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  • : Amicale Philatélique de Nanterre
  • Amicale Philatélique de Nanterre
  • : Les réunions sont ouvertes à tout philatéliste, même non adhérent, mais qui souhaite partager sa passion autour du timbre et de la lettre. Réunions 1ers et 3èmes dimanches de chaque mois à 10h. Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies à Nanterre. Adresse E-mail : apn92@free.fr
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  • Réunions de l'Amicale Philatélique de Nanterre - 1ers et 3èmes dimanches
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L'APN

L’association philatélique est le lieu privilégié pour partager sa passion, développer des échanges trouver la convivialité et l’amitié autour d’un loisir commun. Au-delà, elle permet de véhiculer l’information, de découvrir, d’échanger par l’intermédiaire de services structurés. L’association philatélique rompt l’isolement et intègre le collectionneur dans un groupe de contact.

Téléphone : 01 41 37 71 35 (Répondeur)
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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 12:20

Timbre-personnalise.jpg

Ce timbre est réalisé à l’occasion de la publication de la traduction française de la pièce de «théâtre à lire» La Couronne de montagne, poème dramatique de Pierre II Petrović Njegoš (1813-1851), prince et évêque du Monténégro.


L’illustration reproduit un tableau (huile sur bois contre-plaqué d’env. 50 cm de long sur env. 35 de haut) du peintre italo-monténégrin Pero (Pietro ou Piero, en italien) Poček, né dans la capitale Cetinje en 1878. Ami de la reine d’Italie, Elena (épouse de Victor-Emmanuel III et fille de Nicolas Ier, prince puis roi du Monténégro), il épouse en 1911 Umberta Griffini, filleule du roi d’Italie Umberto Ier, assassiné en 1900. Il acquiert la nationalité italienne en 1924 et meurt à Genzano di Roma en 1963. Il est notamment l’auteur d’une série de tableaux qui illustrent des scènes de La Couronne de montagne [Gorski vijenac], dont 37, de petites dimensions, se trouvent au Musée Biljarda de Cetinje et dont un autre, de grandes dimensions (5 mètres de long sur 3 mètres de haut, intitulé Gusle, collection privée), a obtenu le Grand Prix de l’Exposition de Rome en 1911.

Le tableau, intitulé Vijećanje o borbi (Discussion sur le combat), présente l’assemblée des chefs monténégrins tenue dans le cloître du monastère de Cetinje pour décider quelle action ils doivent entreprendre contres leurs «frères» turquisés, qui sont à leurs yeux au service de la puissance ottomane (Acte II, scène 1). Des symboles chrétiens et turcs y sont ainsi représentés, pour illustrer la pénétration de l’islam au cœur même du Monténégro orthodoxe. Sur le timbre, dans la partie inférieure du tableau, sont inscrits le nom de l’auteur et le titre de son drame en serbo-croate. Les inscriptions entourant le tableau se réfèrent à la récente édition de la traduction française par Antoine Sidoti et Christian Cheminade aux éditions Non Lieu.

C’est la première fois qu’une œuvre de ce peintre est reproduite sur un timbre en France. Cependant, ce tableau est reproduit (monochrome) sur le recto du timbre de 20 c. de la série émise en 1943 pour le Monténégro par l’occupant italien (Y&T n° 30). Dans la Yougoslavie de 1999, composée seulement de la Serbie et du Monténégro, un timbre est illustré avec un autoportrait de Poček (Y&T, poste d’usage courant n° 2776, dans le feuillet des personnages célèbres n° 2774-2781).

Pour en savoir plus : Antoine SIDOTI, L’utilisation du poète Njegoš du fascisme au titisme. Timbres-poste et propagande en Yougoslavie, Paris, Édilivre, « Coll. Universitaire », 2008, p. 45-50 pour la biographie du peintre et p. 77-148 pour l’analyse détaillée des illustrations (recto) et du texte (verso) des timbres-poste émis en 1943 (Y&T, Monténégro “Occupation italienne”, poste d’usage courant 28-37). Voir aussi les références contenues dans Pierre II Petrović NJEGOŠ, La Couronne de montagne…, Traduction, introduction et notes par Antoine Sidoti et Christian Cheminade, Paris, Non Lieu, 2010, p. 84-85 et dans les notes du texte de la pièce.

