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Présentation

  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • APN92
  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 10:58

Le timbre des 170 ans du traité du 25 avril 1841 portant  cession de l’Île de Mayotte au Roi de France par le Sultan Adrian Souli devait initialement sortir le lundi 14 février 2011 mais son émission avait une première fois été retardée de quelques semaines. Ainsi, dans son n° 1849 bouclé fin février, l’Echo annonçait (p.18) la mise en vente de ce T-P pour le 14 mars. Las ! Dans la nouvelle version électronique du Philinfo sorti en mars, Phil@poste annonçait un nouveau report, cette fois sine die :

Mayotte fig 1

Il n’en fallait pas plus pour que la blogosphère philatélique s’interroge et s’émeuve. Ces reports successifs ne seraient ils pas en lien avec la mise en œuvre effective au 1er avril 2011 de la transformation de Mayotte en Département d’Outre- Mer, le 5ème après la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion, qui devrait logiquement s’accompagner de la fin de l’autonomie postale de « L’Île au lagon » et l’arrêt des émissions de timbres spécifiques ?

Renseignements pris, il semblerait que les 150000 vignettes d’une valeur faciale de 0,58 € déjà imprimées à Boulazac aient toutes chances d’échapper au pilon et à la liste des timbres non-émis.

Selon la Société Mahoraise de Philatélie et de Cartophilie, « ce timbre commémoratif programmé pour le 14 février puis repoussé au 14 mars devrait sortir en vente Premier Jour le 2 avril et en vente générale le 4 avril ». Ce ne serait donc pas un poisson d’avril. Comme cause du retard, elle avance « des erreurs techniques sur le timbre à date qui aurait du être refait ».

A suivre donc. Quant à la question de l’avenir des émissions propres à Mayotte suite à la départementalisation, elle est suffisamment importante pour que nous y revenions bientôt.

 

                                                            APN - Michel Krempper 15 mars 2011

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 10:23

 Souvenirs de voyage

LES ORCHIDEES DE CUBA

En décembre 2002, tout juste débarqué à Santiago (de Cuba), point de départ d’un périple touristique à travers l’île jusqu’à La Havane, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre le guide local expliquer que, pour expédier du courrier à l’étranger, il ne fallait utiliser que les timbres représentant «des orchidées».

   TP 1 rec

  Figure 1

Les tarifs annoncés étaient pour la France : 50 c pour la carte postale et 65 c  pour la lettre simple.

L’explication ne m’est venue que petit à petit les jours suivants : compte tenu du très faible niveau de vie des habitants, il n’est pas rare qu’un courrier «manifestement touristique» n’arrive pas à destination, les employés de la Poste récupérant les timbres pour leur usage personnel ou pour les revendre. C’est pourquoi les autorités ont décidé que les timbres « orchidées » seraient réservés à l’usage international et interdits à l’usage intérieur. Dans ces conditions, le vol des timbres devient sans intérêt, voir dangereux. Et en effet, tous les courriers envoyés sont bien parvenus à leurs destinataires au bout de deux à quatre semaines. La deuxième surprise est venue en cours de voyage. Les tarifs semblent variables en fonction du lieu. Ainsi la carte postale est passée à 65 c (Fig. 2) et la lettre à 85 c (Fig. 3) à Guardalavacca dans la province de Holgin. Peut-être un supplément dû au fait que le bureau de l’hôtel prenait en charge le courrier pour le déposer à la Poste locale ? Impossible d’obtenir une explication claire.

Fig 2 ret
Figure 2 - Carte postale affranchie à 65 c.

Fig 3 Lettre affranchie à 85c ret
Figure 3 - Lettre affranchie à 85 c.

Le plus simple est donc d’utiliser les cartes «pré-payées» c’est-à-dire des entiers postaux illustrés que l’on peut acheter à peu près partout. Les marques de «Port payé» ont quatre illustrations différentes :

-         poissons

-         drapeau

-         monuments

-         sans illustration «Correos de Cuba»

Fig-4-Les-4-modeles-de-Cartes-prepayees-avec-ou-copie-1.jpgFigure 4 - Cartes prépayées avec ou sans illustrations.

