de Perm et Bielozersk (le mot ouezd remplace zemstvo)


    1918_3.jpg

     

    Timbre émis en 1918 par le Soviet de Luga, pour sa poste locale

     

     

    Quelle valeur ?

     

    Vers 1930, Schmidt, un collectionneur russo-allemand constitua un catalogue: il dénombra environ 500 timbres rares ou très rares, dont 250 existant à moins de 20 exemplaires, (sur les 3.000 timbres types).

     

    Actuellement, le marché est surtout américain. Le prix minimal est de 10$, la moyenne est autour de  40$, mais beaucoup cotent au delà des 100$. Quant aux plus rares, c’est une question d’offre et de demande.

     

    Quand au marché russe, difficile d’en avoir une idée; de plus la Russiesoumet à autorisation l’exportation des pièces culturelles d’avant 1950, dont les timbres font partie.

     

    Quand aux lettres, rien en dessous de 100€, une lettre avec oblitération mixte se négocie autour de 250€.

     

    C’est une collection qui a vu ses prix exploser depuis une dizaine d’année, ce qui correspond au regain d’intérêt des Russes pour leurs timbres et à l’augmentation de leur pouvoir d’achat.

    zemstvo d’Alexandria de 1883

     

    Une rareté : timbre du zemstvo d’Alexandria de 1883, avec la surcharge violette (portée à la main)
    indiquant la faciale inversée.

    Proposé à 10 000$ dans la vente Raritan (USA) en octobre 2009.

     

     

    Les entiers

     

    Les entiers ont toujours eu la préférence des Russes. Les zemstvos en ont émis quelques uns. On remarquera que le «timbre pré-imprimé» est situé ailleurs qu’en haut à droite, pour éviter la confusion avec les entiers impériaux.

     

    Les-entiers-1.jpg

 

Les-entiers-2.jpg

 

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 10:53

Les thèmes

 

 

  • Les blasons des villes ou de la région.

Pskov 2       im 3 russie

         Pskov                     Tiraspol

 

  •  Des monuments

3 timbres Soroki et Poltava

Soroki et Poltava

  •  Des animaux locaux

 

Oie  ours  Loup  Biche

                Oie Nolinsk             Ours - Oust Syssolsk   Loup Verkhotour   Biche Starobyelsk

 

  •  Des évènements historiques ayant eu lieu dans le district
    (Borodino pour le district de Krasny)

 

im 4 russieKrasny

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 09:08

Les timbres : une grande diversités de formes


KrasnyLuga.jpgZemlianskViessegonsk 
         
         Krasny                           Luga                       Zemliask                Viessegonsk

Kassimov.jpgBorovitchi 2Pskov
        kassimov                           Borovitchi                                     Pskov

Timbres avec talon Dukhovstchina
Timbre avec talon, dont le n° était reporté                  Dukhovstchina
sur la lettre par le préposé (Kotelnitch)                      (avec date d'utilisation manuscrite)

Totma Bobrov_2.jpg
Totma                                          Bobrov

Du dessin le plus simple au plus élaboré

Morchansk 2 Zolotonosha Novgorod
       Morchansk             Zolotonosha             Novgorod

Syzran   Verkhnednieprovsk.jpg   im 3 russie

       Syzran             Verkhnednieprovsk          Tiraspol

 

im 4 russie        

Krasny

   

Tikhvin

Tikhvin

   A suivre ...

A L - APN 2010

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 22:30

Apporter l'essentiel sur ce groupe d'insectes à travers les émissions de timbres du monde entier n'est pas une moindre tâche.

 

En effet, il existe plus de 120 000 espèces de papillons diurnes ou papillons de jour et les papillons nocturnes ou de nuit sont 12 à 15 fois plus nombreux.

 

Les émissions mondiales de timbres regroupent plus de 7050 présentations de papillons dont 710 en Europe, 1250 en Asie, 1950 en Amérique, 2520 en Afrique et 620 en Océanie.

 

La collection mondiale s'enrichit chaque année de 100 à 150 timbres de papillons.

