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Présentation

  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 19:29

Plusieurs fois annoncé puis reporté durant l’automne 2008, le service français de fabrication de timbres en ligne est réellement devenu opérationnel le 5 février 2009, après une tentative le 8 janvier suivie de semaines d’indisponibilité du site . Depuis, chacun peut utiliser son propre ordinateur pour émettre un authentique timbre-poste valant affranchissement de son courrier selon le tarif en vigueur. Pour ce faire, point n’est besoin d’un logiciel spécifique. Il suffit d’une machine suffisamment puissante dotée des fonctionnalités nécessaires ainsi que d’une connexion Internet.


La vignette imprimée comporte plusieurs parties, inséparables.


Décryptage :

im 1

De gauche à droite :


- Un code à barre 2D, en fait une Data Matrix contenant
  les informations codées informatiquement et nécessaires au contrôle,

- Un code alphanumérique pour un éventuel contrôle manuel,

  au cas où la Data Matrix serait illisible,

- La mention France en majuscule,

- Le logo La Poste,

- Au dessus : le montant d’affranchissement,

- En dessous : une date de validité,

- A droite : un visuel à choisir par le client sur la base
  des propositions de La Poste.


Le service est accessible 24 heures/24, 7 jours/7. L’un des slogans de la campagne publicitaire de lancement n’a il pas été «Affranchissez vous du Bureau de Poste» ?

Une fois établie la connexion avec le site https://www.montimbrenligne.laposte.fr, l’utilisateur se voit proposer une page-écran et une procédure en plusieurs étapes, dont quatre principales :

 im 2


 

 - Première étape : d’abord « personnaliser » sa vignette.


En l’état actuel des choses, le choix n’est possible qu’entre 200 illustrations relevant des 10 thèmes du menu + un visuel spécial changé chaque semaine. Impossible donc de personnaliser avec un motif à soi. Il faudra y revenir plus loin.

Pour les collectionneurs thématistes, cette offre nouvelle est néanmoins intéressante. D’une part, il s’agit de « vrais » timbres vendus par La Poste sur tout le territoire national. En exposition F.I.P., ils sont parfaitement présentables, tout comme le sont les Empreintes de Machines à Affranchir (EMA) et les timbres  issus de distributeurs (LISA), auxquels ils s’apparentent du point de vue philatélique. D’autre part, certains thèmes (faune, flore, musique …) sont bien représentés. Enfin, il paraît fort probable que les illustrations proposées seront appelées à évoluer.

Les visuels peuvent être imprimés en couleur ou en noir et blanc.


im 3 recadrée    im 4 recadrée

  

   L’étape suivante est celle du choix des caractéristiques,

avec 3 possibilités :


- Impression en planches d’étiquettes (plusieurs tailles possibles), 

- Impression sur enveloppe ( 4 tailles),

- Impression sur bloc-roulette DYMO.


im 5 recadrée Timbre en ligne au thème Musique sur étiquette autocollante 6,3*3,4 cm

 

A l’étape du paiement de l’affranchissement, les points remarquables sont :

 

- La possibilité d’affranchir tout courrier de 20 à 3000 g.,

- L’application de la grille tarifaire du courrier prioritaire.


Exemples :

im 6Tarif de la lettre du premier échelon de poids


im 7Lettre pour la France au 3ème échelon de poids

       

  - Le choix de n’importe quelle destination, au départ de la France
   (Métropole et Outre-Mer)

  - L’absence de TVA, ce qui différencie le service de celui offert,
   par exemple en Allemagne avec PlusBrief-Individuell taxé à 19 %.


 

(PLUSBRIEF-INDIVIDUELL : PERSONNALISATION D’ENVELOPPES A L’ALLEMANDE)

 

Ce timbre électronique ne comporte pas de surcoût. Ceci le distingue également de certains services étrangers. Pour La Poste -et ce point de vue nous paraît fondé -  MonTimbrenLigne - doit être considéré comme un timbre-poste à part entière. La publicité insiste d’ailleurs sur le fait qu’un courrier ainsi affranchi peut être jeté dans n’importe quelle boîte aux lettres (sic !)