Un peu de fiscalité pour finir : les taxes d’aéroport ayant augmenté le 1er janvier 2003, passant de 20 à 25 $ par passager, l’administration a, à la hâte, surchargé les timbres fiscaux de 2002 revêtant les cartes d’accès à bord des avions.

Fig-5-Carte-d-embarquement-avec-timbre-fiscal-surc-copie-1.jpg

  Figure 5 - Pour un embarquement le 4 janvier 2003.

APN Janvier 2011

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 11:30

A la fin du 19ème siècle le tourisme hivernal était l'une des principales ressources de I'Egypte. Des hôtels luxueux, répartis du Caire à Assouan, accueillaient les visiteurs fortunés du monde entier, avides de visiter sous un climat excessivement doux les sites et les vestiges d'une des plus anciennes civilisations, déjà entourée de mystères.

C'était alors «La Belle Epoque» de l'Egypte.

Fig-1-CP-Shepheard-hotel-Le-Caire-2_rec.jpgL'Hôtel Shepheard's.

Pour améliorer le service rendu à leurs hôtes, les directions de ces grands établissements, en accord avec l'Administration des Postes Egyptiennes, décidèrent-elles d'ouvrir, dans les locaux mêmes des hôtels des bureaux de poste spéciaux, particulièrement réservés à leurs clients.

Le préposé de chacun d’eux, qui évidemment connaissait plusieurs langues étrangères, était généralement le même d'une année à l'autre, il en arrivait ainsi à reconnaître dès leur arrivée les hivernants fidèles, ce qui ne pouvait que les flatter.

Cette commodité est d'inspiration suisse, puisque, dès 1840 l'on signalait dans ce pays – réputé pour son expertise hôtelière - l'existence de bureaux postaux particuliers dans les hôtels de montagne éloignés des centres urbains. A la différence près qu’en Egypte les timbres pour l'affranchissement du courrier dans les hôtels étaient fournis par l'Administration des Postes Egyptiennes. On a rencontré des initiatives identiques en Autriche, en Hongrie, en France et aux Etats-Unis.

C'est le 1er novembre l89l que furent ouverts les deux premiers de ces bureaux postaux: l'un au Shepheards Hôtel, l'autre au Continental Hôtel, tous deux situés au Caire.

Jusqu'en mai 1903, la plupart de ces bureaux postaux n'étaient ouverts que durant la saison hivernale soit du 1er octobre à fin mai de l'année suivante. Mais dès 1904 plusieurs établissements du Caire, pour répondre au développement régulier du tourisme sur toute l’année, décidèrent d’assurer leur service sans interruption.

En haute Egypte la date de fermeture était maintenue aux environs du 15 avril, date du début des très fortes chaleurs peu propices au tourisme.

Quant aux hôtels d'Alexandrie qui au contraire des autres ouvraient durant la saison d'été en même temps que le déplacement estival annuel de la Cour et du Gouvernement dans la banlieue fraîche d'Alexandrie, le fonctionnement de leurs bureaux postaux s'étendait généralement du 20 avril au 20 octobre.

Ces services ont fonctionné très régulièrement jusqu’à la fin de la seconde Guerre Mondiale. Au-delà, la classe sociale et la fortune des touristes ont sensiblement baissé au point que presque tous les bureaux postaux spéciaux des hôtels d'Egypte on dû être fermés par mesure d'économie. De plus les évènements liés à la période nationaliste égyptienne en 1952 ont entraîné progressivement une autre approche du fonctionnement des grands hôtels dont la plupart ont souffert de ces évènements.

Ces bureaux ont utilisés divers timbres à date libellés en anglais avec langue arabe, soit au milieu du texte soit dans la partie inférieure du cercle; vers 1935 la langue arabe a été disposée exclusivement dans la moitié supérieure, laissant le texte anglais dans 1a partie inférieure, mais cet usage avait commencé à être adopté dès 1926. 

On trouve des cachets avec l’indication du nom de l’hôtel disposée de manière circulaire en partie haute du cachet et au dessous la mention «Cairo» (Le Caire) en texte horizontal. Il existe aussi le cas exactement inverse.

La bande centrale, réservée à la date peut avoir des largeurs différentes.

