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  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois à 10h. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • APN92
  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
apn92@free.fr

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 18:25

L’enveloppe que nous présentons ici est, d’évidence, originaire d’Outre-manche : l’affranchissement porte la marque « U K » (Royaume-Uni) et la vignette est illustrée du profil de la reine.


 

Fig-1.jpg

 

Sa ressemblance avec les timbres britanniques d’usage courant au type Machin est manifeste :

 

Fig-2_1.jpg Fig-2_2-copie-1.jpg Fig-2_3.jpg

 

Mais il y a aussi de notables différences.


D’abord, cet affranchissement, fabriqué au Bureau de Poste sur support autocollant, est nettement plus grand que les timbres courants. Il mesure 59x65mm [2.3x2.6"].


De plus, alors que le timbre courant ne comporte pas la mention du pays – en dérogation autorisée aux règles de l’UPU  § 2.3 de l'article RE 306 du Règlement d'exécution de la Convention de Beijing de 1999 prévoyant que  « les indications du pays et du lieu d'origine doivent figurer en caractères latins. » -, l’affranchissement porte, lui, la mention « ROYAL MAIL / POSTAGE PAID UK  » (Poste royale / Affranchissement RU).


D’autre part, il frappe par sa couleur dorée ainsi que par les découpages de sécurité qui rendent impossibles le décollage - donc le réemploi -, sous peine de le transformer en charpie. L’inscription ROYAL MAIL apparait en outre sur le fond, répétée en toutes petites lettres sur des lignes ondulées.


Enfin, le texte sur 5 lignes comporte plusieurs indications de service écrites en noir :


·        sur la première du haut, une lettre majuscule « A », haute de 13 mm, abréviation de la catégorie tarifaire « Airmail » (par avion, pour l’international), qui la distingue des autres régimes d’affranchissement (voir ci-après),

·        puis sur deux lignes « ROYAL MAIL / POSTAGE PAID UK » ci-dessus évoquées,

·        puis  successivement : la date au format jj-mm-aa, le montant acquitté en £ et le code postal, ici « SO32 » pour  Southampton, Hampshire, England,

·        sur la dernière du bas un n° de série et le n° de machine du bureau.


La dénomination philatélique de ce genre de vignette est « Gold Horizon Label » : « gold » pour la couleur or, « label » qui signifie littéralement : étiquette. « Horizon » est le nom du développeur de leur système d’exploitation - machine et logiciels - pour le compte de la Royal Mail. Mais le papier imprimé est issu de chez  De La Rue, fabricant de papier et imprimeur  réputé pour la réalisation de billets de banque et de timbres -poste de nombreux pays.  Suite au rachat, en 1997, du concurrent Harrison & Sons, De La Rue a repris les contrats de production de la série d'usage courant au type Machin. Quant au texte des indications de service, il est issu d’imprimantes EPSON associées aux machines de bureau.


Les premières sont apparues le lundi 8 juin 1999 [[i]]. Un seul bureau de poste en a fait l’essai: celui de Camden High Street à Londres, NW1. On ne les rencontre  qu’avec la mention « SD », abréviation de « Special Delivery ». Le tarif  SD est celui des lettres circulant au régime intérieur pour lesquelles Royal Mail garanti une livraison le lendemain avant 13 heures dans 99% du Royaume-Uni.


Fig-3.jpg

 

Par la suite, les étiquettes dorées se sont répandues en Angleterre au fur et à mesure de l’équipement des bureaux. En 2010, elles sont arrivées au Pays de Galles. Sur les lettres du régime intérieur, on trouve aussi parfois « 1LG/2LG »  pour les « 1st/2nd class Large

 

Letter »  (Grande lettres de 1ère et 2ème classe) et « 1PK/2PK » sur les « 1st/2nd class Packet » (Paquet de 1ère et 2ème classe) et d’autres, plus rares.

 

Ces « Gold labels » sont venues remplacer des étiquettes blanches mises en service en 2002,  avec des indications imprimées semblables.


Fig-4.jpg  Fig 5

 

Sans entrer dans une étude détaillée qui n’aurait pas sa place ici, ajoutons que certaines de ces étiquettes comptent non pas 5 lignes mais 7. Elles sont produites au Pays de Galles et portent en clair deux lignes en gallois. Cette particularité se retrouve sur les étiquettes dorées. Ci-dessous une « Gold Horizon Label » non-dentelée.