Sauf que chacune des vignettes imprimées comporte la mention « Valable jusqu’au jj.mm.aaaa » alors que les T-P issus de l’ITVF sont à usage illimité jusqu’à démonétisation. La date indiquée sur les MTeL correspond à 60 jours comptés du jour d’impression. Sur le site de La Poste,  des « raisons de sécurité » sont invoquées pour justifier cette limitation de la durée de validité.


Cependant des philatélistes spécialistes de l’automatisation du courrier (D. Stephan dans son blog, Y.Nouazé dans celui de C. Jamet) donnent à penser que cet argument masquerait une difficulté technique : la limitation de lecture de certaines  machines oblitératrices, elle même  liée à leur capacité mémoire trop faible. Celle-ci ne serait simplement pas suffisante pour prendre en compte une  date limite de plus de 60 jours. En outre, il semblerait que seules les TOSHIBA MTP (Machines de Tri Préparatoires) de dernière génération soient capables de reconnaître le code 2D des MonTimbrenLigne(s). En revanche, les TOSHIBA TSC 1000, mises en service en 2006, n’arriveraient ni à lire ce fameux Data Matrix Code, ni non plus le code alphanumérique.


Ceci expliquant peut-être cela ?


im 8 recadréeCourrier affranchi avec un timbre en ligne au thème cyclisme sur étiquette 9,8*3,4

non oblitéré mais circulé (barres d’indexation sur l’enveloppe) et distribué au destinataire


Ou encore cela ?


im_9.jpg Timbre en ligne au tarif prioritaire imprimé sur l’enveloppe 22*11

mais traité comme non-prioritaire par une oblitératrice TOSHIBA TSC 1000


Et sans nul doute cela aussi :

im 10 1Montimbrenligne au motif violon, non reconnu par deux machines de tri.

Résultat : lettre taxée au destinataire !!!


N’étant pas expert en la matière, ne sachant ni l’importance relative de chaque type de machine à oblitérer dans le parc de La Poste, ni leurs performances, nous en resteront provisoirement là avec ces remarques. Non sans observer à travers l’exemple du timbre au thème musique ci-dessus que d’évidents progrès restent à faire par La Poste avant que l’on puisse voir ses différentes entités  accorder leurs violons !

Merci en tout cas à qui éclairera notre lanterne  et nous précisera aussi comment se comportent les machines oblitératrices NEOPOST face à ces nouvelles créations. En effet, les équipements de ce modèle ne semblent pas mieux reconnaître correctement MonTimbrenLigne, comme il ressort du même exemple :

im 10 recadréeTimbre en ligne valable jusqu’au 13 09 2009 oblitéré deux fois au Centre 39289A le 15 07 09

  Non reconnu par la Toshiba : « Timbre non conforme » (marque par jet d’encre noire)

Non reconnu par la Neopost « Affranchissement non réglementaire A TAXER » (couleur bleue)


Ce que paraît confirmer cette autre marque d’annulation d’un MTeL :

 im 12Timbre en ligne découpé sans la date de validité et recollé
sur enveloppe Oblitération par machine Néopost à vagues pleines

Courrier arrivé à destination malgré l’insuffisance tarifaire et l’absence de date

(Tarif de la Lettre Prioritaire 0,56 depuis le 1er mars 2009) 

L’étape terminale reste celle de l’impression de la vignette
sur le support de son choix .

- Avant l’édition définitive, il est conseillé de tirer un timbre «spécimen» :

im 13

  Son utilisation pour le courrier est évidemment interdite.

- Pour l’impression du visuel, quatre formats sont possibles, deux en paysage, deux en portrait, plus ou moins larges selon le nombre de chiffres de la faciale (3 ou 4).


im 8 

Pour le collectionneur désirant exposer ses trouvailles, par exemple en section thématique, ces différences de format des visuels combinées aux différences de support, de mode d’impression et de niveau de tarification sont riches de développements possibles dans le cadre de ce qui pourra alors constituer une véritable « étude philatélique ». Sans compter tous les commentaires possibles sur les modes d’oblitération et les  matériels utilisés pour annuler les vignettes.