Bien d’autres détails différentient les nombreux timbres à dates utilisés par les bureaux de poste dédiés à ces établissements.


AU CAIRE

 

1 Shepheard's Hôtel :

Le plus ancien et le plus célèbre des hôtels d'Egypte. Créé en 1843 par Samuel Shepheard sous le nom de Nouvel Hôtel Britannique puis d'Hôtel Britannique Shepheard, il resta jusqu'en 1861 entre les mains de son fondateur. En 1891 son nouveau propriétaire le démolit entièrement et le reconstruisit en cinq mois; depuis il a été agrandi trois fois (fig. 1), il l'aurait été une quatrième s'il n'avait été détruit par le feu le 26 janvier 1952 lors des émeutes nationalistes survenues à l’occasion de la prise du pouvoir par Nasser.

Fig-1-CP-Shepheard-hotel-Le-Caire_rec.jpg

Figure 1 - L'Hôtel Shepheard's au Caire vers 1930.

Il a été reconstruit dans un style très moderne sur les rives du Nil, à côté de I'Hôtel Sémiramis, et a été inaugure le 20juillet 1957 A cette occasion l'Administration des Postes égyptiennes a émis un timbre commémoratif. Un cachet et une enveloppe premier jour ont été également mis en circulation (fig. 2).

Fig-2-FDC-Shepheards-House-1957.jpg  Fig-2bis-cachet-FDC-1957.jpg

Figure 2 - Inauguration de l'Hôtel reconstruit en 1957.

Le bureau de poste spécial a ouvert le 1er novembre 1891 et a disparu le 26 janvier 1952 lors de l'incendie de l'hôtel.

Il a utilisé de nombreux timbres à date différents successivement ou simultanément (fig. 3, 4, 5, 5bis, 6 et 7).

Dans la nouvelle construction il n'y a pas de bureau de poste spécial mais le concierge affranchit le courrier qui lui est remis au moyen d'une machine à affranchir au nom de cet établissement.

Fig 3 EP Shepheards hotel 1896Figure 3 - Entier postal de 1896 pour l'Allemagne.

Fig-4ter-TAD-hotel-Shepheards-1903_rec.jpgFigure 4 - Entier postal de 1903.

Fig-4-TAD-Bande-pour-journaux-1899_rec.jpg  Fig-4bis-TAD-hotel-Shepheards-1902_rec.jpg

Bande de journaux de 1899 

Sheapheards-Hotel-cachet-rare-1_rec-flou.jpgFigure 5 - Cachet "horaire" sur carte postale de 1907.

Fig-5-cachet-rare-de-1907.jpg

Figure 5 - Cachet "horaire"

Fig-6-TAD-hotel-Shepheards-lettre-de-1926_rec-flou.jpg

Figure 6 - Carte à entête de 1926.

Fig-5bis-TAD-hotel-Shepheards-1912.jpgTAD 1912.Fig-7-TAD-hotel-Shepheards-1939_rec.jpg

Figure 7 - Enveloppe à entête de l'Hôtel de 1939.

TAD 1941 CensureFigure 8 - lettre pour les USA de 1941 avec marque censure.

 

2 Continental Hôtel :

Le second plus ancien hôtel du Caire puisqu'il remonte à 1885 lorsqu'il se dénommait «New Hotel». Par la suite il s'est successivement appelé Grand Continental Hôtel vers 1900 (fig 9), Continental Hôtel vers 1908/1909 et enfin Continental Savoy vers le milieu des années vingt.

Considérablement endommagé le 26 janvier 1952 lors des émeutes du Caire, il a été rapidement restauré pour l'automne de la même année.

Le bureau postal spécial a été ouvert le 1er novembre 1891. Provisoirement fermé le 26 janvier 1952, et rouvert vraisemblablement en octobre 1952; 1l a dû fermer peu de temps après.

Quatre cachets différents ont été utilisés, tenant compte notamment des changements du nom de l’établissement (fig 10, 11, 12 et 13).

Fig-8-Le-Grand-Continental-Hotel_rec.jpg

Figure 9 - Le Grand Continental Hôtel vers 1900.