Pour renseignements, s’adresser à : Amicale Philatélique de Nanterre – Villa des Tourelles - 9, rue des Anciennes Mairies 92000 Nanterre. Joindre une enveloppe timbrée avec adresse du destinataire pour la réponse.

Rappel : L’éditeur a le plaisir d’offrir gracieusement un exemplaire du timbre personnalisé, conçu pour cette occasion, aux trente premiers philatélistes qui commanderaient directement l’ouvrage auprès de ses services. L’éditeur ne vend donc pas le timbre.

 

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 12:25

L’utilisation du poète NJEGOŠ du fascisme au titisme
Timbres-postes et propagande en Yougoslavie


2.-Njegos, A. Sidoti-1re de couverture-final


Le livre que publie Antoine Sidoti est un exemple original et exceptionnel des liens étroits qui peuvent parfois exister entre la Philatélie et l’Histoire.

 

Comment le timbre a-t-il été utilisé pour servir les destins d’un occupant ? Le point de départ de l’histoire est l’image du verso, cas philatélique unique.


Comment cette émission a-t-elle été utilisée par les occupants successifs pour conforter leurs pouvoirs, jusqu’aux années récentes ?


Comment tous ces évènements ont-ils produit des raretés philatéliques, dont bien peu d’entre nous soupçonne l’existence, alors qu’elles concernent un pays d’Europe à quelques encablures de la France, le Monténégro, pays qui a recouvré son indépendance le 3 juin 2006 et qui est destiné à devenir dans les prochaines années membre à part entière de l’Union Européenne ?Citons l’auteur dans son avant propos : «Disons pour conclure que nous avons voulu voir comment de “simples” timbres-postes sont utilisés comme outils de propagande, et montrer qu’en tant que tels ils sont bien matière à la recherche historique. Sans aller jusqu’à entreprendre une réflexion théorique sur l’imaginaire, la mémoire ou les usages du passé, nous pensons que notre récit constitue la première tentative importante d’une telle étude menée sur un exemple précis».


L’Italie de Mussolini avait bien fait la promesse de ne jamais toucher à l’intégrité du Monténégro. Cette clause secrète avait été signée lors du mariage du prince Victor-Emmanuel de Savoie avec la princesse Jelena [Elena] Petrović Njegoš, en 1896. Mais en avril 1941, l’Italie fasciste, avec la bienveillante acceptation de son allié, l’Allemagne nazie, occupe le pays avec la promesse de remettre sur le trône la dynastie Petrović Njegoš déchue en 1918 et de «libérer» les Monténégrins de l’«occupant» Serbe. Si le Statut annoncé par la «Déclaration du retour du royaume du Monténégro» du 12 juillet 1941 avait pu être promulgué, il aurait donné la mesure de la fausse indépendance promise !


La révolte éclate (dans la nuit du 12 au 13 juillet) contre le prétendu libérateur. C’est un Governatorato qui est finalement institué, sous l’autorité d’un général de l’armée italienne, Alessandro Pirzio Biroli. Par là-même, Victor-Emmanuel III devient roi du Monténégro, en contradiction avec ladite clause secrète.


Le 9 mai 1943, l’administration d’occupation italienne émet dix figurines postales «en l’honneur» de l’illustre ancêtre de la reine d’Italie, le prince-évêque et poète Pierre II Petrović Njegoš (1813-1851), dit Njegoš. Ce sont des timbres Monténégrins émis par l’Italie, mais rien ne le rappelle en apparence. Leur verso porte des inscriptions de textes en cyrillique tirés d’œuvres littéraires du poète tandis que leur recto porte l’inscription du nom «Monténégro» également en cyrillique et il est illustré avec des tableaux de Pero Poček (1878-1963), un artiste d’origine monténégrine, naturalisé italien, familier de la reine et époux d’une filleule du roi d’Italie Umberto 1er. Six figurines complémentaires sont émises conjointement pour la poste aérienne.


 L’analyse des unes et des autres révèle le fond historique et le message de mémoire dont elles sont chargées. C’est ce que s’attache à analyser très finement le livre d’Antoine Sidoti. Les liens de Pero Poček et de Njegoš avec la famille régnante italienne, le choix des tableaux représentés exaltant le patriotisme monténégrin, les extraits des poèmes de Njegoš imprimés au verso, jusqu’au choix des images des timbres de poste aérienne montrant des «paysages» majeurs du pays pour évoquer le passé et/ou affirmer la territorialité du Monténégro.