Avant de conclure, quelques dernières remarques sur cette nouvelle offre, globalement intéressante, tant pour le client de MTeL  que pour le collectionneur.


La production d’un «MonTimbrenLigne» parait en définitive assez simple. Ce qui l’est moins, c’est la circulation des courriers ainsi affranchis à travers la chaîne d’acheminement et leur passage devant le module « oblitération » de certains équipements, pourtant récemment installés. Celui-ci donne encore lieu à des nombreuses anomalies, qui parfois pénalisent l’usager lorsque le destinataire doit s’acquitter d’une taxe pour insuffisance d’affranchissement. Mais en même temps, les dysfonctionnements au stade de l’oblitération pourrons donner lieu à la production de pièces philatéliquement très intéressantes, telles celles présentées ci-dessus.


En outre, la sécurisation absolue ne semble pas garantie totalement, peut-être pour les mêmes raisons. N’a t’on pas vu apparaître sur Internet des plis ayant circulés mais comportant des vignettes totalement « personnalisées », notamment avec des « timbres courants arrangés » ?


Comme par exemple celui-ci :


im_9_1-copie-1.jpgFaux timbre en ligne oblitéré 6 jours après la première ouverture du site

Non reconnu par la machine TOSHIBA qui a traité la lettre comme un ECOPLI

(absence de la mention Lettre Prioritaire)


En l’état actuel des choses, cette personnalisation intégrale, théoriquement impossible, est formellement interdite. Ce qui la distingue également de l’offre allemande «Plussbrief - Individuell» dont les vignettes avec le Data Matrix Code sont ressemblantes mais procèdent davantage de l’offre   «MonTimbreàMoi» ou «IDTimbre».


Les affranchissements français fabriqués à domicile par ordinateur et totalement personnalisés -hors les 200 figurines proposées-  sont  donc nécessairement des faux résultants de manipulations informatiques.


S’agissant des Mariannes et autres timbres issus du programme officiel arrêté par le Ministre, il est d’ailleurs précisé dans les « Questions-Réponses » du site de La Poste qu’il s’agit de modèles déposés, à ce titre non reproductibles en dehors de leur attribution à l’ITVF.


Pour l’Opérateur postal , les pertes de recette consécutives à la fraude ne devraient pas être trop importantes, étant donné le caractère marginal de l’usage du timbre en ligne. Pour l’instant. Sans doute inférieures aux coûts de mise au point des moyens de contrôle. En sera t’il toujours ainsi ? L’avenir le dira. A La Poste de se défendre. Les textes réprimant les contrefaçons de valeurs fiduciaires existent. Il n’ y a qu’à les appliquer, ne serait ce que pour faire respecter la crédibilité du système.


Terminons par une anecdote amusante :

  im 10

Au sein de l’entreprise Poste «MonTimbrenLigne» a été développé et lancé, non pas par Phil@poste, ex-Service Philatélique de la Poste (SPP), mais par la Direction du Courrier. Ce choix d’organisation est logique et s’explique facilement par la nécessité d’articuler le plus étroitement possible la production de timbres par ordinateurs personnels à celle des autres éléments de la chaîne du courrier électronique (nouvelles machines de tri, de reconnaissance et d’oblitération). Fallait il pour autant que la dite Direction méconnaisse la philatélie et les philatélistes au point de ne pas savoir orthographier correctement le «programme philatélique officiel», rebaptisé "philathèlique" sur son site ? On vous le disait plus haut : cette grande maison a encore des progrès à faire dans la coordination interne …


                                            Michel Krempper APN 92 Juillet 2009
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 16:57

Depuis l’origine du timbre-poste, la Poste lutte contre les falsifications et les reproductions non-autorisées. Le timbre n’est il pas d’abord et avant tout une valeur fiduciaire,  assimilable à la monnaie ? Sinon,  pourquoi parlerait-on  de démonétisation pour qualifier les opérations visant à annuler la valeur faciale  des émissions ?