 

Fig-11-TAD-Continental-Hotel-1909_rec.jpg

Fig-9-TAD-Grand-Continental-hotel-Le-Caire-sur-lettre-de-1.jpgFigure 10 - Lettre pour l'Allemagne de 1901.

Fig-10-TAD-Grand-Continental-hotel-Le-Caire-1907-2eme-mod.jpgFigure 11 - Carte postale de 1907 pour l'Angleterre.

Fig-11bis-TAD-Continental--Le-Caire-30-X-20_rec.jpgFigure 12 - Carte à rntête de l'Hôtel de 1920.

Fig-12-TAD-Continental-Savoy-hotel-Le-Caire-1929_rec.jpgFigure 13 - Lettre à entête du "Continental Savoy" de 1909.

A suivre ...

Article réalisé à partir d’une étude présentée par Jean-Pierre Achikian du Club philatélique de Vevey (Suisse) paru dans la revue Rhône Philatélie de décembre 2009 et de sources tirées de la revue de la Société philatélique d’Egypte: L'ORIENT PHILATELIQUE.

Je lui adresse tous mes remerciements.

Références : La philatélie Française n°s 510 et 512.

Jean Grillot

 

APN - JG

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:03

Dans le numéro 98 du «Lien philatélique» nous avons présenté des documents relatifs à l’inauguration de la Route des Tamarins sur l’île de la Réunion le 23 juin 2009. Dans cet article, nous regrettions qu’un timbre n’ait pas été émis pour ce projet exceptionnel.


Dans les mois qui ont suivi, notre vœu a été exaucé : en effet, à l’occasion de l’émission d’une nouvelle série de collectors sur les Régions Françaises, le 12 juin 2010, la Réunion a retenu un ouvrage de la route des Tamarins pour illustrer l’un des 10 timbres contenu dans ce collector. Il s’agit du pont des Trois Bassins, ouvrage en béton précontraint bénéficiant de la technique spéciale dite «précontrainte adossée» et d’une longueur est de 375 m.


Satisfaction, mais un regret quand même : dans le texte accompagnant le collector, le nom de l’ouvrage représenté sur le timbre n’est pas cité, pas plus que la moindre information sur son aspect technique original. Sans commentaires, en quelque sorte !!!


Fig-1-Collector-Reunion-2010.jpg

Fig-2-TP-Collector-Pont-des-3-bassins-2010_rec.jpg

Fig-3-Collector-Reunion-2010--texte.jpg

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 09:14

Le 23 juin 2009, à La Réunion, a été ouverte à la circulation la route des Tamarins.

trace-de-la-route.jpg

Cette voie express étire sur 33,7 km ses 2 x 2 voies (excepté une section de  2x3 voies de 6 Km) à mi-hauteur des pentes ouest de l'île volcanique. Comprenant 20 ouvrages d'art, dont quatre viaducs exceptionnels, 23 ouvrages d'art non courants, un tunnel et deux tranchées couvertes, ce chantier restera dans les annales de l'île comme l'un de ses plus complexes et importants projets. Sa fonction principale est de désengorger la RN 1 qui traverse de nombreuses agglomérations de l’Ouest entre Saint-Paul et Saint Louis.


Les concepteurs et constructeurs ont, dans ce projet, pu laisser s'exprimer leur inventivité. Car les conditions étaient pour le moins extraordinaires: plus de cent ravines souvent abruptes et profondes (jusqu'à 170 m pour La Grande Ravine), à la géologie volcanique peu favorable, à franchir par autant d'ouvrages d'art. Des écosystèmes variés et exotiques à protéger tout au long du chantier. Sans parler du risque de cyclonique à anticiper prendre en compte pour le  dimensionnement des ouvrages. On le comprend aisément:  la grande majorité des acteurs du chantier n'avait jamais travaillé dans un tel environnement. Après des retards au démarrage, l'opération bat réellement son plein à partir de mi-2005. Des dizaines de chantiers se déroulent alors simultanément sur tout le linéaire : terrassements, fondations, construction de piles et de tabliers, le site n'est plus qu'une immense fourmilière où s'activent les engins et plus de 1500 travailleurs.