 

Le record d'émission de timbres de papillons est tenu par le continent américain. Il est de  207 timbres pour le GUYANA dont 59 timbres pour l'année 1990.

 

Vietnam

VIET NAM papillons de jour avec vignette représentant  la chrysalide.

 

troides brookiana Troîdes brookiana.

Vanessa Vanessa Atalanta.


 

Apparition philatélique :

 

Le premier timbre représentant un papillon est émis par le Chili en 1948. Puis en 1950 le papillon fait sont apparition dans les émissions de Suisse et de Sarawak ile de Malaisie sous protectorat britannique.

 

De l'œuf au papillon : Les différentes phases du développement

 

Premier stade : l'œuf, d'aspect extérieur variable et caractéristique de chaque espèce de papillon. Il n'a pas de représentation philatélique.

 

Second stade : la chenille dont la préoccupation essentielle est de se nourrir intensément, pour emmagasiner le plus possible de substances de réserves, lesquelles dans le stade suivant seront nécessaires pour édifier le papillon. Elles dévorent feuilles, fleurs et tiges des plantes et aussi racines, graines et bois.

 

Troisième stade : la chrysalide c'est la dernière mue de la chenille qui va permettre le passage en papillon. La chrysalide des papillon nocturnes se trouve emmaillotée dans un cocon.

 

Dernier stade : le papillon.

 

Les timbres montrent l'insecte adulte ou papillon dont le caractère le plus intéressant est la présence de quatre ailes.


Les ailes dépliées, permettant de distinguer la face supérieure composées de deux paires d'ailes recouvertes de minuscules écailles formant des dessins multicolores. La présentation dit «étalée» ou les ailes avants se détachent des ailes arrières n'est pas naturelle mais résulte d'une présentation d'entomologiste.

 

Les ailes repliées montrent la face inférieure bien différente.


Oman

 

OMAN papillon de jour et de nuit diverses représentations avec chenilles et chrysalides.

 

israel

 

ISRAEL papillons de jour avec vignette représentant la chenille.



 

Les papillon et les expositions philatéliques internationales

 

Le papillon est l'un des thèmes favoris du continent asiatique de nombreuses émissions sont réalisées pour annoncer des expositions philatéliques mondiales.

 

japon 1991

1991 JAPON exposition philatélique à Tokyo  "PHILANIPPON'91"  Bloc de Pologne.

 

Suede 1986

1986 SUEDE exposition philatélique "STOCKHOLMIA 86"   Entier postal de Malte.

 

taiwan 1993

1993 TAIWAIN exposition philatélique à Formose "TAIPEI 93" Bloc du Tuvalu.

 

Indonesie 1993

1993 INDONESIE exposition philatélique à Surabaya "INDOPEX'93" Timbre en surcharge d'Indonésie

Bloc du Tuvalu.

 

Singapour 1993

1993 SINGAPOUR exposition philatélique "SINGPEX 93" 4 timbres avec vignette.

 

bresil 1993

1993 BRESIL exposition philatélique "BRASILIANA 93" Bloc du Cambodge.

 

Inde 1989

1989 INDE exposition philatélique à New Delhi "INDIA ' 89" Bloc du Viet Nam.

 

Hong Kong 1994

1994 exposition philatélique "HONG KONG 94" Feuillet de Fidji.

 

Bresil 1993

1989 BRESIL exposition philatélique à Brasilia "BRASILIANA 89" Bloc du Cambodge.

 

thailande


1993 THAILANDE exposition philatélique "BANGKOK 93" Bloc du Laos.

 

Hong Kong 1994 2

  1994 exposition philatélique "HONG KONG 94" Feuillet de Micronésie.