Dans le  but de lutter contre les faussaires, l’Opérateur historique a fait adopter par le législateur des textes répressifs inspirés par la chasse aux faux-monnayeurs. Modernisés et adaptés, ces textes sont toujours en vigueur.

 


LIVRE IV : Des crimes et délits contre la nation, l'État et la paix publique.

TITRE IV : Des atteintes à la confiance publique.

CHAPITRE III : De la falsification des titres ou autres valeurs fiduciaires émises par l'autorité publique. 
Article 443-1 modifié par Loi n°2007-1544 du 29 octobre 2007 art. 41 JORF 30 octobre 2007

Sont punis de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende la contrefaçon ou la falsification des timbres-poste ou autres valeurs fiduciaires postales, ainsi que des timbres émis par l'administration des finances, la vente, le transport, la distribution ou l'usage de ces timbres ou valeurs contrefaisants ou falsifiés.

Article 443-3 modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Sont punis d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende, la fabrication, la vente, le transport ou la distribution de tous objets, imprimés ou formules qui présentent, avec les titres ou autres valeurs fiduciaires émises par l'État, les collectivités locales, les établissements publics ou les exploitants publics prévus par la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et des télécommunications, une ressemblance de nature à faciliter l'acceptation desdits objets, imprimés ou formules au lieu et place des valeurs imitées.



Alors, que penser  de cette enveloppe ? Expédiée le 14 août 2008 par la Poste de Céret (66401) à certains de ses correspondants, elle leur destinait un courrier de promotion du 12ème et dernier Bloc « Portraits de Région – la France à vivre » émis  le 6 septembre 2008. Avec un carton d’invitation pour la vente Premier Jour organisée en Mairie. Invitation signée de Madame la Directrice d’établissement Grand Public ; d’où notre titre. 


L’un des timbres du Bloc, « les espadrilles », chères aux Catalans, illustre l’enveloppe. De prime abord, deux choses attirent l’attention. 1°/ le timbre est imprimé sur la partie gauche de l’enveloppe 2°/ une flamme d’oblitération bleue frappée au code ROC 13409A marque ce timbre à la verticale avec la date du 20 août 2008.

im 1

De toute évidence, cette enveloppe n’est pas un Prêt à Poster fabriqué selon les règles du genre. Alors de quoi s’agit-il ? Serions-nous en présence d’une émission-pirate assurée par un échelon local de La Poste au mépris de lois et règlements interdisant la reproduction et l’usage contre-fait de valeurs fiduciaires ?


Rassurons-nous. Il n’en est rien. Certes, Madame la postière de Céret eut été plus avisée à ne pas reproduire tel quel le timbre « les espadrilles » pour éviter toute confusion. Cette vignette imprimée n’est cependant qu’un simili-timbre à usage purement décoratif, malgré la présence d’une faciale et malgré l’oblitération. Elle n’a aucune fonction postale. C’est ce qu’enseigne un décryptage complet de l’enveloppe.


En effet, notre document comporte sur la partie opposée, à droite, 5 barres horizontales et les 4 lettres FRAR.  De quoi s’agit-il ?


Ces barres horizontales ne sont rien moins qu’un code-barre et correspondent en l’occurrence au  Facing Identification Code (F.I.M.), conformément à la norme européenne CEN TC 331.


En vertu de ce code F.I.M.  4 lettres identifient l’enveloppe :

  • Les deux premières le pays, donc ici FR pour France
  • La troisième l’opérateur postal, ici A pour La Poste (comme s’il devait y avoir un jour B,C ou D !
  • La quatrième (toujours une consonne) le type de produit :

 im 2


Avec ce code :

  • FRAB = lettre prioritaire pré-payée
  • FRAC = lettre non-prioritaire pré-payée
  • FRAD = lettre affranchie avec une EMA tpMAC déposée dans une boîte
  • FRAF = ? rare
  • FRAR = enveloppe de service de La Poste en régime prioritaire
  • FRAS = lettre syndicale (jamais vu)