Les embouteillages légendaires, qui mettent Saint-Louis à 1h30 de Saint-Paul aux heures de pointe ne sont plus qu'un mauvais souvenir. En absorbant un trafic de 60000 véhicules par jour à l'ouverture sur la partie 2 x 3 voies, et de 30000 à 40000 sur la partie 2 x 2, ce tronçon permettra d'effectuer ce même parcours en trente minutes ! Un rapprochement temporel du Nord - poumon économique de La Réunion - et du Sud, favorable au développement de tout l'ouest de l'île.


Après ce chantier exceptionnel, on attend sur place avec impatience le démarrage d'un projet qui sera probablement au moins aussi extraordinaire que la route des Tamarins, celui du tram- train, évalué à 1,6 milliard d'euros pour 40 Kilomètres, dont le début des travaux est prévu pour début 2010.


Ce tram-train ne suffira cependant pas à résorber tous les problèmes de déplacements de ce DOM en très rapide progression démographique et dont le taux de motorisation explose. Au Nord de la route des Tamarin restera en effet à financer une nouvelle route du Littoral entre Saint-Denis et Saint-Paul en lieu et place de l’actuelle, soumise à des éboulements aussi nuisants que parfois meurtriers. Prévue à l’horizon de 2018, cette nouvelle infrastructure sera en partie réalisée sur digue et viaducs sur l’Océan, complétée par des tunnels.


Côté philatélique, un projet exceptionnel aurait mérité l’émission d’un timbre. Il n’en a rien été, et c’est dans une certaine discrétion, du moins en métropole que l’inauguration de cette route s’est déroulée le 23 juin 2009.


Deux oblitérations temporaires permettront de garder le souvenir de ce grand évènement réunionnais. Elles représentent deux des ouvrages les plus spectaculaires :

  • le pont des Trois Bassins, qui contrairement aux apparences n’est pas un ouvrage à haubans, mais un pont en béton dont la précontrainte bénéficie d’une technique spéciale dite « précontrainte adossée ». Sa longueur est de 375 m. (figures 1 et 2)
  • le pont de la Ravine Fontaine, arc en acier de 170 m de portée.(Fig. 3)

Fig-1-PAP-Ravine-Fontaine-1.jpg

figures 1

Fig-2-PAP-Ravine-Fontaine-2.jpg

figures 2

Fig-3-PAP-Pont-des-3-bassins.jpg

figures 3


Ces cachets ont été apposés sur une série de cinq PAP, éditée pour l’occasion. Ils représentent, outre les deux ouvrages précités 

  • le pont à béquille de la Grande Ravine, d’une longueur de 170 m avec une travée centrale de 140 m. Cet ouvrage achevé le 6 mai 2009 a reçu un prix de l’ingénierie en 2009, remis par un jury présidé par Claude Martinand Vice-président du Conseil Général de l’environnement et du Développement Durable (ex Conseil Général des Ponts et Chaussée). (figures 4)
  • le viaduc du Bernica  (plus couramment appelé viaduc de Saint Paul) : c’est le plus important ouvrage de cette route avec une longueur de 756 m, sa forme en S, et sa pente longitudinale de 6 %. Il a fallu plus de trois années pour le construire. (figures 5)

Fig-4-PAP-Grande-Ravine_rec.jpg

figures 4

Fig-5-PAP-Viaduc-du-Bernica_rec.jpg

figures 5

 

On peut regretter que les cachets aient été portés à côté du timbre, accentuant l’affichage du «souvenir postal».


Il était remis par ailleurs aux invités un carnet de 27 cartes postales, édité par  la Région, illustrées de photos de l’ouvrage commentées par des approches variées sur le thème «La route des Tamarins exposée». (figures 6 et 7)

Fig-6-La-Route-des-Tamarins--exposee-les-27-CP.jpg

Fig-6bis-CP-Route-des-Tamarins-abyssale.jpg

Fig-6ter-CP-Route-des-Tamarins-digestive.jpg

Fig-6quater-CP-Route-des-Tamarins-panoramique.jpg Figures 6


Ces cartes étaient revêtues au verso d’une oblitération du bureau temporaire (figure 7).  On peut regretter qu’elles n’aient pas été préaffranchies sous forme de PAP, ce qui aurait accru leur intérêt philatélique.