belgique 2001

2001 BELGIQUE exposition philatélique "BELGICA 2001" Bloc du Cambodge.

… à suivre

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:15
  Une poste pour quel usage ?
- Le courrier intérieur depuis les villages vers les chefs lieu de district, celui-ci était constitué en grande partie par des suppliques des paysans.
- En ce qui concerne le courrier depuis le district vers les villages, on trouve beaucoup de plis administratifs. Par exemple, un des premiers clients de la poste des Zemstvos se trouvait être l’administration postale impériale elle-même. En effet, elle a trouvé dans la poste des Zemstvos un moyen facile d’acheminer les avis de réception de mandats et d’objets recommandés à leur destinataire.
- Si dans certains zemstvos, le volume était faible, d’autres ont eu à traiter plus de  500 000 envois par ans.
Les premiers timbres
Bielozersk--1868.jpg
 Bielozersk
                 Chern--1868.jpg Chern,1868
Bogorodsk--1871_1-bleu.jpg Bogorodsk--1871_2-rouge.jpg  
                     Bogorodsk, 1871
- Pour l'impression des premiers timbres, les Zemstovs s'adressent aux artistes locaux et aux imprimeries sur place.
- Presque toutes les impressions sont en lithograaphie.
- Elles sont carctérisées par le dessin souvent rudimentaire, par le mépris le plus profond de la composition du cliché, et aussi par le souci constant d'économie de papier.

Livni--1869.jpg  Piriatin--1869.jpg
 
Les Timbres
Vu les difficultés pour les Zemstvos d’imprimer leurs timbres, l’administration impériale vient à leur secours et dès 1884 met à la disposition des Zemstvos des modèles de timbres où il suffit de mettre les armes propres du district dans le cartouche, ainsi que le nom du district. Il existait 5 modèles qui furent abondamment employés.

Ardatov.jpg Bielebei.jpg Bogorodsk-seul.jpg Shatsk.jpg  
         Ardatov                  Bielebeï               Bogorodsk                  Shatsk
 

  Morchansk.jpg Zadonsk.jpg Bielozersk.jpg Shadrinsk_2.jpg

          Morchansk               Zadonsk                  Bielozersk                 Shadrinsk

 

Stavropol.jpg   Iegorievsk.jpg    

        Stavropol                   Iegorievsk 

A suivre ...

A L - APN 2010

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 18:11

im 1 russie Im-5-russie-coupee.jpg im-2-russie.jpg im-4-russie.jpg im-3-russie.jpg

Présentation

 

La grande réforme, lancée en 1860 par le tsar Alexandre II et symbolisée par l’abolition du servage, eut un volet  administratif en 1864 : Les provinces (Grande Russie, Petite Russie (Ukraine), Russie orientale ...) furent découpées en gouvernements, eux-mêmes formés de districts. Ces derniers se dotèrent d’assemblées dirigeantes : les zemstvos.

Le mot Zemstov vient de Zemlia (terre).

im-5.jpg

Ces organismes étaient élus par la noblesse locale, en grande partie propriétaire de la terre, et aussi quelques représentants des villes et des petites localités (avec un cens très important).

Les zemstvos ne furent instaurés qu’en Russie d’Europe sauf en Pologne (la noblesse locale était anti-russe). L’Asie et la Sibérie étaient trop peu peuplées et le Caucase pas encore «pacifié».

Les assemblées de zemstvos vécurent jusqu’en 1918, quand le pouvoir soviétique remit le pouvoir local aux Soviets locaux, plus représentatifs de la population et de la nouvelle classe dirigeante.

Les prérogatives des zemstvos

 Les zemstvos gèrent :

- l’administration locale,

- les routes,

- les écoles communales,

- les hôpitaux, les hospices, des assurances,

et des institutions de bienfaisance.

Dès le début, les zemstvos font face au problème de correspondance avec les villes et villages, parfois très éloignés, qui en dépendent. 

 

La solution : créer une poste dans le zemstvo.


Naissance des postes de zemstvos

 

Les postes furent crées pour un service officiel (les plis administratifs), mais immédiatement ouverte aux particuliers.

La première fut celle de Vetluga (Gouvernement de Kostroma en Grande Russie), en 1864, qui n’utilisa pas de timbres à ses débuts.

Le premier timbre-poste (ci-contre) fut émis à Shlisselburg (gouvernement de Saint-Petersbourg) dès 1865.

Dans les années qui suivirent, trente districts utilisèrent des timbres pour leur poste locale, mais d’autres assurèrent ce service gratuitement.