Paradoxe pourtant, cette série, voulue par le gouvernement fasciste Italien, flatte le patriotisme monténégrin et du même coup se retourne contre ses auteurs, considérés bien sûr comme des libérateurs par certains, mais qui ne sont pas moins à leurs yeux des occupants.


Les «libérateurs» Allemands (en 1943-1944) et le «mou-vement de Libération nationale» des partisans de Tito (en 1945) utilisent à leur tour, en les surchargeant, les mêmes timbres. C’est ici que l’on rencontre les plus grandes raretés. Pour les Allemands, trois surcharges assez «décalées» par rapport à la situation locale de l’époque : l’une d’une «Commission nationale administrative», l’autre pour l’«Assistance aux réfugiés», la troisième pour la Croix Rouge ; comportant toutes des valeurs faciales trop exagérées pour être honnêtes. Pour Tito, il s’agit de célébrer la libération et la reconnaissance de la «Yougoslavie fédérative démocratique», instituée au cours de la guerre de libération avant qu’elle ne soit remplacée par la République Fédérative Populaire de Yougoslavie, le 29 novembre 1945.


Dans la Yougoslavie de l’après-guerre, le pouvoir de Tito continue de vouloir «honorer» Njegoš et son œuvre : en détruisant la modeste chapelle funéraire voulue par l’intéressé sur le mont sacré monténégrin, le Lovćen, et en édifiant à sa place un mausolée digne du régime ; en instituant le «Prix Njegoš de littérature», une sorte de Prix Nobel yougoslave ; en faisant de l’intéressé un «précur-seur» et un champion de l’idéologie marxiste du pays !


Par-delà sa valeur philatélique, l’émission postale du 9 mai 1943 pour le Monténégro est un document historique exceptionnel, unique. L’analyse historique, picturale, littéraire, et philatélique d’Antoine Sidoti est totalement nouvelle. Rapportée à l’histoire passée, elle permet une lecture inhabituelle de lieux de mémoire des Monténégrins, qui n’ont jamais voulu accepter la domination ottomane ni par les armes, ni par la civilisation. Rapportée à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, elle montre un aspect remarquable de la démagogie de l’occupant, qui croit bien faire en flattant l’amour atavique des Monténégrins pour la liberté. En filigrane, nous entrons dans l’œuvre poétique et politique de Njegoš – les publications actuelles le concernant sont inexistantes –, et nous est dévoilée l’œuvre du peintre Pero Poček.


La Seconde Guerre mondiale terminée, l’exploitation démagogique de Njegoš se poursuit. Le pouvoir titiste n’a de cesse de «yougoslaviser» le poète et de « laïciser » le prince-évêque : puisque, comme nous l’avons déjà précisé, il va en faire le «précurseur» de sa propre lutte de Libération nationale «populaire» et «démocratique».

La présence de Njegoš continue de hanter la Yougoslavie post-titiste 45 ans plus tard : pour preuve l’émission «Europa 1998» qui reprend le même thème (les peintures de Pero Poček) et, enfin, après la disparition du nom même de Yougoslavie en 2003, l’État Serbie-Monténégro, avant l’indépendance de l’une et de l’autre en 2006.


Troisième volet du triptyque d’Antoine Sidoti  consacré à la Seconde Guerre mondiale dans les Balkans, L’Utilisation du poète Njegoš … complète
Le Monténégro et l’Italie … (Vol. Ier) et Partisans et Tchetniks ... (Vol. II).

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Published by Nanou - dans Nos écrivains
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 17:33

A.-SIDOTI.jpg  ANTOINE SIDOTI

 
L’UTILISATION DU POÈTE NJEGOŠ
 DU FASCISME AU TITISME 

2.-Njegos, A. Sidoti-1re de couverture-final
Malgré la promesse de l’«Italie libérale» de ne jamais toucher à l’intégrité du Monténégro (clause secrète signée lors du mariage du prince Victor-Emmanuel de Savoie avec la princesse Jelena [Elena] Petrović Njegoš, en 1896), l’«Italie fasciste» occupe le pays en avril 1941, avec la promesse de remettre sur le trône la dynastie Petrović Njegoš déchue en 1918. Si le «Statut» annoncé par la «Déclaration du retour du royaume du Monténégro» (le 12 juillet 1941) avait pu être promulgué, il aurait donné la mesure de la fausse indépendance promise ! Suite à l’éclatement de la révolte (dans la nuit du 12 au 13 juillet) contre le prétendu libérateur, c’est un Governatorato qui est finalement institué, sous l’autorité d’un général de l’armée italienne. Par là-même, Victor-Emmanuel III devient roi du Monténégro, en contradiction flagrante avec ladite clause secrète.