Fig-7-Route-des-Tamarins-verso-avec-BT_rec.jpg

Fig-8-CP-Route-des-Tamarins-cachet-dateur-St-Paul_rec.jpg Figures 7


Le cachet ordinaire de La Poste du 23 juin à Saint Paul n’est pas dénué d’intérêt sur ces cartes (figure 8, cachet dateur St Paul).

 

Cachet-23-juin-2009.jpg

 Figures 8


Quant à savoir combien ont voyagé, cela restera sans doute un mystère !

APN - Août 2010

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 16:51

Il n’est pas rare de lire dans la presse philatélique divers articles relatifs aux carnets de timbres Français.


Le développement de leur cotation dans le catalogue Yvert et Tellier traduit l’intérêt des collectionneurs pour ce type de produits philatéliques centenaire, le premier carnet Français ayant été émis en 1906.


Mais il est moins souvent donné de découvrir des carnets venant de pays étrangers, dont certains sont anciens et rares.


Voici un échantillon de carnets rares des colonies britanniques :


Carnet 1

Carnets 1 : Australie 1915 et 1930

 

Carnet-2-bis.jpg

Carnet 2 : Ceylan/Sri Lanka, 1936

 

Carnet-3.jpg

Carnet 3 : Ceylan/Sri Lanka 1932


Carnet-4-version2.jpg

Carnet 4 : Barbade 1938

 

Carnet-5.jpg

Carnet 5 : Barbade 1916

 

Carnet-6.jpg

Carnet 6 : Pitcairn 1940

 

Carnet-7.jpg

Carnet 7 : Kenya, Ouganda, Tanganyka, 1912

 

Carnet-8.jpg

 

Carnet 8 : Nigéria, 1924

 

Carnet-9.jpg

Carnet 9 : Hong Kong 1912

 

 

Carnet-10_2.jpg

 

Carnet 10 : Etats Indiens Barwani, 1945

 

Carnet-11_2.jpg

Carnet 11 : Etats Indiens Barwani, 1944

 

Carnet-12_2.jpg

Carnet 12 : Fidji, 1914

 

Carnet-13_2.jpg

Carnet 13 : Nouvelle Zélande, 1902

 

Carnet-14_2-copie-1.jpg

Carnet 14 : Terre Neuve, 1932

 

Carnets 15 à 23 : Grande Bretagne entre 1920 et 1940

Carnet-15_2.jpgCarnet-16_2.jpg 

Carnet-17_2.jpg Carnet-18_2.jpg

Carnet-19_2.jpg Carnet-20_2.jpg

Carnet-21_2.jpg Carnet-22_2.jpg

Carnet-23_2.jpg

APN - Août 2010



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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 16:34

A Nanterre comme dans de nombreuses villes Françaises diverses émissions philatéliques sont apparues dans la période qui suivit la Libération pendant le deuxième semestre 1944.

Ces émissions consistant en la surcharge des timbres au type « Pétain » en vigueur à ce moment là, n’ont que rarement été reconnues comme officielles par La Poste compte tenu des circonstances pas toujours clairement établies de leurs mises en service, notamment auprès du public.

De nombreuses études ne parviennent pas toujours à déterminer l’exacte vérité, et on se reportera à minima au classement figurant dans le catalogue Yvert et Tellier. Mais seuls le livre, de Jacques Lion, malheureusement introuvable, et le catalogue Mayer font référence chez les amateurs de cette thématique, qui se regroupent au sein de l’association des collectionneurs des timbres de la Libération ( http://actl.forumgratuit.fr/).

Nanterre n’échappa à cette situation. La Libération de la ville est symbolisée par la reddition du fort du Mont Valérien et les opérations menées du côté de Bougival et Saint Germain le 26 août après divers combats engagés depuis le 22.

Le 27 août 1944, soit le lendemain, le M.L.N., section de Nanterre décide de surcharger d’une Croix de Lorraine, des lettres RF et du millésime 1944 les timbres aux types Pétain et Mercure que cet organisme utilisera pour son courrier. Cette décision fait suite au refus du Receveur de La Poste de mettre en vente au guichet des timbres ainsi surchargés.