Ci dessous un exemple de codification FRAD associée à une Empreinte de Machine à Affranchir (EMA) de très petite MAC :


im 3 2 

 

Et ci-après enveloppe codée FRAF, code rarement vu :

im 4Oblitération présentée par Luc Guillard dans les Feuilles Marcophiles 332 du 1er trimestre 2008

 

Cette incursion dans le monde des codes F.I.M. nous éclaire donc  sur le statut philatélique de l’enveloppe adressée par Madame la Directrice de l’Etablissement Grand Public de Céret : il ne s’agit  de rien d’autre que d’une enveloppe de service repiquée, reconnaissable comme telle par les lettres FRAR et le code-barre correspondant. En l’absence de barres phosphorescentes pour permettre  à ce courrier de suivre de façon automatique le circuit des lettres prioritaires, La Poste utilise occasionnellement des enveloppes ainsi codées ; le logo encerclé « lettre prioritaire » étant superfétatoire et ne servant qu’aux opérations manuelles.

Alors pourquoi la flamme d’oblitération sur le simili-timbre ? L’explication est simple : le courrier a circulé normalement une première fois, avant d’être, à tort, retourné à son expéditeur, soi-disant pour cause de NPAI. Puis il s’est vu réexpédié à la même adresse une seconde fois, après passage (totalement inutile) dans la machine à oblitérer du Centre ROC 13409A. Sans doute  en raison d’une confusion avec un « vrai » timbre imprimé de la part de l’agent du tri.  Pour enfin arriver à son destinataire.


Notre postière de Céret peut donc dormir tranquille : nulle contre-façon dans l’impression de ses enveloppes d’invitation … Mais une pratique jugée suffisamment équivoque pour avoir, depuis, conduit  à son interdiction administrative, s’agissant d’un « timbre d’Etat » issu du Programme arrêté par le Ministre. A l’avenir, les échelons locaux devront  se consoler avec un Timbramoi ou un IDTimbre. A moins que les services centraux de La Poste  ne se décident à mettre à leur disposition  les PAPs de service à la marque « Invitation » utilisées durant des années d’abord par le S.P.P.  puis par Phil@poste  pour les manifestations Premier Jour organisées à Paris. On reviendra sur ces enveloppes dans un autre billet.                                               

Merci par avance à qui nous communiquera des exemples d’enveloppes codées FRAB, FRAC et surtout FRAF et FRAS. Ecrire à l’Amicale.

 MK APN 92 Juillet 2009

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 19:37

C’est depuis le 20 février 2008 qu’en Allemagne, chacun peut fabriquer ses enveloppes pré-timbrées personnelles. Pour ce faire, il lui suffit de se rendre par Internet sur le site ouvert à cette fin par la Deutsche Post et de suivre la procédure, qui commence par le choix du visuel destiné à l’impression du timbre.


Ce service porte le nom de « PlusBrief-Individuell » pour les enveloppes, « PlusKarte-individuell » pour les entiers. Les marques « Plusbrief » et « Pluskarte » existaient antérieurement mais ne concernaient que les enveloppes et autres cartes pré-timbrées « officielles », l’équivalent de nos « prêt-à-poster » français. Ces entiers n’offraient pas d’autres possibilités d’adaptation qu’un repiquage. La nouveauté réside donc dans la possibilité de personnalisation de la figurine postale avec l’image de son choix.


D’emblée, le  service a connu un succès et une notoriété inattendus par ses promoteurs, suite à une publicité dont la filiale du Groupe Deutsche Post DHL se seraient bien passée. En effet, un groupe néo-nazi a immédiatement profité de l’offre pour lancer des enveloppes avec un timbre à l’effigie de Rudolf Hess, ex-dauphin d’Hitler condamné à la prison à vie  au procès de Nuremberg et découvert pendu dans la forteresse de Spandau en 1987, conduisant la presse mondiale à parler du nouveau produit. Face au scandale, la poste allemande a du prendre des mesures pour mieux surveiller le choix des visuels mais entre-temps « Plusbrief-Individuell était bel et bien lancé.