Fig-6.jpgMK - APN juin 2011



[[i]] Dans son n° 1852 Juin 2011, page 7, l’Echo de la Timbrologie qui s’est intéressé au sujet dans le Courrier des lecteurs donne la date erronée du 8 juillet, sans doute suite à une confusion entre 8 Ju(ly) et 8 Ju(ne) lisible sur le cachet. Mais les FDC sont sans appel.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:08

Chacun sait que les EMA sont des affranchissements imprimés sur le courrier par des machines en compte dans un bureau de rattachement de La Poste qui en contrôle l’utilisation et comptabilise les sommes dues par le détenteur de l’appareil. Sur les plus modernes, ces opérations se font à distance, automatiquement. Que se passe t’il en cas d’incident quand l’impression (et sa comptabilisation) sont lancées ?


La réponse est apportée par cette étiquette autocollante émise par la machine en cas d’empreinte fautée, comptabilisée mais non imprimée.


Fig-1.jpg

 Etiquette « Incident d’impression » collée sur lettre.

 

Fig 2

Partie de l’étiquette collée au verso.

 

Première indication : le n° postal de la machine en compte à la Poste : on sait que celui-ci figure dans le cadre de valeur des EMA. Ici nous lisons MM 112653. La MM est une machine de la société SECAP groupe PITNEY BOWES (devenu PITNEY BOWES tout court en 2010) ; elle est apparue en 2008.

 

 Voici un exemplaire de l’empreinte non fautée ▼

Ema-non-fautee.jpg

Ci-dessous l’enveloppe sur laquelle l’EMA correcte a été frappée. Elle mentionne également
le Centre de rattachement de la machine MM 112653 qui est Nanterre CTC code Régate 929650.

Ema-2-non-fautee.jpg

Pour revenir à notre étiquette jaune « Incident d’Impression », on y trouve également la date de l’opération, un n° d’authentification, la position du compteur  plis ainsi que le code postal (en fait le code Régate utilisé en interne). Le montant d’affranchissement ressort en deuxième ligne : ici 0,52 euros, tarif consenti par l’opérateur à ce client pour une lettre de moins de 20 g.  0,01 euros en dessous du tarif « Grand public » du 1er juillet 2010.

 

Dans la poursuite du parcours postal de notre première lettre,  l’étiquette a fonctionné comme une preuve d’affranchissement évitant sa taxation au destinataire. Mais selon M. Laurent Bonnefoy, de l’Académie de Philatélie et membre de l’ACEMA ([i]) que nous avons interrogé, cet emploi ne serait pas réglementaire, cette « simili-empreinte » n’ayant pas vocation à être collée sur le courrier. A l'encontre de ce point de vue, on peut cependant observer que les machines délivrent des marques identiques directement imprimées sur l’enveloppe, comme dans l’exemple ci-après (signalé sur son Blog par Dominique Stephen que nous remercions à cette occasion pour nous avoir mis sur la piste).

 

Fig-3.jpg

Marque « Incident d’impression » imprimée directement sur lettre.

 

Ce genre d'empreinte est apparu il y a près de 5 ans et se rencontre sur tous les nouveaux modèles.


Il prend des dénominations différentes selon les concessionnaires et selon leur(s) modèle(s) mais le principe est le même. L’exemple ci-après montre une étiquette indiquant une « reprise d’affranchissement » qui a des fonctions équivalentes : lorsque, pour une raison ou pour une autre, une empreinte est "fautée" (marquage partiel ou absent, blocage de la machine au moment d'une impression, etc.), le dispositif interne peut néanmoins fonctionner, le compteur tourner et le montant correspondant, bien que non matérialisé sur le pli, se voir facturé à l'usager. Pour permettre à celui-ci de se faire déduire la somme de la facture mensuelle, le rapport édité par la machine permet de certifier l'incident. A condition d'être conservé par le locataire de la machine et de ne pas être collé sur le courrier.

 

Fig-4.jpg

Etiquette « Reprise d’affranchissement » visible sur le blog de Dominique S.


Michel Krempper APN 92 avril 2011 - corrigé 5 mai 2011

 


([i]) Association des Collectionneurs de Machines à Affranchir (ACEMA), chez son Président : M. Jean-Paul Fosse 55 Chaussée de L’Éperon 17400 St Jean d’Angely

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