 

Lib-1.jpg Lib-2-cor.jpg Lib-3-cor.jpg

Les quantités de timbres surchargés furent les suivantes :

 

1) Surcharge noire :                              2) Surcharge rouge :

0,50 Mercure : 200                               4fr Typo Pétain : 10

0,50 Pétain : 50                                    4fr Gravé Pétain : 10

0,60 Pétain : 60                                    4,50fr Gravé Pétain : 10

0,70 Pétain : 300                                  5fr Gravé Pétain : 10

0,80 Pétain : 300

1 fr Pétain : 100

1,20 Pétain : 150

1,50 Pétain : 500

2fr Pétain : 50

3fr Pétain : 50

4,50 Pétain : 50

5fr Pétain : 20

1,50 + 3,50 Pétain : 25

2fr + 3fr Pétain : 25

4fr + 6fr Pétain : 25

Voici quelques timbres oblitérés de la poste principale ou du bureau du Plateau et surtout une lettre entière portant le tampon « M.L.N. » du 16 octobre 1944.

 

Lib-4.jpg Lib-5.jpg Lib-6.jpg

Lib-7.jpg Lib-8.jpg

Lib-9.jpg

Lib-10-Lettre-Liberation-1944.jpg

 

D’après les études réalisées par Michel Nicol membre del’APN.

APN 2010

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 13:17

Ce billet écrit «à chaud» n’a pas la prétention de présenter une analyse technique sur les conditions de fabrication actuelle de nos timbres.


Il expose un simple constat : la qualité «technique» des timbres n’est pas la même pour toutes les émissions.


Pour s’en rendre compte, il suffit d’être amené à utiliser des timbres issus des différentes catégories résultant du classement de la «Charte de la Philatélie». Et, si l’on met de côté les Mariannes d’usage courant, on s’attardera sur la comparaison entre les timbres du programme philatélique dénommés « timbres commémoratifs » et ceux « d’écriture » dont le programme est essentiellement composé de timbres autocollants présentés en carnets.


Les premiers sont très délicats à découper, particulièrement lorsqu’ils sont émis en blocs feuillets, et il faut toute la patience du philatéliste attentif à leur intégrité pour réussir à détacher un timbre d’un bloc sans déchirer une dent ou plus, y compris quelquefois un morceau du timbre. Il en est de même lorsque les timbres ont des formes «atypiques» : formes circulaire, ondulée, de cœur, le « must » étant atteint par les blocs «jardins de France» et leurs TP embossés. Très récemment ; le BF Astérix s’illustre avec le menhir d’Obélix et l’os d’Idéfix.


Les exemples ci-contre illustrent ces difficultés : sur une lettre recommandée revêtue des six timbres du bloc «poupées» émis à l’automne 2009, seuls deux d’entre eux échappent au mauvais découpage, ruinant ainsi la qualité de ce document parfaitement postal par ailleurs.


Quant au second document, il montre que seuls trois timbres sur huit extraits de deux blocs «capitales européennes» ont survécu intacts à l’épreuve du découpage pour un usage sur une lettre «lourde».


Nous nous limiterons à ces deux documents suffisamment parlant, pour éviter d’exposer trop d’exemples attristants.


Par contre, il est tout à fait exceptionnel de rencontrer un TP autocollant issu de carnet «martyrisé» : ces TP se détachent bien de leur support, ce qui, ajouté à leur caractère autocollant leur assure un franc succès : usage rapide, propre pour un résultat de qualité.


Il n’est donc pas surprenant de constater que les «boutiques» de La Poste aménagées dans les bureaux proposent prioritairement les carnets autocollants de préférence aux timbres en feuilles ou blocs. Et ils sont manifestement les timbres les plus utilisés par nos concitoyens après la Marianne rouge.


Ce constat renforce la tendance déjà observée : les timbres «commémoratifs» sont de plus en plus achetés et utilisés par les seuls philatélistes, le grand public se tournant vers les timbres «d’écriture».


On peut en tirer deux conclusions :

  • L’une pessimiste : les timbres commémoratifs seront
    à ranger de plus en plus au rang de «vignettes» collectionnées
    mais sans réel usage postal.
  • L’autre «optimiste» : la collection de timbres oblitérés, en particulier
    «sur lettre» redevient un véritable sujet de recherches philatéliques.