Le 9 mai 1943, l’administration d’occupation italienne émet dix figurines postales «en l’honneur» de l’illustre ancêtre de la reine d’Italie, le vladika (prince-évêque) et poète Pierre II Petrović Njegoš (1813-1851), dit Njegoš. Leur verso porte des inscriptions de textes tirés d’œuvres littéraires de ce dernier et leur recto est illustré avec des tableaux de Pero Poček (1878-1963, un artiste d’origine monténégrine, naturalisé italien, familier de la reine et époux d’une filleule du roi d’Italie Umberto I). Six autres figurines émises conjointement et qui montrent des «paysages» les complètent. L’analyse des unes et des autres révèle le fond historique et le message de mémoire dont elles sont chargées. Les «libérateurs» Allemands (en 1943-1944) et le mouvement de Libération nationale des partisans de Tito (en 1945) les utilisent à leur tour en les «surchargeant».


Dans la Yougoslavie de l’après-guerre, le pouvoir continue de vouloir «honorer» Njegoš et son œuvre : en détruisant la modeste chapelle funéraire voulue par l’intéressé sur le mont sacré monténégrin, le Lovćen, et en édifiant à sa place un mausolée digne du régime ; en instituant le «Prix Njegoš de littérature», une sorte de Prix Nobel yougoslave ; en faisant de l’intéressé un «précurseur» et un champion de l’idéologie marxiste du pays !

Intérêt

Nous constatons comment le présent du Monténégro, entre 1941 et 1943, s’inscrit dans la continuité et dans les «précautions» toutes relatives de l’histoire. La logique de l’évolution institutionnelle du pays est implacable. Inédit en France, le «Statut du royaume du Monténégro» promis par l’occupant est l’illustration de l’idée que le prétendu libérateur se fait de l’indépendance qu’il dit vouloir «offrir» aux Monténégrins.
 
Par-delà sa valeur philatélique, l’émission postale du 9 mai 1943 pour Monténégro est un document historique exceptionnel, unique. Notre analyse (historique, picturale, littéraire, philatélique, et in fine vexillologique) est totalement nouvelle. Rapportée à l’histoire passée, elle permet une lecture inhabituelle de lieux de mémoire des Monténégrins, qui ne veulent accepter la domination ottomane ni par les armes, ni par la civilisation. Rapportée à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, elle montre un aspect remarquable de la démagogie de l’occupant, qui croit bien faire en flattant l’amour atavique des Monténégrins pour la liberté. En filigrane, nous entrons dans l’œuvre poétique et politique de Njegoš (1813-1851) – les publications actuelles le concernant sont inexistantes et, quand des allusions existent elles sont soit utilisées à des fins partisanes soit incompréhensibles pour les non initiés –, et nous dévoilons au grand public l’œuvre du peintre Pero Poček (1878-1963).
 
La Seconde Guerre mondiale terminée, l’«actualisation (exploitation)» démagogique de Njegoš se poursuit. Le pouvoir titiste n’a de cesse de «yougoslaviser» le poète et de «laïciser» le prince-évêque. Il va jusqu’à en faire le «précurseur» de sa propre lutte de Libération nationale «populaire» et «démocratique».

 

 

L’ouvrage, publié par les éditions ÉDILIVRE À PARIS, coll. “Universitaire”, peut être commandé en librairie ou via Internet. Sur Internet, il est disponible sous forme de livre imprimé traditionnel (www.edilivre.com, ainsi que sur d’autres sites bien connus des internautes, tels Amazone.fr ; Alapage.fr ; Chapitre.com ; BNF, etc…) et sous forme téléchargeable (dans ce cas, à un prix inférieur, sur le site de la maison d’édition).


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