 

Mais tout ceci était parfaitement illégal !

 

im-6.jpg

 

L’officialisation

Le gouvernement impérial comprit l’importance de ce service  et le 3 septembre 1870, le prince Labanov Rostovski et le directeur des postes Velhio, signèrent un décret officialisant les postes locales et rurales :

« Vu les moyens restreints dont dispose l’administration de la poste impériale, vu leur insuffisance pour assurer la remise régulière à tous les habitants de l’Empire de leur correspondance, principalement dans les localités, qui par leur situation sont presque totalement privés de communications postales, ou bien se trouvent à une grande distance des bureaux organisés, afin de faciliter aux habitants de ces contrées la possibilité d’échanger leur correspondance d’une façon plus commode et moins coûteuse, m’appuyant sur la loi du Sénat du 24 août 1870, j’autorise l’établissement d’une poste locale particulièrement dans les localités où besoin sera. (...) La poste locale est autorisée (...) à transmettre la correspondance ordinaire ainsi que les journaux, annonces, envois à argent, lettres assurées et autres expéditions dans toutes les parties les plus éloignées du district. (...) La poste locale n’est autorisée à avoir ses timbres qu’à condition expresse que leur dessin sera totalement différent de celui de la poste impériale »

 

Une fois le décret adopté, le succès est immédiat : sur 371 zemstvos, 345 créent une poste locale dont 162 émettent des timbres, les autres fonctionnant gratuitement ou en numéraire.

Griazovets-im-8.jpg

Griazovets


Le fonctionnement de ces postes locales

Les Zemstvos ont le droit de :

  1. transporter le courrier depuis l’endroit postal, c’est-à-dire le plus souvent le chef-lieu du district, vers les localités démunies de bureau de poste impérial ;
  2. Acheminer le courrier depuis les villages jusqu’à l’endroit postal le plus rapproché ;
  3. Acheminer le courrier entre les différentes localités du district.

Mais trois restrictions principales ont été ordonnées par le pouvoir central :


  1. Les Zemstvos n’ont pas le droit de correspondre  avec un district différent, même s’il est voisin ;
  2. Les timbres émis ne doivent pas ressembler aux timbres impériaux en cours ;
  3. Les facteurs ruraux pourront avoir sur leur sac des armes de la province ou  du district à l’exclusion des cors de poste, emblème de la poste impériale.

 

Un courrier mixte  

 

Un timbre de 7 kopecks, oblitéré par un cachet noir, couvre la partie de la poste impériale.

 

La partie locale est couverte par un timbre du zemstvo de Bogorosk, oblitéré par un cachet de couleur voilette, pour éviter toute confusion.

 

Courrier posté le 29 novembre 1893 (calendrier julien) de Riazan à destination de Bogorosk.

 

↓ Timbre de la poste impériale oblitéré à l’encre noire

im-9.jpg

Timbre de la poste du zemstvos, oblitéré à l’encre bleue ↑

 

Les différents usages de la poste des Zemstovs

 

Le courrier intérieur depuis les villages vers le chef-lieu de district, celui-ci était constitué en grande partie par des suppliques des paysans.

 

En ce qui concerne le courrier depuis le district vers les villages, on trouve beaucoup de plis administratifs. Par exemple, un des premiers clients de la poste des Zemstvos se trouvait être l’administration postale impériale elle-même. En effet, elle a trouvé dans la poste des Zemstvos un moyen facile d’acheminer les avis de réception de mandats et d’objets recommandés à leur destinataire.

 

Si dans certains zemstvos, le volume était faible, d’autres ont eu à traiter plus de
500 000 envois par ans.

OSA

La lettre ci-dessous présente un courrier intérieur du Zemstov.

Elle a circulée à l’intérieur du zemstvo et n’est affranchie que par des timbres locaux.


lettre 1

lettre-2.jpg

 









   

Lettre adressée à l’administration du zemstvo. L’oblitération est celle du zemstvo (violette et ovale).

A suivre ...

A L - APN 2010

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 20:45

Lors du Salon Philatélique d’automne a été mis en vente le 5 novembre, le premier carnet des îles Eparses.