A chacun de choisir !


Poupées avec flêches

Timbres Avec flêches

APN - 2010

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 11:20

Les timbres avec  d’innombrables variétés

 

Les méthodes, souvent artisanales, d’impression ont produit quantités de variétés de tout ordre.

 

De plus, avec le problème d’approvisionnement en papier des imprimeries locales, les timbres ont été imprimés sur toutes sortes de papier, de teintes différentes, avec ou sans filigrane, vergé ou non, avec des épaisseurs variant de 0,10mm à 0,24mm !


Arzamas

 

Arzamas :

Émission de 1886-1890

 

 

Poste de zemstvos : les timbres

 

 

  • Les zemstvos ont émis près de 1700 timbres (ou 3000 si l’on tient compte des réimpressions)!

 

  • Certains dans un but spéculatif, on retrouve dans les livres de comptes des zemstvos, les bénéfices appréciables (et appréciés) de la vente des timbres aux collectionneurs.

 

  • Ils ont été très collectionnés jusque vers 1917.

 

  • La collection repart en Russie, avec l’édition d’un nouveau catalogue en Russie (mais uniquement en Russe)

 

Tableau

  • Les tirages sont la plupart du temps inconnus. Certains timbres, comme les premiers de Lokhvitsa ou Rjev, l’ont été à moins de 400 exemplaires, voir 100 (une feuille!).

 

  • Dans les années postérieures, les tirages sont montés jusqu’à 100 000 exemplaires.   

 

Le déclin

 

  • En 1917, il n’en restait plus que 40.
  • 1918.jpg  

      1918_2.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Timbres de 1918 des postes locales de Perm et Bielozersk (le mot ouezd remplace zemstvo)


    1918_3.jpg

     

    Timbre émis en 1918 par le Soviet de Luga, pour sa poste locale

     

     

    Quelle valeur ?

     

    Vers 1930, Schmidt, un collectionneur russo-allemand constitua un catalogue: il dénombra environ 500 timbres rares ou très rares, dont 250 existant à moins de 20 exemplaires, (sur les 3.000 timbres types).

     

    Actuellement, le marché est surtout américain. Le prix minimal est de 10$, la moyenne est autour de  40$, mais beaucoup cotent au delà des 100$. Quant aux plus rares, c’est une question d’offre et de demande.

     

    Quand au marché russe, difficile d’en avoir une idée; de plus la Russiesoumet à autorisation l’exportation des pièces culturelles d’avant 1950, dont les timbres font partie.

     

    Quand aux lettres, rien en dessous de 100€, une lettre avec oblitération mixte se négocie autour de 250€.

     

    C’est une collection qui a vu ses prix exploser depuis une dizaine d’année, ce qui correspond au regain d’intérêt des Russes pour leurs timbres et à l’augmentation de leur pouvoir d’achat.

    zemstvo d’Alexandria de 1883

     

    Une rareté : timbre du zemstvo d’Alexandria de 1883, avec la surcharge violette (portée à la main)
    indiquant la faciale inversée.

    Proposé à 10 000$ dans la vente Raritan (USA) en octobre 2009.

     

     

    Les entiers

     

    Les entiers ont toujours eu la préférence des Russes. Les zemstvos en ont émis quelques uns. On remarquera que le «timbre pré-imprimé» est situé ailleurs qu’en haut à droite, pour éviter la confusion avec les entiers impériaux.

     

    Les-entiers-1.jpg

 

Les-entiers-2.jpg

 

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 10:53

Les thèmes

 

 

  • Les blasons des villes ou de la région.

Pskov 2       im 3 russie

         Pskov                     Tiraspol

 

  •  Des monuments

3 timbres Soroki et Poltava

Soroki et Poltava

  •  Des animaux locaux

 

Oie  ours  Loup  Biche

                Oie Nolinsk             Ours - Oust Syssolsk   Loup Verkhotour   Biche Starobyelsk

 

  •  Des évènements historiques ayant eu lieu dans le district
    (Borodino pour le district de Krasny)

 

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