Im 1
L’enveloppe que nous présentons ci-dessus prêtera moins à polémique. Elle émane d’une association allemande de philatélistes de 12 pays regroupant une soixantaine de membres intéressés par les ouvrages d’art. Il s’agit du « Motivgruppe IngenieurBauten e.V. » rattaché à la Fédération allemande de Philatélie par le biais de l’Union des Groupes de travail philatéliques. C’est pour célébrer son 25ème anniversaire que ce « Plusbrief-individuell » a été demandé à la Deutsche Post.

Elle illustre la particularité du service offert en Allemagne par rapport à MonTimbrenLigne français. Si le client allemand peut choisir son visuel dans une banque d’image proposée par l’Opérateur postal pour fabriquer chez lui son enveloppe sur son ordinateur personnel, il peut aussi proposer une image. Simplement, dans ce cas, il lui faudra confier à la Deutsche Post la production de sa (ou ses) enveloppe(s) et attendre (une semaine) la livraison.

En d’autres termes, l’offre allemande est en quelque sorte un « mix » entre le timbre en ligne et le timbre personnalisé à la française MonTimbraMoi et IDTimbre.


Im 2

La vignette postale comporte la mention Deutsche Post, son logo le cor de poste, le Data Matrix Code et la faciale : en l’occurrence 55 centimes d’euro, tarif de la lettre simple au régime intérieur pour le premier échelon de poids. Le site Internet du produit est également indiqué : www.plusbrief-individuell.de


Notons que toute une gamme y est proposée : le client peut choisir entre différents formats d’enveloppes, différents types de papier, différents niveaux tarifaires en fonction de la catégorie de poids. Il choisi aussi les quantités : de 20 minimum à 10000 maximum. En fonction de la quantité commandée, il se voit appliquer un barème dégressif : de 1,06 à 0,14 euros, avec une TVA à 19%.

Le visuel retenu par le MGIB représente deux ouvrages reliant l’Ile de Rügen dans la Baltique et Stralsund sur le continent.

L’un est un pont à hauban livré en janvier 2007, d’une portée de 583 mètres avec des mats hauts de 128 mètres  pour une hauteur totale de 198 mètres. L’autre, à l’arrière-plan, est un pont-levant, à bascule unique réalisé en 1937 pour le passage des trains.

Im 3

Ces ouvrages présentent en fait un intérêt autant sentimental que technique. Rügen est en effet une destination très prisée en Allemagne, en dépit de sa situation septentrionale : l’île compte une magnifique  réserve d’oiseaux,  une des plus importantes et des plus belles d’Europe.


Le MotivGruppe IngenieurBauten n’est pas inconnu chez nous. Des collectionneurs français en sont membres. De plus, l’association participe occasionnellement à des manifestations en France .


Ainsi, en 2003 à l’occasion de la Fête du Timbre et de l’Exposition Départementale organisée dans ce cadre à Nanterre par l’Amicale Philatélique de Nanterre (APN 92), différentes collections européennes consacrées aux ponts avaient été présentées au public. Le Président du Groupe allemand, le Dr. Claus Wentz, Dipl.Ing. avait  fait le voyage, pour acheminer et présenter les recherches de membres allemands de son association.
Nanterre CW 000 0058
Pour ce qui restera une des plus importantes exposition philatélique et thématique consacrée aux ponts ces dernières années en France,  une dizaine de présentations thématiques et maximaphiles de niveau international  avaient été rassemblées comme celle des français Jean Grillot et Michel Krempper ou celle du néérlandais Ed Van Raan, tous deux du MGIB également (ci-dessous).
Nanterre EvR 000 0059

Une participation dont devaient  remercier le MGIB Messieurs Paul Sitzia, aujourd’hui Président d’honneur de l’APN 92, à l’époque Président actif, et Jean Grillot, à l’époque secrétaire de l’Amicale depuis appelé à lui succéder comme président.


Paul Jean

Michel kremper - Juillet 2009

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