Ce magnifique carnet est composé de 16 timbres émis en feuillet de 4 reprenant des images symboliques des îles qui composent ce territoire Français situé dans l’océan indien (Tromelin) et le canal de Mozambique (Glorieuses, Europa, Juan de Nova et Bassa da India, archipel recouvert à marée haute).


Mais il comporte aussi une série de cartes illustrées de photographies superbes qui permettent de découvrir un peu mieux ces îles lointaines inaccessibles, puisque interdites au tourisme et placée sous la protection de la Marine Française.

 

fig-1.jpg

 

fig-2.jpg

 

L’ensemble des ces images sont extraites d’un reportage photos réalisé entre le 18 avril et le 13 mai 2009 lors d’une mission du navire « Marion Dufresnes » destinée à aller nettoyer les îles de nombreux déchets entreposés au fil des occupations plus ou moins contrôlées qui ponctuent l’histoire de ces territoires « confettis » isolés dans l’océan. [Plus de 600 tonnes seront ramenées sur le continent]. C’est la photographe Italienne Lucia Simion qui a accompagné l’expédition et a réalisé ce reportage à la demande de Marc Boukebza, Directeur de la Philatélie des TAAF.


Le résultat est plus que séduisant !

 

Le carnet des îles Eparses a été présenté en avant première le 5 octobre 2009 à l’issue d’une conférence organisée au Palais du Luxembourg par le Groupe d’études sur l’Antarctique et les Terres Australes du Sénat présidé par M Christian Cointat. Cette journée, placée sous le thème « îles Eparses, terres d’avenir », a été l’occasion de présenter pour la première fois dans notre pays l’ensemble des atouts et des enjeux attachés à ces territoires isolés et lointains rattachés depuis peu aux TAAF, mais si différents des terres froides du grand sud.


Ont ainsi été présentés les enjeux de coopération régionale dans la zone de l’Océan Indien. Les îles Eparses sont avec Mayotte et la Réunion la France de l’océan indien, mais certains litiges existent : Maurice conteste la souveraineté de la France sur Tromelin et Madagascar fait de même sur les îles du canal de Mozambique. Une « aire marine protégée » est en cours de création avec l’ensemble des acteurs régionaux. La gestion des ressources halieutiques, les observations scientifiques nombreuses portant sur le climat et ses changements, la géodynamique, la biodiversité en milieu tropical sont autant de sujets pour lesquels les îles Eparses constituent une ressource exceptionnelle pour notre pays.


Mais ce territoire est aussi chargé d’histoire avec l’épisode maintenant connu des « esclaves oubliés de Tromelin du 18ème siècle » dont le récit le plus complet à ce jour vient d’être publié dans un livre d’Irène Frain « les naufragés de Tromelin ». Des fouilles archéologiuques menées sur cette île ont permis d’apporter de nombreuses informations sur les conditions de survie de ces habitants malgré eux de l’île des Sables (c’est ainsi que l’on nommait Tromelin au 18ème siècle, date de ce tragique évènement), esclaves malgaches volontairement oubliés par les rescapés d’un naufrage, et récupéré par le Chevalier de Tromelin 15 ans plus tard.


La clôture du colloque a été assurée par Mme Marie Luce Penchard, Secrétaire d’Etat à l’Outre Mer, avant que ne soit dévoilé ce nouveau carnet dont des exemplaires numérotés ont été remis aux invités. Le numéro 1 a été réservé au Président de la République que l’on sait philatéliste. Ces carnets numérotés renferment les timbres en feuillets non dentelés. Le verso des couvertures est également différents en raison des indications qui y sont portées.


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 Carton d'invitation au lancement du carnet le 5 octobre au

 

 

 

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 20:49

Installé dans le centre de Lima, capitale du Pérou, à deux "blocs" de la Plaza Major, siège du gouvernement et site de la cathédrale, dans le bâtiment de la poste construit en 1876, le musée philatélique de Lima ne manque pas de dérouter le visiteur, pour peu qu’il soit collectionneur de timbres.

 

En effet, dans ce musée, on ne trouve pas de timbres en exposition.

 

La philatélie Péruvienne est pourtant riche en histoire depuis les premières émissions de 1858, qui avaient été précédées des timbres de la "Pacific Steam" (1857) transportant le courrier par navires côtiers (les steamers) et les diverses émissions accompagnant la vie politique parfois tourmentée de cette république andine.

Rien de tout cela dans le musée, ou presque ! On trouve en effet des panneaux de type "posters" représentant des timbres péruviens illustrant l’histoire du transport  du courrier dans le pays depuis les temps les plus anciens.

Timbre de la Pacific Steam 1857 2
Il ne faudrait pas croire que le service du courrier a été introduit par les Espagnols après leur conquête du pays vers 1536. Bien avant eux, les tribus indiennes avaient organisé des services de messagers parcourant leurs territoires. On en sait un peu plus sur celui qu’avaient développé les Incas dans leur empire qui s’étendait de l’Equateur au nord jusqu’au Chili au sud. Un extraordinaire réseau de chemins (appelé toujours aujourd’hui «chemin des Incas») de près de 30000 km avait été tracé. Chacun d’eux était empierré, et équipé à intervalles réguliers d’environ 30 à 50km de relais comportant garde et hébergement. Les messagers, appelés "les Chasquis" étaient des coureurs à pied qui se relayaient de manière à ne pas interrompre le port du message du palais de l’Empereur Inca situé à Cusco aux confins du pays ou des grands prêtres gouvernaient sous son autorité. Le service fonctionnait bien entendu dans les deux sens et il permettait à "l’Inca" (ainsi désignait-on l’Empereur) d'avoir connaissance dans des délais très courts de tout ce qui passait dans son royaume et inversement de donner très rapidement des instructions.

L e Casqui retouché

Quipu, collier porté par les chasquis Inca 2

Mais qu’elle était la forme que prenaient ces messages : les coureurs à pied, n’étant pas de la noblesse n’étaient pas en capacité de relayer des messages oraux très sophistiqués. Donc, il fallait une forme d’écriture et de comptage complexes, et légère à transporter.

 

Contrairement à une idée répandue qui voudrait que les Incas n’aient pas connu l’écriture, ceux-ci possédaient bien une forme d’écriture et de comptage non encore déchiffrée à ce jour. Les multiples destructions d’objets effectuées sans discernement par les conquistadors ont sans doute retardé cette découverte, et l’on attend encore aujourd’hui le « Champollion » qui permettra de lever le voile sur ce que signifie les : "quipu", ces colliers que transportaient en grand nombre les chasquis. On trouve ces colliers dans divers musées du pays, et leur observation montre bien qu’ils n’étaient pas composés au hasard : un système sophistiqué de cordes tressées de longueurs et d’espacements différents, de nœuds aux formes très diversifiées (on en dénombre plusieurs dizaines) sont bien là la représentation mnémotechnique d’un alphabet et sans doute aussi d’un système comptable dont on n’a pas encore percé les secrets.

 

Lorsque ce sera enfin fait, on apprendra sans doute encore beaucoup de choses sur la civilisation Inca somme toute encore méconnue, et sur celles qui l’ont précédée et qui sont à l’origine du développement de ce système de messagerie.

 

Quelques objets plus récents complètent cette présentation, telle ces boîtes aux lettres de la période dite «républicaine» (fin du 19ème siècle), beaucoup plus esthétiques que les boîtes de la SERPOST (pour "servicio postale") que l’on rencontre aujourd’hui dans divers commerces pour collecter le courrier, et cette charrette de transport du courrier de 1827.

Pérou Charrette Postale 1827Boîte aux lettres fin 19ème siècle 1 2

Enfin, on s’arrêtera volontiers devant la boîte aux lettres en "gueule de jaguar"  située sur la façade principale du bâtiment. Elle n’est plus utilisée aujourd’hui, dommage, c’est la plus belle pièce du musée !

Pérou BAL de façade poste centrale 1897

 

  J. G. - APN - Décembre 2009

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